le blog de marie madeleine

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mercredi 3 février 2016

L'enquête

Je marche, je cherche, je m'arrête. Je monte, je sonne, j'attends, je demande, je bavarde, j'écris, je range, je classe, je descends, je sors. Je vais ailleurs, je grimpe, je frappe, j'entre, j'explique, je note, je pars. J'entre et sors, je marche et m'arrête, je parle, dis, redis, demande, espère et repars. Je regarde, guette, interroge. Que la Soiree soit douce, qu'il pleuve ou qu'il vente, chaque soir pendant trois heures, chaque samedi je distribue des codes d'accès ou des fiches en papier, je récupère et trie les données, chaque jour je questionne les voisins si personne ne répond. Je fais une enquête en somme puisque je participe au recensement de la population. C'est fatigant mais c'est un peu comme un jeu où je me prends pour Sherlock Holmes

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jeudi 28 janvier 2016

La plus grande

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Tu étais la plus grande, l'aînée, la seule enfant qui assista au mariage de mes parents, privilège qui me rendait à la fois admirative et un peu jalouse. Nous t'appelions Mi-France, c'était affectueux mais tu n'avais rien d'une mi-femme. Maman te citait en exemple, souvent, car tu ne te grisais pas d'idées folles, vivais religieusement et sainement et avais épousé un vrai bon chrétien, Joseph, avec qui tu as créé une grande et belle famille.

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Tu avais six ans de plus que moi et nous n'avions pas grand chose en commun toutes les deux mais tu étais ma grande cousine, celle qui était tout en haut des marches du perron pour la photo chez Bon Papa et Mamée alors que les "petits" n'étaient pas encore nés, et surtout tu as été la première demoiselle d'honneur de Maguy pour son mariage. Tu étais la première descendante, notre tête de liste en somme, et ça c'était admirable.

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Après toi Marie-France, il y eut François, Jean-Marc, Marie-Liesse, Marie-Madeleine (moi), Marie-Claire, Catherine, Dominique, Pierre, François, Marie-Noëlle, Patrick, Maurice, Jean-Louis, Marc, Loïc, l'autre François juste après la petite Françoise qui bébé, avait rejoint les anges selon nos parents, Emmanuel, Christophe, Marie-Joëlle, Matthieu, 21 cousins et cousines, souvent réunis par nos parents à Neuilly, Versailles, Sèvres, à Ryes puis à Valence. Entre Mathieu et toi il y a tout juste vingt ans -1940-1960-
Je suis triste car tu viens de rejoindre un autre monde et de retrouver tes parents, tes oncles et tantes, Dominique et Jean-Louis, nos cousins partis trop jeunes, ma chère Maly, ta soeur, et ton frère François, l'aîné des garçons. Avec ceux qui sont encore là, j'irai te dire adieu et dire à tes enfants et à ton mari que tu garderas toujours dans nos coeurs l'auréole de "Notre grande cousine".

dimanche 24 janvier 2016

Gratitude

Aujourd'hui est le dernier jour de mes 69 ans, demain je deviens septuagénaire, wouah, quelle affaire! Tristan me demandait tout à l'heure si ça me faisait quelque chose. Oui bien sûr! Comme toujours je suis contente de fêter mon anniversaire mais cette année, tout de même, pour la première fois j'ai conscience de vieillir et je suis fière d'être dejà arrivée jusque là.

001.jpg1946- Le plessier à Saint Aubin sous Erquery

Merci Papa et merci Maman pour ce beau cadeau qu'est la vie. C'est à vous que je dois d'être là, joyeuse et en forme le dernier jour de mes années sex. Merci de m'avoir offert ce patrimoine génétique qui m'a gardée en bonne santé malgré l'inflammation de mes articulations, merci de m'avoir offert une silhouette agréable, la peau fine et des cheveux résistants.
Désolée Maman, de t'avoir fait souffrir dés ma naissance et d'avoir provoqué une septicémie tellement grave que tu as dû rester trois mois allongée sans presque pouvoir me toucher. Je te remercie d'avoir lutté pour rester en vie et d'avoir bravé les médecins qui t'interdisaient d'enfanter à nouveau. Merci de m'avoir donné une sœur et deux frères. Il y a bien des moments où je me serais volontiers passée de ces trois là! Ils étaient "les petits" et ne me lâchaient pas d'une semelle mais grâce aux livres j'ai pu leur échapper parfois. A Ryes, vous saviez tous les deux que je me réfugiais au deuxième étage. Merci Papa d'avoir autorisé ma cachette sous ta table de radio-amateur. Lorsque tu t'y rendais en fin d'après midi ou le dimanche, tu m'évacuais gentiment et je m'installais sur le rebord de fenêtre du palier. Merci de t'être interposé lorsque "les autres" venaient me déranger. Merci Maman d'avoir protégé mes lectures en leur demandant de me laisser tranquille.

les4a.jpg 1957 ou 58, sans doute à Ryes

Désolée d'avoir râlé lorsque tu m'appelais pour passer à table ou participer au rangement de notre pièce à jouets. Pardon d'avoir piqué tant de colères! Désolée d'avoir été si rebelle et si préoccupée par les garçons dés l'âge de 8 ans que vous m'avez conduite jusqu'à Caen pour consulter un psychologue. Je me souviens des tests et de votre admiration pour moi lorsque vous avez reçu les résultats! Pardon de vous avoir causé tant de soucis lorsque je fus renvoyée de Jeanne d'Arc puis de l'Assomption, pardon d'avoir été si souvent convoquée au conseil de discipline du lycée. Pardon Maman de n'avoir pas baissé les yeux lorsque tu me reprenais, pardon d'avoir réagi violemment, de m'être isolée et sauvée trop souvent. Merci Papa d'être venu chaque fois à ma recherche alors que j'étais cachée dans les fossés persuadée qu'on ne m'aimait pas autant que les autres, merci de m'avoir rassurée. Désolée Maman d'avoir porté des jupes trop courtes à ton goût, d'avoir laissé mes cheveux longs et roulé mes cigarettes comme Papa. Désolée d'avoir fui la religion que tu aimais tant et qui fut un carcan pour moi, pardon de t'avoir effrayée parce que j'aimais tout ce qui était péché. Pardon d'avoir heurté vos convictions et d'avoir divorcé. Pardon de vous avoir causé beaucoup d'inquiétude tant j'étais différente de la jeune fille que vous aviez imaginée et peut-être rêvée. Marie-Claire heureusement a mieux su répondre à vos attentes. C'est ce que me rappela Jane récemment qui devint mon amie parce qu'elle aimait mes bêtises et mon insolence.

1968.jpg 1968- Ferme des Bordes, Valence en brie

Mais surtout j'ai envie de vous remercier tous les deux pour ce que je suis. Merci de m'avoir enseigné les bonnes manières et un vrai savoir-vivre, de m'avoir appris la tolérance et le respect des différences. Merci d'avoir été un modèle de parents attentifs et patients, de nous avoir permis de grandir sans tape ni fessée contrairement à beaucoup de nos amis. Merci Papa d'avoir compris mes colères et de les avoir calmées. Merci Maman de m'avoir appris à écrire, à coudre et tricoter, à dessiner, chanter, jouer...Merci de m'avoir donné le sens de la bienveillance et de la générosité, de l'honneteté, de l'harmonie et de l'élégance. Merci pour la force intérieure et pour cette belle énergie qui me permet de faire tout ce que j'aime. Par-dessus tout merci Papa et Maman de m'avoir transmis une profonde joie de vivre qui m'a aidée à franchir les difficultés et me permet de ressentir aujourd'hui, à la veille de mes 70 ans (frrr...ça fait tout de même bizarre ) une immense gratitude.

samedi 16 janvier 2016

Qui est-elle?

Qui est-ce? Qui est-elle? Lorsque je la croise je me demande ce qu'elle cherche, ce qu'elle manigance sous son grand manteau sombre comme la nuit . Il fait froid et pourtant du château à la mairie, du sud au nord, elle arpente les trottoirs. Le nez en l'air elle scrute les lumières et les volets ouverts, pousse les portes et rentre parfois dans les couloirs. Le plus souvent elle stationne devant les portes cochères après avoir tenté de les ouvrir. Je la vois intercepter ceux qui rentrent chez eux, leur parler avec conviction, sortir un papier, les observer alors qu'ils secouent la tête, ouvrent la porte et la referment juste devant elle comme pour l'empêcher de rentrer. Mais que fait-elle? À quoi joue-t-elle? On dirait qu'elle guette. La voilà qui interpelle le suivant, sourit, ouvre son sac et sort un grand cahier blanc, prend des notes, tapote le code et pénètre dans l'immeuble comme une invitée, avec le sourire. On dirait qu'elle a gagné!
L'avez vous croisée , vous qui marchez dans la ville? Peut-être avez-vous remarqué son manège, son regard inquisiteur. Vous, piéton de Vincennes, l'avez-vous reconnue? C'est la rôdeuse, un des agents recenseurs qui prépare sa nouvelle tournée.

tableauIZa__2_.jpgphoto prise dans un photomaton, incluse dans un tableau de mon amie IZa Zaro

samedi 9 janvier 2016

Préférences 2015

J'ai toujours été fascinée par le théâtre. Nous fûmes initiés par mes parents aux plaisirs du spectacle et de la scène. Adolescente je fus subjuguée par Phèdre au Français, invitée plusieurs fois par notre amie Helen Dessonnes dont le mari avait été doyen de la Comédie Française. Plus tard je suis allée plusieurs fois à Chaillot voir jouer mon oncle Jean, un des frères de Maman, qui était comédien au TNP dirigé par Jean Vilar puis par Georges Wilson. Pendant mes années d'études à la Sorbonne, j'ai fréquenté beaucoup de comédiens et c'est au théâtre Mouffetard lors de la création du farfelu Jesus-Fric Supercrack pour lequel j'avais fait tous les costumes, que j'ai rencontré celui qui fut mon mari pendant presque 20 ans. Nous avions en commun ce goût de la scène et d'ailleurs nous jouions partout!

Comarque.jpg 1972, avec Jean-Marie en Dordogne au château de Commarque qui était alors une ruine, scène ouverte à tous vents

Malheureusement les places de théâtre sont chères et lorsque j'ai quitté mon travail, j'ai renoncé à mes abonnements par souci d'économie. Toutefois, je suis gâtée par mes proches qui connaissent ce goût et m'invitent parfois à les accompagner ou m'offrent des places. C'est ainsi que je vais régulièrement voir des ballets contemporains ou des pièces de théâtre . En 2015 trois spectacles ont eu ma préférence dans tout ce que j'ai vu. S'ils passent du côté de chez vous,allez-y!

  • Des fleurs pour Algernon, chef-d’œuvre de Daniel Keyes adapté au théâtre que j'ai vu à Vincennes en janvier grâce à Eve. C'était re-mar-quable et j'ai compris pourquoi Grégory Gadebois a obtenu le Molière du meilleur comédien en 2013 et celui du meilleur comédien seul en scène l'année suivante
  • Le bizarre incident du chien pendant la nuit que je suis allée voir cet automne à la Cartoucherie sur les conseils de mon amie Sylvie, elle-même comédienne dans une troupe amateur et ressource en bons plans du côté des scènes parisiennes. Quelle audace et quelle prouesse d'acteurs dans ce sujet singulier et cette mise en scène qui décoiffe. Superbe!
  • Opus 14- La danse contemporaine étant aussi un de mes grands plaisirs, j'ai eu la chance d'être plusieurs fois invitée à Chaillot par mon grand ami Pablo. Cette année mon spectacle préféré fut la magnifique chorégraphie de Kader Attou. Que d'admiration et d'émotions lors de ce splendide ballet vu en décembre dernier!

Et vous? Qu'avez vous vu et aimé cette année? Si vous avez envie de savourer la belle langue française de Molière, courez voir avant le 31 janvier à Ivry sur scène, au théatre Antoine Vitez, Les femmes savantes dans l'atmosphère des années 60,

au moment où de nouvelles revendications féministes voient le jour. Quand des questions comme “ Qui fait la cuisine ? ”, “ Qui s’occupe des enfants ? ”, “ Qui a le temps de lire ? ” deviennent des questions politiques. Elisabeth Chailloux

lundi 4 janvier 2016

Voeux

Après quelques jours idylliques dans les Landes avec mon frère, ma belle-soeur et leurs amis où nous avons festoyé sans trop d'excès, chahuté comme des enfants,
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après avoir marché au bord du lac,
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longé la Leyre jusqu'à son delta,
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après avoir affronté le vent et la menace du ciel,
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respiré les embruns et admiré la lumière au bord de l'océan,
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je suis en pleine forme pour vous offrir mes meilleurs voeux
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mardi 29 décembre 2015

Nos chers Chicoufs

On les espère, on les attend, on se prépare, on fait des courses, on s'organise... Chic ils arrivent! On les accueille, on les cajole, on les emmène au théatre ou au cinéma, on les accompagne au bois, on les regarde tourner sur le manège et on se gèle au square. On joue les Père Noël, on prend les repas avec eux, on lit des histoires, on chante, on les câline, on les regarde dormir, on se couche tôt car on se réveille la nuit et on lève tôt. On se fatigue vite, on a envie de calme, on est patient puis on s'énerve un peu. Oh la la, c'est difficile et bruyant!
Pourtant, je me souviens bien, les miens au même âge, mes enfants étaient obéissants, se tenaient bien à table, rangeaient leurs jouets...mais surtout, j'avais 40 ans de moins!! Bon, c'est le dernier jour. Ouf!

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Voilà, la maison est calme, tellement calme, la chambre des enfants est vide, tellement vide....Dans quelques mois j'aurai oublié la fatigue et je les attendrai impatiemment. Demain je pars fêter le nouvel an dans les Landes. Bonne fin d'année à tous!

dimanche 20 décembre 2015

cinq jours

Je suis partie cinq jours. Avec leur autre grand-mère, j'ai gardé mes trois petits-enfants. Ce n'était pas de tout repos et je me rends compte que je suis devenue très fatigable. Ce qui est difficile à supporter ce sont les disputes et c'est toujours le cas quand il y a les trois car Odin a bien du mal à trouver sa place. C'est normal c'est celui du milieu, mais ce n'est pas facile à gérer car il voudrait tout faire comme sa grande sœur et tout avoir comme son petit frère. Nous n'étions pas trop de deux grands-mères avec les deux aînés contestataires. Par chance il a fait très beau et nous avons profité du grand air mais je préfère nettement les avoir à la maison.

Je suis revenue et me suis retrouvée comme nue, sans téléphone. Mercredi j'ai fait une animation clown pour les restos du cœur à Montreuil et mon portable a disparu. Malgré les prouesses d'Apple ils n'a pas pu être localisé lorsque je m'en suis aperçue. S'etait-il déjà envolé vers un autre contrée ? J'ai dû en racheter un mais grâce au Cloud j'ai récupéré mes adresses et mes données mais perdu les dernieres photos que je n'avais pas sauvegardées. Dommage car j'avais capté des lumières somptueuses et des couleurs subtiles dans le ciel !

Dans cinq jours c'est Noël! Mon grand plaisir c'est de garder mes petits-enfants chez moi car ils respectent mieux les règles que je leur donne et sont plus obéissants. L'idéal est de les recevoir un par un pour faire faire à chacun une activité spécifique. C'est ce que nous pouvons faire car les voilà avec leurs parents chez leurs autres grands-parents pour des vacances à Vincennes, Lelia la rebelle, Odin l'incertain, Zian l'ingénieux et Brune la gracieuse. Sitôt leur arrivée, je suis allée chercher les trois grands pour passer un moment au square. Après le voyage, ils avaient besoin de sauter, courir et grimper!
En attendant demain j'emmène Zian voir un spectacle du côté de la Bastille, mardi ce sera Odin vers Saint-Michel et mercredi Lelia au Lucernaire. Chacun son style, chacun son spectacle, puisque cette année c'est théâtre pour attendre le Père Noël. Bien sûr il y a le square, le bois, le parc floral, les manèges, les rues de Vincennes et leurs lumières ...

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mercredi 9 décembre 2015

Zian

"Bon anniversaire mon petit bonhomme! - je ne suis pas petit, je suis le grand frère de Brune!" C'est ce que m'a répondu Zian le 3 décembre, jour de ses quatre ans.
Il a raison, on ne cesse de lui dire que c'est un grand garçon, que l'année prochaine il ira chez les grands, et voilà qu'il a déjà quatre ans!
Le jour de son anniversaire il a soufflé ses bougies que sa maman avait disposées sur un magnifique gâteau-pirate, il a ouvert tous ses cadeaux. Je crois qu'il était content de ce que je lui avais envoyé, une luge et différentes bricoles avec un petit cadeau à offrir à chacun de ses frères et sœurs comme je fais chaque fois. Je suis que que le "pistolet à prouts" que lui ont offert ses parents eut un grand succès. Quelle amusante idée qui convient bien à ce petit garçon observateur, vif et taquin!

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J'ai hâte de le voir ce petit-fils devenu grand frère, j'ai hâte de voir la petite Brune que je n'ai pas vue depuis septembre qui aura 4 mois dans deux jours. Je suis contente de voir Odin l'apprenti rugbyman et d'entendre Lelia gratter sur sa guitare.
Demain je prends le train pour Thonon et vais retrouver toute la petite famille. Tristan et Camille s'envoleront pour un week-end tous les deux avec Brune, bien sûr, et je vais garder les trois grands avec leur autre grand-mère pendant quatre jours. À nous les réveils matinaux, les conduites à l'école, au rugby, à la danse et ailleurs pour un week-end montagnard qui ne sera pas inactif. Je suis contente, la météo annonce une tempérture clémente, pas de neige annoncée. Chic!car je n'aime plus conduire sous la neige depuis ce jour de novembre où j'ai passé le col de Terramont avant les chasse-neige, où j'ai mis une heure pour faire 10 km et où je suis resté bloquée juste avant d'arriver.

samedi 5 décembre 2015

visite

J'avais un papier à déchirer et je n'ai pas pu , je voulais éplucher ma pomme avant de la croquer, impossible! jeudi soir je devais aller à mon habituel d'écriture et j'ai du renoncer. Un ouvrage à terminer, un tas de repassage à vider, des T-shirts à plier, des chèques à rédiger, quelques paquets à emballer, un dessin à fignoler... J'ai dû différer car cela est bien difficile sans ma main droite. Je m'entraîne donc avec la main gauche. Comme celle d'un enfant mon écriture est hésitante, comme lorsque j'étais petite, je tremble en soulevant la bouilloire et risque de renverser mon bol en le portant à ma bouche. Décidément je suis adroite mais très malàgauche!
Pas besoin d'une bombe Célestine mais une main immobilisée et me voilà perdue. J'ai besoin des deux pour éplucher mes légumes, lacer mes chaussures, fermer mon soutien-gorge, pour tricoter, coudre ou dessiner, pour tenir un livre et tourner les pages....Essayez donc d'enfiler votre jean d'une seule main, de faire glisser la fermeture éclair de votre blouson sans tenir d'un côté pour tirer de l'autre!

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Heureusement j'ai des jambes, une voiture et une langue! Alors ce vendredi après avoir réussi l'exploit de tourner la clé pour démarrer ma voiture, j'ai embarqué une presque voisine blogueuse - je parle d'exploit car si vous essayez de démarrer de la main gauche alors que vous êtes droitière vous comprendrez - et nous sommes allées de l'autre côté de Paris pour déguster une soupe vraiment délicieuse et dévorer un "gâteau qui tue". Savez vous chez qui nous étions? Allez, c'est facile, c'est un couple mais pas un ménage, ni une relation, non, c'est une liaison de longue date, un mari et une femme. Elle a un nom de parfum et lui vous donne du " lectrices chéries "à tire-larigot. Ils se disent chamailleurs je dirais plutôt sympathiques et l'esprit aux aguets. Ils ont toujours quelque chose à dire, à nous dire ou à se dire, bon, ça m'évite de trop parler puisque je suis comme eux. J'aime bien leur complicité, et nous avons passé un excellent moment la dame-qui-vécut-les-mêmes-dimanches-que-moi, les amants-terribles et moi. Nous avons parlé -oh à peine moins longtemps que la première fois (cinq heures au bistrot) car il nous a fallu rentrer. Nous n'avions mis qu'1/2h pour l'aller mais il fallut 2h pour le retour!

mercredi 2 décembre 2015

Séjour normand

Quelques heures de route pour retrouver le ciel et le vent sur la côte normande. Marche sur la plage, vagues mousseuses sous les yeux et sable doré sous les pieds, bijoux, tricots, céramiques sur les marchés de Noël installés dans des fermes avec cidre et champagne à déguster, retrouvailles avec le tango et de charmants danseurs, et surtout que de paroles et d'idées échangées, de confidences et questionnements, beaucoup d'amitié partagée pour ces quelques jours en Normandie, entre Caen et les grandes plages du Calvados de mon enfance.

2015-11-28_12.30.10a.jpgvagues à Lion s/mer

Oui mais voilà je n'aurais pas dû craquer pour le fromage à la fin de chaque repas, je n'aurais pas dû croquer trop souvent dans le bon pain que Christine avait acheté! Je paie cher mes écarts alimentaires Et depuis deux jours ma main droite est inutilisable, pouce gonflé et articulation du poignet bloquée par une inflammation très douloureuse. On pourrait croire qu'il n'y a pas de rapport, que c'est un hasard peut-être? Une fois, deux, mais je vois bien que chaque fois que je bois du lait ou mange des produits laitiers plusieurs jours de suite, chaque fois que je mange de la farine de blé, les réactions ne tardent pas. Je souffre le jour de ne pouvoir rien faire avec ma main et la nuit je suis plusieurs fois réveillée par la douleur. Ce fut la même chose cet été après le séjour chez Tristan ou Franck et Eve avaient été impressionnés par l'état de ma main. Heureusement je n'ai pas de problème au pied et j'ai pu aujourd'hui randonner en forêt de Fontainebleau comme chaque mercredi! J'ai avalé quelques drogues et porté une orthèse pour immobiliser ma main et presque réussi pendant quelques heures à oublier la douleur en grimpant sur les rochers. Non, non, on ne m'y prendra plus, je préfère continuer à me priver de gluten, de fromage, yaourt et toute forme de laitage. J'ai bien trop mal! Heureusement que pour me nourrir il y a un monsieur Picard qui épluche les légumes à ma place et que pour écrire il y a Siri qui me permet de dicter les messages au lieu de les taper sur un clavier

2015-12-02_15.33.03.jpg entre les rochers, arbres déshabillés par l'hiver

vendredi 27 novembre 2015

facile!!

Je viens de changer mes draps avant de prendre la route pour la Normandie et depuis quelques mois ce n'est plus une corvée...

Notre première couette nous fut offerte en 1974, en cadeau e mariage. Nous l'avions repérée chez Habitat car c'était le seul endroit où nous pouvions en trouver sans aller dans les pays nordiques. Ikéa n'est arrivé en France qu'en 1981, l'année Mitterrand, et surtout l'année de naissance de ma fille et de ses deux cousines. Nous étions les seuls parmi nos amis à dormir sous une couette. Certains pensaient que c'était une drôle d'idée. Quel couchage douillet et confortable! Quelle facilité pour faire le lit! D'ailleurs l'utilisation de ce couchage s'est développée comme une traînée de poudre et l'usage de la couette est devenu banal. Par contre il me fallait de l'aide pour changer la housse. La retourner comme un coussin me faisait mal aux poignets. C'était la femme de ménage qui le faisait et lorsque je m'en suis passée pour des raisons économiques, quelques années après mon divorce, j'ai pris l'habitude de glisser mes bras au fond de la housse et d'y glisser la couette petit à petit sans la retourner. Même chose par la suite pour les couette des enfants qui les aimaient grandes et bien enveloppantes
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Un jour Tristan me voit changer la housse et me dit " Maman, Pourquoi ne fais-tu pas comme nous? tu mets la housse à l'envers et Hop! tu la retournes d'un geste " Oui mon fils, comme un coussin bien sûr, mais ni Camille ni toi n'avez mes poignets abîmés et mes épaules douloureuses! Voilà pourquoi je fais d'une autre façon, pas très commode je l'avoue mais sans douleur. Et voilà que grâce à Facebook, j'ai découvert une méthode qui me permet de changer la housse bien plus facilement. Regardez ici.
Ultra facile!! Que n'y ai-je pensé auparavant?

mardi 24 novembre 2015

Rayon de soleil

Je l'attendais comme d'habitude au train de 21h36, elle m'a prévenue que son train aurait sept minutes de retard. Devant la pharmacie, face à la Gare de Lyon, comme chaque fois qu'elle arrive, j'attendais dans ma voiture. Alors qu'un homme agressif par deux fois frappait au carreau pour me dire que j'étais mal garée et que je devais partir, j'ai entendu frapper sur la vitre de l'autre côté et j'ai vu son sourire, le même sourire malin qu'il y a 34 ans. Ouf! j'étais contente d'ouvrir la portière et d'embarquer ma fille dans ma petite voiture rouge à travers la nuit parisienne très humide de vendredi dernier.
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Eve est venue seule cette fois-ci pour retrouver ses amis et assister à la soirée des 10 ans de sa promotion prévue depuis longtemps. Nous avons bavardé le soir, le matin et pendant le déjeuner, comme chaque fois qu'elle vient, nous avons fait un peu de shopping dans Vincennes. Après les attentats, elle avait un peu peur de quitter le calme de Zurich pour venir à Paris et surtout de prendre le métro. Je l'ai donc accompagnée un peu partout, ce qui fait qu'en plus des matinées du week-end et du déjeuner du samedi, nous avons passé de grands moments ensemble.
C'est toujours un grand bonheur de passer du temps avec mes enfants et je suis toujours un peu triste lorsqu'ils repartent. C'était la même chose pour mes parents, et surtout pour Maman après la mort de Papa. Ainsi va la vie. Dans la tristesse de cet automne, tout au long du week-end, Eve fut mon rayon de soleil, un grand et chaud rayon de soleil

mercredi 18 novembre 2015

Nature

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Quand je regarde cette photo de mes petits enfants au plateau d'Ajon, quand je vois Lelia dessiner et Zian prêt à partir marcher, j'ai envie de grands espaces. Quand je suis allée faire une promenade digestive, avec mon frère et ma belle-sœur après le repas du dimanche, j'ai senti à quel point la nature est bienfaisante. Quand je randonne le mercredi, quand je me ressource dans la belle forêt de Fontainebleau, quand je me réveille le matin chez Muguette au son des cloches et que j'ouvre les volets, je respire à pleine vie. Ce sont des havres de paix.

dimanche 15 novembre 2015

Garder l'espoir

Ne pas céder à la haine qui fait le jeu de certains parleurs, ou certaines! Partout j'écris les mots de l'AB Pierre que je trouve merveilleux...

Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.

(Abbé Pierre)


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vendredi 13 novembre 2015

les unes et les autres

Avec ma cousine j'ai admiré les dahlias et les couleurs d'automne au Parc Floral, avec Jeanine, j'ai acheté des confitures de cédrat, d'arbouse et de châtaigne au salon Marjolaine, avec Brigitte j'ai cherché une boutique qui n'existait plus dans une banlieue où je ne vais plus jamais, avec Béatrice j'ai trouvé de jolis savons au lait d'ânesse et j'ai fait quelques emplettes, avec Françoise j'ai rencontré des artisans vincennois, avec Michèle j'ai appris la technique du Kokebana, avec Claudine, Joëlle et les autres, j'ai tricoté au café de la mairie à l'heure de l'apéro.

Ce week-end je vais chez mon frère et ma belle-sœur Brigitte pour tricoti tricota et bla bla bla... Parfois, je me sens un peu seule mais ce ne fut pas le cas. Oh la la! Quelle semaine j'ai passé là!
je peux mettre une photo maintenant que Mammilou a donné la réponse!
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Quand j'ai écrit ça je ne savais pas qu'au même moment le soir et la nuit verrait Paris en sang et en larmes. Quelle horreur!

mercredi 11 novembre 2015

Souvenirs

Tourné vers mes commencements, je m'aperçois qu'ils ne surnagent dans ma mémoire que sous forme de moments épars, comme dans un naufrage les agrès qu'on voit flotter encore à la surface de la mer, quand le bâtiment lui-même a coulé. Quelques souvenirs seulement, ça et là, que je n'ai pas choisis, qui ont émergé d'eux-mêmes, séparés les uns des autres par de grands intervalles ; mais pourquoi brillent-ils ainsi, et d'un éclat d'autant plus vif qu'une plus grande nuit les entoure ?

C.-F. Ramuz (Découverte du monde)

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J'ai été bouleversée la semaine dernière lorsque j'ai vu le film de Maïwen " Mon Roi". On m'avait dit que c'est un très beau film mais j'aurais pu ne pas le voir! Il m'a emportée 26 ans en arrière et j'ai été plongée dans la période la plus difficile de ma vie... Après les découvertes, les joies, les jeux et l'insouciance, après les enfants et les moments heureux, il n'y avait eu ni drogues ni addictions mais trahisons et humiliations, déceptions qui suivent un espoir insensé, bref! une souffrance immense. Je n'avais cassé alors ni jambe ni genou, mais le moteur de mon camping-car, deux fois de suite à un mois d'écart. J'ai ressenti un moment grâce au jeu sensible d'Emmanuelle Bercot, exactement ce que j'ai vécu au début des années 1980. Seuls ceux qui n'ont jamais soufferts dans leur couple peuvent dire que c'est excessif. Brrr!

Heureusement les années ont passé et après un long travail de pardon j'ai rangé dans ma mémoire tout ce qui est inutile. Oublié? Non bien sûr, mais j'ai classé comme des documents les souffrances d'antan, regardé les bons souvenirs et retrouvé la paix et la joie, la vraie joie profonde, sans illusion ni désillusion.

jeudi 5 novembre 2015

maille d'amour

Je tricote. Pour la naissance de Lelia, ma première petite-fille qui aime dire que c'est elle qui m'a faite grand-mère, j'ai repris pelotes et aiguilles abandonnées depuis presque vingt ans. J'ai cherché des modèles, des magasins de laine encore difficiles à trouver, et j'ai retrouvé les gestes oubliés. J'aime ça! j'ai ouvert un Tricot-thé, puis un Apéro-tricot avant de créer l'association Pauses.
Il y a celles qui apprennent, celles qui s'y remettent avec ardeur et celles qui, depuis leur enfance, n'ont jamais cesser le tricot. Certaines ne tricotent que le lundi, d'autres tricotent un peu chez elle et d'autres énormément. Quelques-unes font plusieurs ouvrages par semaine. Quant à moi, je ne tricote pas trop pour éviter que la douleur de mes mains ou de mon épaule ne se réveille. Lundi dernier, une tricoteuse généreuse récemment arrivée parmi nous -et sans doute la plus rapide de toutes - m'a gentiment proposé de faire une partie de mon ouvrage pour qu'il avance plus vite. J'ai refusé. "Mais pourquoi? - parce que c'est un cadeau que je fais moi-même - personne ne le saura! - si moi!" Pour moi, chaque ouvrage est un cadeau fait avec le cœur, alors bien sûr, pas question de le faire faire par quelqu'un d'autre. Chaque coup de ciseau, chaque point dans le tissu, chaque conception, chaque rang tricoté est un don du coeur. Chaque maille est une maille d'amour.
C'est pourquoi j'ai tricoté des bonnets pour les 3 "grands" et un cache-coeur tout doux pour Brune

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Lorsque Tristan m'a demandé un bonnet comme celui des garçons mais blanc, j'ai été heureuse de lui faire et de savoir qu'il le porte en sortant du spa où il va régulièrement.

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Eve avait envie d'une robe légère et simple dans le même tissu que le sac qui lui a servi tout l'été. Elle l'a emportée pour son voyage en Chine et la portera quand elle sera au sud du Yunnan où il fait bien chaud.

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lundi 2 novembre 2015

un dimanche en Champagne

Ce fut un beau dimanche aux magnifiques couleurs de l'automne...

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Je ne les avais rencontrés que deux ou trois fois par an mais ne les connaissais pas vraiment. Ce sont des entrepreneurs qui font partie du même club que moi, le club des entrepreneurs vincennois pardi! puisque je m'y suis inscrite peu après la création de mon entreprise "Activités artistiques". J'ai donc décidé de me joindre à un petit groupe pour une journée en Champagne dont certains m'avaient beaucoup parlé. Qu'importe si je ne peux profiter de toutes les dégustations prévues, je décide d'être conductrice, on verra bien!

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Ma clio rouge nous conduit au sud d'Epernay, près de Vertus - joli nom pour un village! - au creux d'un vallon jauni par les vignes en automne. Pendant le trajet les langues vont bon train et puis, derrière un coteau, l'église apparait au milieu du village. Voilà! c'est là! nous sommes arrivés. Ne reste plus qu'à trouver la maison Launoy où nous attend le guide pour une visite des collections du maître de maison, "MONSIEUR Launoy" comme il le dit avec admiration tout au long de notre visite. Il n'est pas là mais semble étonnant cet homme dont la belle ombre plane sur toutes les collections. Il garde tout, bouchons, capsules et plaques de Liège, bouteilles, amphores ou presses très anciennes, boutons, pierres de lithogravure et plaques d'imprimerie....C'est vrai qu'il a de la place dans les chais ou dans la jolie propriété où nous étions attendus pour le déjeuner.

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Non seulement excellent ce repas, mais sympathique et joyeux dés l'apéritif. Il y avait notre lumineuse et attentive secrétaire avec son mari, une primesautière jeune femme et son époux, deux compères avec leurs femmes, il y avait celui que je croise de temps en temps puisque c'est mon banquier, l'homme au sourire éclatant qui vient de quitter les soieries et dentelles de son pressing et notre artiste-artisan, raffiné et très cultivé. Même notre président était détendu, sans doute parce qu'il était avec son épouse ;-)) Et moi dans tout ça? j'ai passé une délicieuse et joyeuse journée avec tous ces gens charmants. Je crois bien que j'y retournerai l'an prochain surtout si l'on peut se promener dans les vignes

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vendredi 30 octobre 2015

Tricots d'automne

Pour mes petites têtes blondes, j'ai prévu les frimas de l'hiver et tricoté trois bonnets selon le goût de chacun mais tous les 3 doublés de polaire pour davantage de confort.

Zian m'avait dit "je voudrais un bonnet rouge Marie-Mad!" Il aime bien m'appeler ainsi depuis qu'il a entendu mon neveu Jean-Stéphane, sa femme et ses enfants, comme le faisaient ses parents et beaucoup d'amis de ma jeunesse. J'ai donc tricoté un bonnet rouge agrémenté de quelques rayures.

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Odin m'a demandé un bonnet bleu blanc rouge dans un esprit de sport de compétition, alors j'ai trouvé une façon d'organiser les rayures pour que ce ne soit pas juste comme un drapeau français. Il est ravi!

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Lelia voulait du bleu et j'ai trouvé ce bleu pétrole avec un fil brillant qui lui plait beaucoup.

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Les trois étaient contents et ne voulaient pas quitter leurs bonnets respectifs lorsque je les ai donnés.
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Lelia, l'aînée des 4. Je lui ai fait envoyer des cadeaux surprises et elle m'a dit hier au téléphone à la fois curieuse et excitée" tes paquets sont arrivés et il y en a un énorme!!" Elle a dû attendre ce soir pour découvrir une vraie valise rien que pour elle comme elle en rêvait...

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