le blog de marie madeleine

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mardi 24 février 2015

Bonnets

Petits cadeaux tout chauds, colorés ou rayés, cet hiver encore j'ai tricoté des bonnets! En laine très fine pour mettre dans la poche ou doublés en polaire, colorés ou rayés, selon les goûts et la personnalité, pour mes amis et mes enfants, les bonnets furent appréciés. Ce que j'aime dans ce genre de cadeaux, c'est qu'à chaque rang, chaque maille, à chaque instant de la fabrication, je pense au destinataire. Ce n'est pas la valeur marchande qui fait la valeur mais le temps passé, le soin apporté, l'attention et les pensées associées. C'est vrai pour tous les cadeaux "handmade", un peu comme un dessin d'enfant. Ce sont des cadeaux que j'aime faire.

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samedi 21 février 2015

Traversées

J'étais triste. J'étais en colère. J'étais déçue.
Mon amie du Lot est à Paris depuis une semaine, je l'ai reçue samedi dernier. Son mari l'a rejoint pour plusieurs jours, je les invitai pour dîner, elle déclina, pas le temps, d'autres invitations. Je suis déçue. Comme je le disais ici, je me prépare à quitter les années sex...et à devenir septuagénaire. C'est pourquoi j'ai pensé l'an dernier organiser une cousinade pour fêter mon anniversaire. La salle est réservée depuis dix mois, cousins et amis se réjouissent. Ce projet est une source de joie pour moi. Ma soeur me fit part de son hésitation à venir. Elle a ses raisons que je comprends tout à fait mais je suis triste. Sa deuxième fille, ma nièce et filleule, est collée à la décision de sa mère pour prendre la sienne. J'accepte mais je suis en colère.
J'ai toujours lu et entendu que pour mieux gérer ses émotions, il faut les reconnaître, les accepter les formuler, bref les traverser. On m'a dit "traverse!". Alors oui je traverse. Je pleure, je soupire, je dis, j'écris, et j'accepte ma déception, ma tristesse, ma colère. Je regarde le ciel et je respire.

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Depuis environ un an j'anime le samedi matin un atelier de méditation. Certaines personnes viennent régulièrement. C'est un partage de ma propre méditation que je guide chaque fois différemment selon les participants et selon mon état intérieur. Ce matin plusieurs personnes étaient en vacances ou se sont désistées, nous n'étions que deux. L'heure de méditation fut bienfaisante en profondeur pour l'une et l'autre. Enfuie la déception, oubliée la tristesse, envolée la colère! Miracle! Nous avons ensemble "traversé" le calme et la sérénité bienfaisante puis nous avons échangé, bavardé et finalement décidé de partager le repas. Ce fut un merveilleux de moment de fraternité comme une traversée de lumière.

mardi 17 février 2015

derniers jours

Ouf! dernière ligne droite pour le recensement. Drôle de façon de parler car cette année beaucoup des immeubles que je visite n'ont pas d'ascenseur. Du rez de chaussée au cinquième étage, la rôdeuse peine, halète et souffle à la montée, virevolte avec précaution autour de la rampe pour descendre les escaliers. Certains sont étroits et sombres, d'autres larges ou cosy. Les marches parfois sont tellement bien cirées qu'il lui faut prendre soin de ne pas glisser. Il arrive qu'entre deux étages la lumière s'éteigne et c'est la lampe de poche de son téléphone qui lui permet de descendre allègrement. Il arrive aussi que son téléphone n'ait plus de batterie et que bloquée dans le noir, la main crispée sur la rampe ou contre le mur, elle tâtonne du bout de sa bottine une marche puis l'autre jusqu'au prochain bouton lumineux. Montée, descente, tourbillon avec arrêts à certains étages, c'est le manège du recensement qui se termine samedi prochain.

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Cartable ou besace à l'épaule, classeur sous le bras avec gomme et crayon dans la poche, c'est la panoplie du parfait agent recenseur qu'on peut croiser dans les rues. A la sortie d'un immeuble, devant le château, sur les marches de la mairie ou dans le bureau de Sylvie, la rôdeuse et les autres échangent sur les mésaventures du jour. Les douze agents de Vincennes sont des personnes formidables qui prennent plaisir à ces rencontres furtives et à des rendez-vous au bistrot pour partager les images de ce tableau sociologique vivant et varié. Des rires, des sourires, mais aussi des grimaces et quelques noirceurs...hier soir dans une pièce de 18m2 trois enfants jouaient entre les lits et la télé devant laquelle étaient assis les parents; un vieil homme qui sortait de l'hôpital voulait absolument montrer la poche qu'on venait de lui poser, il fallut mentir et prétexter beaucoup de logements à visiter; une jolie blonde refusa les papiers parce que vous savez bien! les impôts augmentent, on est fliqué par tout le monde, le gouvernement de gauche se moque de nous, la mairie de droite ne fait rien et le pape? non, elle n'a pas parlé du pape mais beaucoup de rancoeur, aucun mot positif dans son joli visage. Elle m'a fait penser au très beau livre d'Oscar Wilde" Le portrait de Dorian Gray".
Dans les rues, le nez en l'air la rôdeuse admire les pierres et les céramiques, les portes, les frontons et les fers forgés. Elle fait fi des griseries du ciel et regarde les nuages entre deux éclaircies.

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samedi 7 février 2015

France-Ecosse

La couleur des maillots a changé, bof! je ne vois pas l'intérêt pour les bleus d'avoir un maillot rouge, mais pourquoi pas? Peut-être le maillot jaune du tour de France sera t-il noir, pourquoi pas? Si on ne change pas les couleurs ou les formes de la mode, pas besoin d'acheter et comme nous sommes dans l'ère de la sur-consommation, changer est devenu quasiment vital pour tous et pour tout. Un robot qui fait tout remplace celui qui faisait presque tout, le pantalon sera jaune après le rouge de l'hiver et le bleu du printemps dernier...Bouhhh!
Pour le moment je suis ravie de ce début du Tournoi des 6 Nations qui me vaut la visite de mon fils. Ayant deux places pour France-Ecosse offertes par le Père Noël, Tristan est arrivé hier soir avec Odin et repart demain après midi. Il était content mon petit-fils de retrouver ce matin le château fort Lego construit par sa soeur en octobre dernier. Il etait content de m'entraîner au square déserté par les vincennois moins habitués que lui au froid. Il etait heureux le petit rugbyman de repérer les places, de s'équiper pour le match, et de filer au Stade de France avec son papa! Merci les bleus pour cette visite qui me fait bien plaisir et bravo pour la victoire!

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Et voilà que ma fille ayant transité par Vincennes mercredi soir pour aller à Bastia, repassera demain par Paris. Quand Tristan reprendra la route, je partirai de mon côté chercher Eve à Orly pour la conduire à Roissy où elle reprendra son avion pour Zurich. Nous ne passerons ensemble que le temps du trajet et peut-être celui d'un café mais ces passages-éclairs de mes enfants illuminent mon week-end!

jeudi 5 février 2015

patraque

J'ai la rate qui s'dilate J'ai le foie qu'est pas droit J'ai le ventre qui se rentre J'ai l'pylore qui s'colore J'ai l'gosier anémié L'estomac bien trop bas Et les côtes bien trop hautes J'ai les hanches qui s'démanchent L'épigastre qui s'encastre L'abdomen qui d'démène J'ai l'thorax qui s'désaxe La poitrine qui s'débine Les épaules qui se frôlent J'ai les reins bien trop fins Les boyaux bien trop gros J'ai l'sternum qui s'dégomme Et l'sacrum c'est tout comme... J'ai l'nombril tout en vrille Et l'coccyx qui s'dévisse.

Refrain Ah! Bon Dieu! qu'c'est embêtant D'être toujours patraque Ah! Bon Dieu! qu'c'est embêtant Je n'suis pas bien portant.

Enfants, nous avons entendu et chanté cette chanson qui nous fit rire en son temps. Heureusement je n'ai pas tout ça mais je suis patraque, c'est la barbe! Fatigue, frissons, mal de tête et tout l'intérieur barbouillé...oh la la, que se passe t'il? je tousse, les yeux me piquent et j'étouffe ou grelotte tour à tour depuis plusieurs jours. Je crois qu'hier était le pic de cette grimpette fiévreuse, alors aujourd'hui je suis restée au chaud. Pas au lit, non, mais avec comme seule promenade quelques pas entre fauteuil et canapé. L'appétit en berne, je me saoûle de tisanes au miel et citron, d'inhalations d'eucalyptus et de paracétamol depuis trois jours. Il y avait bien longtemps que je ne m'étais sentie aussi flagada. Je sens que ça va beaucoup mieux et ce soir il faut que je m'arme de courage car je n'ai vraiment pas envie de sortir dans le froid. Pourtant, hardi petit! comme disait ma grand-mère, je vais mettre chapeau et doudoune et en route pour ma tournée. Il me faut sortir vite de cet état embrumé car demain j'ai un rendez-vous que je ne veux pas rater, un projet d'après-midi bla bla au Concorde Opéra. Avec qui? hé hé! devinez...

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samedi 31 janvier 2015

rencontres et découvertes

D'un pas alerte et décidé, le sac sur l'épaule, la cigarette dans la main gauche et le téléphone à l'oreille, la jeune-fille marche devant moi. Dans la rue encore éclairée par le jour, elle s'engouffre et je la suis. Chic, elle entre dans l' immeuble que je vais recenser! Elle sera sans doute un de ces jeunes souriants qui m'ouvrent la porte en grand. Les jeunes sont aimables, les vieux aussi, c'est entre les deux que ça se gâte parfois. Les rencontres sont très variées au cours du recensement. Des bougons, des charmeurs, des râleuses et des très sérieux mais surtout des gens adorables, tous sont différents derrière leur porte. Je pense au Petit Prince et à sa visite des planètes. Les miennes s'appelent rue Diderot, Crébillon, Leroyer, Daumesnil, rue de Strasboug. C'est mon quartier. Il fait encore jour lorsque je recommence ma tournée.

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Certains sont tellement agressifs qu'ils doivent être en grande souffrance mais je ne peux l'accepter. L'une crie à travers la porte "allez-vous-en, vous m'emm..dez!" un autre m'insulte et la douce insistance pour un autre rendez-vous déclenche la fureur et fait craindre le fusil. Alors moi, la rôdeuse, je m'échappe, descends l'escalier, laisse une proposition dans la boîte à lettres et me jette dans la rue vers un nouvel accueil. Certains stressent et je les comprends" je viens de rentrer, vous me dérangez - Oui madame,mais dans la journée vous travaillez, après le dîner c'est trop tard, je crains qu'il n'y ait pas de bon moment" tandis que poliment d'autres s'excusent " ce n'est pas vraiment la bonne heure, nous sommes en train de dîner". Le plus souvent je reste sur le pas de la porte, donne un code et m'esquive. Ailleurs, j'entends des rires et des conversations joyeuses, j'explique aux enfants curieux ce que je viens faire ou bien j'aide à rattraper le chat qui s'est sauvé. Entre deux tranches de vie, je donne les codes internet ou les papiers à remplir et fixe un prochain rendez-vous.

Voilà que le grincheux du premier jour finit par me trouver sympathique. Voilà que la porte gauche du 3ème étage qui restait close s'ouvre enfin sur une adorable vieille dame rassurée par la présence de son aide-ménagère et qu'au rez de chaussée un étudiant m'offre un café que je n'ai pas le temps d'accepter. Un couple heureux ouvre la boîte de la Maison du chocolat qu'il vient de recevoir. "Merci, c'est délicieux - prenez donc un autre pour la route!" Une mère explique à ses enfants le recensement, un monsieur me fait les yeux doux, une famille est tellement accueillante que je fais une pause sur un canapé tandis qu'ils remplissent les imprimés.

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Certains se sentent très seuls et aimeraient bavarder plus longtemps alors que les cent soixante dix-neuf autres m'attendent. Une nonagénaire ravie de ma visite me complimente sur ma tenue, une autre sur mon chapeau bleu, on me demande si ce n'est pas trop fatigant, on me souhaite bon courage. Je longe les pavillons de ma rue, profite de l'ascenseur d'une jolie résidence, monte les 5 étages sur les marche cirées d'un escalier étroit, pousse une porte vitrée, découvre un jardin caressé par le soleil couchant qui protège une maison claire aux volets ouverts. Au bout d'un hall d'immeuble très citadin, je me retrouve en pleine campagne! Un abri de jardin, un tas de bois bien rangé et un petit chemin me conduit entre deux grands jardins qui s'ouvrent sur les baies vitrées de maisons presque jumelles. Dans la première c'est une femme charmante qui m'accueille, dans l'autre un homme qui rentre de son bureau. Que de jolies découvertes, de sourires et de bienveillance chez la plupart des vincennois!

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lundi 26 janvier 2015

ma dernière année sex...

J'ai fêté hier mon anniversaire. Je ne sais pourquoi chaque fois que je change d'âge, je suis déjà dans l'année suivante. J'ai toujours aimé les années impaires, à fortiori lorsque je m'approche d'une dizaine. Encore maintenant, j'aime le jour de mon anniversaire, les cartes, les fleurs, les coups de fil et les cadeaux, et le chant de mes petits-enfants.

Le 25 janvier 1955, nous habitions Ryes, en Normandie et j'étais fière d'avoir bientôt 10 ans. Nous venions de nous faire vacciner de la variole, je ne savais pas encore que deux semaines plus tard ma soeur serait hospitalisée dans le coma, que pendant trois mois je m'endormirais chaque soir en récitant un rosaire parce que je ne penserais plus qu'à sa guérison improbable.

En 1965, j'étais à La Sorbonne. J'habitais Versailles chez ma grand-mère pendant la semaine et ne retournais que le week-end chez Papa et Maman. Je m'entendais bien avec Mamée et j'aimais bien ma vie chez elle, j'avais toujours révé de vivre en ville, j'aimais le train, la Gare de Lyon, le métro, la fac, le Boul'Mich et les cafés de la rue Mazarine.

IMG_0003.jpgEn vacances dans les landes à la fin des années 60

En 1975, je vivais à Vincennes depuis presque 10 ans. J'étais mariée depuis six mois avec Jean-Marie. Il était beau et intelligent, sans foi ni loi, et sans travail hélas. J'étais amoureuse, nous ne nous quittions guère. J'enseignais et j'aimais mon métier. l'été nous allions à Val d'Isère où il encadrait les safaris photos. Ce furent de belles années.

En 1985,Tristan et Eve m'ont aidée à souffler les bougies. Ils avaient presque 8 et 4 ans. J'étais une Maman heureuse, active et comblée. J'aimais aussi ma classe et mes petits CP. Bien sûr je ne m'attendais pas à ce que ma vie bascule quatre ans plus tard!

En 1995 j'étais directrice, je sortais d'années sombres et dépressives et commençais à remonter la pente. Papa nous avait quittés depuis 2 ans, l'année de mon divorce officiel et de mon déménagement. J'avais rencontré Jean-François qui était séduisant, prévenant et attentif et j'avais arrêté de fumer depuis 6 mois. J'ai retrouvé ma joie de vivre.

En 2005, les enfants avaient quitté la maison, Tristan était déjà dans ses montagnes. Depuis 5 ans Maman avait rejoint Papa, au paradis sans doute. J'avais quitté JF, découvert l'impro et le clown, j'ai papillonné, travaillé, dessiné et découvert beaucoup de choses. J'ai réorganisé ma vie.

Et voilà 2015! 69 ans... l'année de mon entrée dans ma soixante-dixième année, dans les années septantes comme disent mes amis belges. Alors je vais fêter ça avec mes enfants, mes petits-enfants, mes frères et soeur, mes cousins, cousines et mes amis proches, je prépare une "cousinade" à Vincennes. Je vis chaque instant présent dans la bonne humeur.

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vendredi 23 janvier 2015

Reprise

Après une pause en janvier, les ateliers de dessin reprennent le 1er février. J'aime bien ces dimanches après-midi où je partage mon savoir faire avec des personnes concentrées . J'aime vraiment enseigner, conseiller, guider chacun vers le meilleur de lui-même. C'est mon talent et je crois que je suis une bonne pédagogue. Quelquefois je refuse du monde et parfois nous sommes peu nombreux. Je ne peux pas accepter plus de 7 personnes en hiver, lorsque l'atelier est à l'intérieur. Je demande une participation de 16€ mais ne fais pas trop de pub car le bouche à oreille fonctionne bien. Les sujets varient selon la période et fais chaque fois plusieurs propositions. Ces ateliers sont un temps de concentration paisible et joyeuse. Je suis très fière du travail de mes élèves dont certains n'avaient jamais dessiné . Je devrais dire certaines car cette année il n'y a que des femmes! J'ai tant de plaisir à les conduire vers cette concentration paisible comme une méditation. J'aime guider chacun dans son trait et son contact avec le papier, dans son regard des lieux et des objets. Je partage ce grand plaisir de ressentir le ruban et la lumière, de devenir feuillage, d'être la sève et le bois de l'arbre, la pierre ou le grain de peau. Comme je l'écrivais à une amie, lorsque je dessine, je ne me sens plus la limite entre mon intérieur et la terre, je suis la vie et l'univers, je deviens une parcelle du monde.

12-decembre.jpg bougie, boules et rubans, travail sur les reflets et la transparence pour le dernier atelier de l'année

mardi 20 janvier 2015

Surprise

Deux jours avec Zian furent le cadeau lumineux du week-end.

Tristan devait venir en formation lundi et mardi. La maîtresse de Zian était absente et non remplacée jusqu'à demain mercredi. Tristan m'a proposé de venir avec son plus jeune fils samedi soir, de passer le dimanche avec moi et de me laisser Zian en garde. Super idée! J'étais un peu embêtée à cause du recensement mais hier à l'heure du goûter j'ai conduit Zian chez ses autres grands-parents où il restera jusqu'au départ. Tout le monde est ravi!
Zian est un petit garçon facile qui utilise la langue française avec finesse, exactitude et détermination, cherchant à comprendre ou donnant l'explication qui convient du haut de ses 3 ans. Il mange avec plaisir, s'endort facilement, reste plus d'une heure au calme avec des livres "je lis tout seul, je suis grand, moi!"et joue de longs moments seul. Je remercie mon fils pour ces deux jours de bonheur et non, non, non, je ne serai pas triste quand tout à l'heure Zian et son papa repartiront vers leur montagne enneigée. "Mon père", comme il dit souvent, mon père travaille beaucoup, mon père prépare le petit déjeuner, le robot de mon père fait du bruit comme le tien, mon père fait ceci, mon père cela... j'ai l'impression quand je l'entends, d'avoir engendré un dieu!

2015-01-18_10.40.23.jpg Le gros bateau arrive au port et les voitures montent dedans pour aller en Corse, etc...

jeudi 15 janvier 2015

C'est parti!

Elle m'avait recrutée pour le festival America, notre responsable, puis embarqué pour le recensement en 2013. Quelle belle équipe les agents recenseurs de Vincennes! Alors j'ai repris cette année encore le chemin de l'enquête et des rencontres. J'ai retrouvé mes collègues et assisté aux réunions de préparation. J'ai vérifié les adresses que je dois visiter, j'ai compté les logements, trié et classé les documents, surligné, annoté, organisé mon classeur de tournée. J'ai enfourné tout ça dans ma sacoche de facteur, j'ai mis mon chapeau et mon imperméable, et...c'est parti! j'ai fait aujourd'hui ma première tournée. A l'heure des sorties d'écoles, entre chien et loup, je suis sortie sous la pluie.

Peut-être m'avez vous croisée, moi la rôdeuse? ou un autre des agents? au coin d'une rue, au bas d'un immeuble ou dans un escalier? Ce soir, j'ai arpenté les rues alors que le soleil descend, marché sur les trottoirs où bavardent les collégiens, j'ai sonné, annoncé, demandé, monté des escaliers, stationné sur des paillassons, attendu et scruté le moindre bruit ou mouvement derrière la porte. "Bonsoir! excusez moi de vous déranger, je viens pour le recensement." Alors, sourire ou grognement?

Ce n'est pas toujours la meilleure heure, plutôt le tourbillon du début de soirée. Si j'arrive avant, je ne trouve personne et plus tard c'est trop tard. L'un revient tout juste du bureau, l'autre sort acheter ce qu'il a oublié pour le dîner, les petits sortent du bain, certains finissent leurs devoirs. Une femme agressive, un homme ronchon, mais aussi des enfants charmants, des baby-sitters souriantes, un vieux monsieur séducteur, une dame adorable, des bavards, des méfiants, des vifs et des lents, détendus ou angoissés. J'ai croisé des jeunes efficaces et rapides, d'autres coopérants et attentifs "entrez madame, asseyez-vous, voulez-vous boire quelque chose?" Pas vraiment le temps de m'asseoir mais c'est tellement plus confortable lorsqu'on peut de poser son classeur, sortir les documents et écrire sur un coin de table ou de buffet, parce que sur les bras ça pèse tous ces bulletins! J'aime ces rencontres surprenantes et variées, ces sourires et ces grimaces de la vie, et j'aime aussi le soir en rentrant, allonger mes jambes fatiguées dans un bain relaxant

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mardi 13 janvier 2015

simplement ensemble

Quelles que soient les réactions, les récupérations, quelles que soient les raisons profondes de chacun, nous étions là, simplement ensemble, dans un même élan de solidarité

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Ce fut lent à démarrer. Bloquées pendant une heure autour de la place de La République, au rythme de la Marseillaise et des vagues d'applaudissements qui se propageaient comme une ola, nous sommes redescendues vers le carreau du Temple et lorsqu'un policier s'est fait ouvrir le passage nous lui avons emboîté le pas jusqu'au boulevard Voltaire.

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Il nous fallut plus de quatre heures pour arriver jusqu'à la Nation! Tout au long du boulevard, il y eut beaucoup de calme et des échanges formidables, des sourires, des conversations diverses, quelques chants et des rires. A cause d'une rencontre imprévue d'un chapeau rouge, j'ai posé avec des inconnus pour une série de photos.

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Nous avions décidé d'être toutes les deux, Sylvie et moi, et ce fut très judicieux. Nous avons la même envie de faire des photos, la même façon de nous faufiler pour avancer, le même plaisir à échanger ou nous renseigner sur les sigles et les symboles. J'ai aimé participer à ce rassemblement. Ce fut un moment de recueillement, de ferveur, de fraternité et de partage avec toutes sortes de gens. J'ai même aidé un jeune homme à déployer son grand drapeau berbère!

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Il y a bien longtemps, le 1er janvier 2015, nous échangions des voeux de nouvel an. Mais non, je débloque, il y a moins de 2 semaines!! Toutefois, tant de choses se sont passées, le temps s'est étiré....

mercredi 7 janvier 2015

Deuil

Cabu, Wolinski dessinèrent les espoirs de ma jeunesse. Charlie hebdo est né quand je suis devenue adulte. Une partie de moi s'en est allée. Je suis en deuil, JE SUIS CHARLIE.

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"La liberté sera toujours plus forte que la barbarie" François Hollande

dimanche 4 janvier 2015

Le premier matin du monde

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Ambiance paisible, douce et feutrée. Joie matinale d'exister, impression de premier matin du monde. Je suis sortie dans la campagne gelée et j'ai marché sur la terre blanchie après la grande nuit du 31 décembre. L'année avait changé, nous étions en 2015.

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Le soir du 1er janvier le soleil s'est couché doucement, laissant quelques regrets dans le ciel rougeoyant. Paix et santé, "Pace e Salute" comme m'a dit ma petite fille à Noël, fière de ses connaissances en langue corse, c'est ce que je souhaite à tous ceux qui passent par ici pour cette année qui vient de commencer.

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lundi 29 décembre 2014

des lumières, encore des lumières!

Quand j'ai embrassé Eve qui partait à midi, j'avais le coeur un peu flagada et l'oeil légèrement humide. Après un tricot-thé + un apéro-tricot, j'ai retrouvé le plaisir du partage des beaux moments passés ces dix derniers jours et le goût de mon indépendance solitaire.

L'arrivée en Corse est chaque fois un peu magique. Les odeurs du jardin dépaysent et la petite porte qui s'ouvre sur la plage est un enchantement après un après midi d'autoroute et une nuit de traversée, long voyage pour mes petits-enfants arrivés avec Tristan

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L'eau paisible est vraiment tentante sous le soleil matinal. Sur le sable, au bord de l'eau, on enlève les pantalons mais il faut arrêter les enfants qui aimeraient se baigner. L'eau ne dépasse pas 17°, c'est un peu juste pour s'y plonger tout à fait!

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Il y eut les couchers difficiles et les nuits agitées. Il y eut les jeux dans l'herbe, les promenades au soleil couchant, le goûter dans la cabane construite par Tristan à l'entrée de la plage, la parade de Noël à Bastia, le repas avec Mamie, la mère de Jean-Marie, les cadeaux trouvés au petit matin et le déjeuner de Noël dans le jardin au soleil sous les yeux du grand-père ragaillardi par toute cette vie autour de lui... Que du bonheur!


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Puis nous avons quitté la Corse, Tristan a pris le bateau pour retrouver ses montagnes couvertes de neige et je suis allée avec Eve à Laval, chez les parents de Franck qui m'ont accueillie comme une reine. Décidément, je suis gâtée! Ce fut sympathique et enjoué. J'espère bientôt revoir la maman de Franck avec qui je me suis trouvée une belle complicité. Nous avons pu admirer les jeux d'eau et de lumière malgré la pluie qui s'était invitée.

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Trois feux d'artifices en un mois, du soleil dans le bleu du ciel, c'est ainsi que se poursuit le mois de décembre, baigné du soleil de nos coeurs, de Marseille et de Bastia, des lumières de Lyon, Montélimar et Laval. Beau présage pour une belle fin d'année à tous en attendant 2015

mercredi 24 décembre 2014

Noël au soleil


Après la parade de Noël dans les rues de Bastia, les jeux sur la plage, le goûter dans la cabane au coucher du soleil, après la décoration du sapin chez grand-père Jean-Marie, avant l'atelier pâtisserie d'Eve avec les enfants et l'arrivée de Mamie leur arrière grand-mère, je profite d'un moment calme où Lelia, Odin et Zian jouent sur le sable pour souhaiter à tous un joyeux Noël avec cette jolie branche qui brille au soleil.
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mardi 16 décembre 2014

Lumières

Et voilà! ma cousine a fait un magnifique reportage des quatre jours de fête et de lumières qui se sont terminés par un féerique feu d'artifice sur le Rhône. Il y avait tant de monde qu'il fallut nous faufiler pour voir quelque chose. Gagné, j'ai réussi à me glisser au premier rang! C'est donc à mon tour de montrer quelques images!

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J'ai quitté Lyon et ma cousine. J'ai pris le train pour Marseille où mes amis Véronique et Eric m'ont accueillie comme une princesse.

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La lumière était dans le ciel, dans les rues et sur les murs, sur le port ou sur la mer où il s'endort chaque soir.

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C'est aussi sur le marché, sur les étals, à travers la gentillesse des gens et dans l'aïoli cuisiné par Eric que j'ai goûté aux lumières méditerranéennes.

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Puis j'ai quitté Marseille et pris le train du retour. Au passage, j'ai fait un arrêt sourire-et-lumière chez Célestine qui m'a reçue comme une reine. Célestin aux fourneaux m'a fait goûter légumes fondants et confitures divines...hum! Merci à tous pour ces neuf jours enchanteurs. Imprégnée de toutes ces lumières, j'ai rejoint Vincennes pour y faire quelques emplettes en attendant que ma fille arrive et m'embarque à Bastia où mon fils nous rejoindra avec ses enfants pour un Noël corse en famille.

jeudi 11 décembre 2014

Ah non, les instits!

P1170379.JPGincroyable spectacle de couleurs et de lumière à partir de diverses œuvres d'art

"Tu sais, à l'école, j'expliquais aux enfants que...et bla bla bla
- Ah non, les instits, pas l'école!"
" Cette laine là, je la tricote avec du N* 3 et bla bla bla...
- Bon, ça va les tricoteuses, ce n'est pas mon sujet de prédilection!"
" Tu as lu le billet de X? Moi je viens de mettre un commentaire à Y, bla bla bla
Ah non! Pas les blogueuses maintenant!"
" Moi je fais ma couleur moi-même. Oh moi je préfère la faire faire chez le coiffeur, bla bla bla...
- dites donc les cousines, instits, tricoteuses, blogueuses, vous n'avez pas d'autres sujets de conversation?"
Ainsi parlait non pas Zarathoustra mais Papylou. Oh la la! C'est vrai que nous en avons des points communs, Mammilou et moi, c'est vrai que nous avons échangé, que ces quatre jours nous ont permis de nous apprécier mutuellement, bien mieux que de simples cousines. Et Papylou dans tout ça? Sympathique et actif mon cousin! Il a travaillé bien sûr, et il nous a conduites chez ma tante, est venu nous rechercher, nous a accompagnées deux soirs dans nos pérégrinations, m'a expliqué et montré des choses fort intéressantes dans la ville. Alors je les remercie tous les deux pour leur accueil et leur gentillesse. Pour les photos et vidéos de la fête des lumières, c'est ma cousine la reine du reportage, il fait donc aller sur le blog de Mammilou que vous voyez ici enveloppée de lumière

IMG_3682.JPG Ma cousine dans le tourbillon de lumière

samedi 6 décembre 2014

Chez ma cousine

C'est parti pour quatre jours de fête des lumières. Cette année j'arpenterai les rues de Lyon en compagnie de ma cousine Mammilou chez qui je suis venue exprès pour l'occasion.


Et nous avons déjà commencé hier soir !

Place du Maréchal Lyautey, nous avons vu des lampes bien trop grosses pour entrer dans les poches


Dans le tunnel de la Croix-Rousse, nous avons failli nous faire dévorer par des lions ...


.....et il nous fallut éviter les trains :-)

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Au Parc de la Tête d'Or nous avons nagé dans les fonds marins.....


.... avant de boire un vin chaud !

Suite de la magie ce soir!

PS : pensée spéciale pour Célestine qui aime avoir la tête dans les étoiles :-)

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mercredi 3 décembre 2014

Zian a 3 ans

2014-10-27_09.27.25.jpg Zian et Lelia observent les mésanges le matin au réveil

3 ans le 3 décembre! Aujourd'hui c'est l'anniversaire de petit Zian. Zian veut dire Jean en savoyard et c'est un sacré phénomène. Il sait ce qu'il veut et poursuit ses idées avec détermination. Il ne m'appelle pas Mamilène mais "moi je préfère dire Marie- Madeleine" dit-il en prononçant chaque syllabe soigneusement. Alors que je l'appelai pour lui souhaiter un bon anniversaire il m'expliqua, avant le repas, qu'il aurait 3 ans tout à l'heure, quand il aurait soufflé ses bougies. Il négocie avec son père la moitié du morceau de fromage convoité puisqu'il a fait l' une des deux choses demandées. Il ne se laisse pas faire par son frère et sait charmer sa soeur pour qu'elle lui lise une histoire ou le laisse jouer avec les Barbies. C'est un petit garçon câlin, malin et parfois un peu coquin, souvent très drôle et qui a une admiration sans borne pour son " très grand Papa" qu'il imite volontiers.

2014-10-30_17.20.24.jpg "Je suis le Papa, je balaie les saletés pendant que Maman (sa cousine de 4 ans) change Bébé parce qu'il a tout sali"

lundi 1 décembre 2014

les oeuvres de mes élèves

Mes élèves sont fidèles et viennent régulièrement. Certes, nous préférons les jours où la température permet de rester dehors pour dessiner. Toutefois en automne nous avons profité de nos récoltes estivales pour travailler à l'intérieur.

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Après les coquillages, feuilles d'automne et champignons ont permis de garder le lien avec la nature...

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Je suis fière du travail de mes élèves dont j'ai choisi de vous montrer quelques exemples

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En décembre nous verrons du côté des cadeaux, fourrures et bijoux... Prochain atelier le dimanche 14 décembre à 15h

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