le blog de marie madeleine

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dimanche 29 mars 2015

Semaine ordinaire

C'est une semaine ordinaire qui vient de se terminer, une semaine tranquille de retraitée sereine.

Lundi, kiné le matin, après-midi tricot-thé puis dîner avec Odile. Gym mardi matin et mardi après-midi? je ne sais plus ce que j'ai fait mardi...ah si! conversation littéraire chez Michèle et soirée maison, rendez-vous avec Thérèse annulé. C'est fréquent avec elle. Finalement tant mieux, je profite d'un soir chez moi. Mercredi, ménage le matin, après-midi tranquille et apéro-tricot comme tous les mercredis. Cette fois-ci nous avons prolongé le tricot par une soirée tripot: rami, huit américain avec bricoles et charcuterie dans le même bar. Je crois que nous recommencerons souvent!

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Jeudi, c'était la clôture de la saison des restos du cœur de Montreuil. Après le repas partagé avec tous les bénévoles, l'au-revoir aux bénéficiaires fut un peu triste. La distribution s'arrête certes, mais aussi les animations comme le tricot pour lequel je viens. Heureusement la soirée théâtre avec Brigitte à Vincennes fut un moment phare de ma semaine. C'était un cadeau de ma fille et ça non, ce n'était ordinaire! Tout était magnifique dans cette pièce "des fleurs pour Algernon". Pas étonnant que Gregory Gadebois ait obtenu le Molière du meilleur comédien en 2013 pour ce monologue qu'il dit de façon poignante et parfaite.
Vendredi matin, Qi gong et marché comme d'habitude puis après-midi au musée d'Orsay pour l'exposition Bonnard dont je suis sortie la tête emplie de lumière et de couleurs pour une soirée calme à la maison.

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Comme chaque samedi lorsque je suis là, j'ai accueilli ceux qui partagent ma méditation, puis déjeuner et après-midi solitaire bienfaisant avant d'aller voir le beau film de Tim Burton. Aujourd'hui j'ai bravé la pluie pour l'apéro traditionnel et amical qui suit le marché du dimanche. lecturee repassage et couture. Dîner au calme avant d'aller à l'aéroport chercher Eve et Franck qui reviennent de leur virée dans l' Arctique . L'avion a 1h de retard, quelle chance d'avoir eu l'info avant de partir! En arrivant ici, à Roissy, j'apprends qu'il me faudra attendre une heure de plus. Pour une fois que je n'ai pas pris de livre heureusement que je peux écrire sur mon téléphone!
Bref ce fut une semaine comme les autres, à la fois ordinaire et particulière faite de petits bonheurs et de moments simples. Oh bien sûr, je ne parle pas des guerres, des attentats, des crimes, et des nouvelles du monde que nous tconnaissons tous et qui assombrissent le ciel plus que les nuages, ni du crash de l'avion, du résultat des élections, de la maladie du père des mes enfants qui s'aggrave, non! je ne parle pas des malheurs ni des souffrances, je ne parle ici que de mon quotidien et je dois avouer que je suis comblée. Ce que j'entreprends réussit, tout ce que je souhaite arrive sans extravagance, simplement. Il y a sans cesse des rencontres, des sourires, des surprises...et je n'ai plus qu'une demi-heure d'attente pour voir Eve et Franck arriver.

mardi 24 mars 2015

Mon préféré c'est Renoir

J'ai vu à Zurich une très riche et belle exposition sur l'influence de la peinture japonaise au XIXeme avec des Monet, Van Gogh, Gauguin et bien évidemment plusieurs peintures d'Hokusaï bien plus visibles qu'à Paris et dans des conditions plus agréables. Davantage d'espace et moins de monde, moins de gens serrés et pressés de voir une exposition à la mode comme souvent à paris!! Nous y avons passé plus de deux heures très sereinement.

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Je n'aime pas le système trop raccoleur/commercial du Grand Palais mais j'avoue avoir apprécié l'organisation et la présentation des oeuvres de Niki de Saint Phalle. J'ai beaucoup aimé au musée d'Orsay voir "Van Gogh, le suicidé de la société". Cet hiver l'exposition que j'ai préférée est celle des collections de Durant-Ruel au musée du Luxembourg. Il y avait de très beaux tableaux que je n'avais jamais vus. J'ai admiré l'audace de "la Femme à la vague" de Courbet, les grands arbres et l'église de Varengeville surplombant la falaise peints par Monet. Il y avait aussi des Degas, Pisarro, Cézanne etc...mais par dessus tout, j'ai beaucoup beaucoup admiré tous les tableaux de Renoir. ceux que je connaissais et ceux que je ne connaissais pas.

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En dehors de Berthe Morisot et Mary Cassat, mon préféré c'est Renoir. J'aime l'éclat des couleurs, les taches de lumière, la douceur des visages et la transparence de la peau, les rondeurs des femmes et des gestes, les mouvements des personnages. Les couples de danseurs exposés habituellement au musée d'Orsay étaient mis en valeur l'un à côté de l'autre, furent accompagnés du couple de danseurs de Bougival, habituellement à Boston. Quel émerveillement! La jeune fille à la guitare, les deux filles du collectionneur, la jeune femme au chapeau rouge et la fillette " Sur la terrasse"... C'est chaque fois un enchantement pour moi.

dimanche 22 mars 2015

Pôle Nord

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Pour ses vacances dans les Alpes de Lyngen, tout au bout de la Norvège, à 300 kms au nord du cercle polaire, il ne fera pas très chaud. J'ai donc tricoté pour Eve un bonnet assorti aux moufles norvégiennes faites l'an passé. Et comme un jour elle m'avait fait la remarque "Maman, tu m'as fait baucoup de choses, vestes, cape, moufles, écharpes et bonnets mais ne m'as jamais tricoté un pull tout simple", je lui ai fait la surprise lors de ma dernière visite d'un pull jaune, qui lui va à merveille. Création maison réalisée avec la laine "idéal" et une torsade vue chez BdF

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J'étais contente de le voir sur elle lorsque je les ai conduits tous les deux à l'aéroport. Bon séjour au Pôle Nord ma puce! Je vous souhaite à tous les deux de belles randonnées à ski au pays des aurores boréales.

PS: En plus du tricot-thé du lundi après midi à Sorano, l'apéro-tricot du mercredi de 18 à 20h au bar de l'Hôtel des Jardins s'installe avec succès chaque semaine!

jeudi 19 mars 2015

pas de lunettes!

Je n'ai pas lu les blogs depuis une semaine mais j'ai lu et beaucoup aimé "Americanah" de Chmamanda Ngosi Adichie et me suis plongée dans "ce qui reste de nos vies" de Zeruya Shalev.
Je ne suis pas allée au cinéma mais j'ai vu un spectacle de danse qui m'a émerveillée "Motus Anima" de Tango Ostinato et vais voir s'il reste des places pour "Pixel" de Mourad Mersouki au théatre de Saint Maur.

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Je ne vous ai pas visité mais j'ai pris le train pour Zurich. J'ai passé une semaine chez ma fille et son ami dans leur nouvel appartement près du lac. Je n'ai pas marché au bois de Vincennes mais dans le parc du musée Rietberg, devant chez Eve. J'ai flâné dans la ville et sur le petit port d'Enge. J'ai admiré le coucher du soleil et vu les sommets éclairés.

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Après Hokusaï à Paris, j'ai vu à Zurich une très belle et grande expo ( nous y sommes restés plus de 2h) sur l'influence de l'art japonais au temps des impressionnistes.

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Je n'ai pas fait la cuisine, j'ai déjeuné au soleil, passé un après midi sur la terrasse et un dimanche en montagne. Eve et Franck skiaient pendant que je tirais parti de mes leçons et balbutiais mes premières phrases d'allemand avec les Suisses qui prenaient un café près de moi.

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Pas de métro ni de voiture, pendant une semaine, j'ai circulé en tramway, pratique,ponctuel et souvent très joli! même si Eve et Franck, comme beaucoup de jeunes zurichois, préfèrent le vélo la plupart du temps.

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Je n'ai rien écrit ici mais suis allée ce soir à l'atelier d'écriture que je fréquente le plus régulièrement possible. Je n'ai pas trouvé de lunettes et ne verrai donc pas l'éclipse mais j'ai passé une délicieuse semaine. Demain j'irai à la gym puis à la crêperie et verrai une expo avec des copines.

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mardi 10 mars 2015

Que ne puis-je faire?

Beaucoup de monde y joua, Mammilou, Heure bleue, Le Gout et je me dis " pft, je ne joue pas à ça!" et puis en répondant à Célestine finalement, c'est venu tout seul. A mon tour donc! Que ne puis-je faire? Tuer sans doute, manger un insecte, regarder le sang sans tomber par terre, être en désaccord avec mon éthique personnelle, voter Marine Lepen ou Sarko, voir pleurer un enfant sans souffrir le martyr. Je ne peux pas rester allongée toute la journée, supporter la vulgarité, manger avec les doigts, laisser traîner des vêtements dans mon salon. Et de plus il y a bien des choses que je voudrais faire qui me sont devenues impossible, monter 5 étages sans souffler, courir pour attraper le bus, voir repartir mes enfants sans avoir les yeux mouillés, grimper aux arbres, mélanger les vins au dîner. Ainsi va la vie!

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dimanche 8 mars 2015

Femmes, je vous aime!

Chaque année le 8 mars, j'ai le coeur en fête. Cette année j'ai fait un atelier de croquis "spécial femmes". Oui, aujourd'hui,c'était la journée de la femme. Oh je sais certains ricanent "vous avez une journée, nous en avons 364". Et j'entends celles qui pleurnichent "parlons-en", "de qui se moque t'on?". J'aurais pu tomber là-dedans moi aussi, féministe militante des années 60! il serait de bon ton d'être restée dans la grogne, de critiquer ou ridiculiser, de vouloir que les choses soient autrement, de vivre dans le manque. On nous y entraîne, partout, dans la presse, à la radio ou à la télé (bon là je ne suis pas très forte car depuis 7 mois, j'ai débranché la mienne) mais l'atmosphère est à la plainte, les désagréments sont valorisés, ce qui permet d'oublier les famines et les exterminations, les viols, les excisions, les morts, les horreurs, et les guerres qui rôdent tout autour. On manque de temps, d'argent, de robot, de montre, de bijoux, de loisirs, de soleil, etc...plaignons nous!

Aimer les choses simples, être satisfait de petites choses n'est pas moderne. Ce serait le privilège des esprits simples, des bienheureux. Sans doute suis-je de ceux là car j'ai décidé de voir les choses ainsi. J'ai appris à déceler les petits bonheurs, à grapiller une joie par-ci par-là, de me régaler d'une pomme de terre et de salade, je me suis exercée à repérer le moindre espoir, à apprécier la chance d'avoir un lit, une famille, des amis. Oui, pour moi chaque jour est la journée de la femme, chaque jour est la journée de l'homme, mais le 8 mars est le jour où je me sens reine, où chaque femme devrait porter une couronne.

reine.jpg fière de ma couronne de fleurs pour la Fête-Dieu à Ryes lorsque j'avais 7 ans

mardi 3 mars 2015

éblouissement

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Ce matin Tristan m'a envoyé une photo des premiers crocus tout juste sortis dans son jardin après la fonte des neiges. Il est content, c'est son premier cadeau d'anniversaire. Aujourd'hui il a 38 ans. Quelle incroyable histoire!
Je demandais dimanche dernier à ma fille de m'excuser de lui parler trop souvent du 3 mars ces derniers jours et mon fils m'excusera de lui rabâcher les oreilles de l'anniversaire de sa soeur dans quelques semaines. Toute mère le sait, la naissance d'un enfant est une aventure. C'est une révolution. Ce fut un bouleversement du corps et de l'esprit de la jeune femme que j'étais, un peu la naissance de mon "petit Jésus", mon Noël en somme. Le 3 mars 1977 et le 19 juin 1981 sont les jours les plus extraordinaires de ma vie. Mon premier enfant fut un éblouissement parce que c'était le premier, la deuxième parce que la peur de ne pas l'aimer autant que le premier s'en est allée dés que je l'ai entendue crier et sentie contre moi. C'est inimaginable comme la capacité d'amour augmente instantanément! Et c'est ensuite que l'aventure commence puisqu'il s'agit de guider chacun jusqu'à l'âge adulte puis de constater le résultat :-)

dimanche 1 mars 2015

Février

Encore une fois février s'en est allé. Pour la vingt-sixième fois depuis cette année là. J'y pense parfois. L'année terrible, l'année du choc qui changea ma vie et mes pensées. Trahison d'un mari et trahison d'une amie. La trahison de l'amie est ce qu'il y a de pire, surtout lorsqu' elle devient ennemie, vous insulte et vous accuse. Innimaginable! Incompréhensible! début d'une longue série, appels anonymes, voix de femmes qui disent des horreurs, attentes, espoirs déçus, inquiétudes et solitude. Ne pas dire, ne pas montrer aux enfants, aux amis, aux parents...honte des larmes et des souffrances. Attendre la fin d'un mois, puis d'un autre, de l'année puis d'une autre comme une délivrance qui n'arrive pas. Longues années de maigreur et de dépression. Puis le ciel s'est éclairci, et les années se sont illuminées. Des rencontres et des amitiés ont accueilli les sourires renforcés. La vie s'est remise à chanter. Maintenant je sais que c'est une chance, que jamais je ne serais devenue celle que je suis sans cette traversée!

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C'est la même chose pour mes enfants. Je m'en suis voulue du mal que nous leur avons fait et je suis fière de ce qu'ils sont devenus, de ce qu'ils font de leur vie. Ils ont surmonté des moments douloureux. Ils ont vécu nos souffrances, entendu nos disputes, ils m'ont vue ne plus faire la cuisine et les laisser regarder la télé, ils m'ont vue pleurer et crier même si je tentais de me cacher. Ils n'ont pas su que je voulais mourir mais ils m'ont vue m'enfuir chez des amis pour tenter de survivre. Mes enfants courageux! Ils ont surmonté les années de galère, le divorce et le déménagement. Maintenant je suis heureuse de l'attention et de l'affection qu'ils montrent à leur père, du soutien qu'ils lui apportent pour l'aider dans sa maladie. Je suis vraiment fière d'eux.

vendredi 27 février 2015

Mon association

Je suis contente, mon projet est réalisé. C'est paru au journal officiel en décembre, l'association PAUSES est créée!

Il s'agit de transmettre des traditions, de créer des liens entre les générations et de ralentir, de prendre le temps de faire une pause pour tricoter, dessiner, converser ou méditer, etc... Pour les curieux il y a d'autres renseignements ici

pauses-blog.jpgHéron sur le lac du Der, photo prise au petit matin par mon frère

mardi 24 février 2015

Bonnets

Petits cadeaux tout chauds, colorés ou rayés, cet hiver encore j'ai tricoté des bonnets! En laine très fine pour mettre dans la poche ou doublés en polaire, colorés ou rayés, selon les goûts et la personnalité, pour mes amis et mes enfants, les bonnets furent appréciés. Ce que j'aime dans ce genre de cadeaux, c'est qu'à chaque rang, chaque maille, à chaque instant de la fabrication, je pense au destinataire. Ce n'est pas la valeur marchande qui fait la valeur mais le temps passé, le soin apporté, l'attention et les pensées associées. C'est vrai pour tous les cadeaux "handmade", un peu comme un dessin d'enfant. Ce sont des cadeaux que j'aime faire.

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samedi 21 février 2015

Traversées

J'étais triste. J'étais en colère. J'étais déçue.
Mon amie du Lot est à Paris depuis une semaine, je l'ai reçue samedi dernier. Son mari l'a rejoint pour plusieurs jours, je les invitai pour dîner, elle déclina, pas le temps, d'autres invitations. Je suis déçue. Comme je le disais ici, je me prépare à quitter les années sex...et à devenir septuagénaire. C'est pourquoi j'ai pensé l'an dernier organiser une cousinade pour fêter mon anniversaire. La salle est réservée depuis dix mois, cousins et amis se réjouissent. Ce projet est une source de joie pour moi. Ma soeur me fit part de son hésitation à venir. Elle a ses raisons que je comprends tout à fait mais je suis triste. Sa deuxième fille, ma nièce et filleule, est collée à la décision de sa mère pour prendre la sienne. J'accepte mais je suis en colère.
J'ai toujours lu et entendu que pour mieux gérer ses émotions, il faut les reconnaître, les accepter les formuler, bref les traverser. On m'a dit "traverse!". Alors oui je traverse. Je pleure, je soupire, je dis, j'écris, et j'accepte ma déception, ma tristesse, ma colère. Je regarde le ciel et je respire.

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Depuis environ un an j'anime le samedi matin un atelier de méditation. Certaines personnes viennent régulièrement. C'est un partage de ma propre méditation que je guide chaque fois différemment selon les participants et selon mon état intérieur. Ce matin plusieurs personnes étaient en vacances ou se sont désistées, nous n'étions que deux. L'heure de méditation fut bienfaisante en profondeur pour l'une et l'autre. Enfuie la déception, oubliée la tristesse, envolée la colère! Miracle! Nous avons ensemble "traversé" le calme et la sérénité bienfaisante puis nous avons échangé, bavardé et finalement décidé de partager le repas. Ce fut un merveilleux de moment de fraternité comme une traversée de lumière.

mardi 17 février 2015

derniers jours

Ouf! dernière ligne droite pour le recensement. Drôle de façon de parler car cette année beaucoup des immeubles que je visite n'ont pas d'ascenseur. Du rez de chaussée au cinquième étage, la rôdeuse peine, halète et souffle à la montée, virevolte avec précaution autour de la rampe pour descendre les escaliers. Certains sont étroits et sombres, d'autres larges ou cosy. Les marches parfois sont tellement bien cirées qu'il lui faut prendre soin de ne pas glisser. Il arrive qu'entre deux étages la lumière s'éteigne et c'est la lampe de poche de son téléphone qui lui permet de descendre allègrement. Il arrive aussi que son téléphone n'ait plus de batterie et que bloquée dans le noir, la main crispée sur la rampe ou contre le mur, elle tâtonne du bout de sa bottine une marche puis l'autre jusqu'au prochain bouton lumineux. Montée, descente, tourbillon avec arrêts à certains étages, c'est le manège du recensement qui se termine samedi prochain.

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Cartable ou besace à l'épaule, classeur sous le bras avec gomme et crayon dans la poche, c'est la panoplie du parfait agent recenseur qu'on peut croiser dans les rues. A la sortie d'un immeuble, devant le château, sur les marches de la mairie ou dans le bureau de Sylvie, la rôdeuse et les autres échangent sur les mésaventures du jour. Les douze agents de Vincennes sont des personnes formidables qui prennent plaisir à ces rencontres furtives et à des rendez-vous au bistrot pour partager les images de ce tableau sociologique vivant et varié. Des rires, des sourires, mais aussi des grimaces et quelques noirceurs...hier soir dans une pièce de 18m2 trois enfants jouaient entre les lits et la télé devant laquelle étaient assis les parents; un vieil homme qui sortait de l'hôpital voulait absolument montrer la poche qu'on venait de lui poser, il fallut mentir et prétexter beaucoup de logements à visiter; une jolie blonde refusa les papiers parce que vous savez bien! les impôts augmentent, on est fliqué par tout le monde, le gouvernement de gauche se moque de nous, la mairie de droite ne fait rien et le pape? non, elle n'a pas parlé du pape mais beaucoup de rancoeur, aucun mot positif dans son joli visage. Elle m'a fait penser au très beau livre d'Oscar Wilde" Le portrait de Dorian Gray".
Dans les rues, le nez en l'air la rôdeuse admire les pierres et les céramiques, les portes, les frontons et les fers forgés. Elle fait fi des griseries du ciel et regarde les nuages entre deux éclaircies.

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samedi 7 février 2015

France-Ecosse

La couleur des maillots a changé, bof! je ne vois pas l'intérêt pour les bleus d'avoir un maillot rouge, mais pourquoi pas? Peut-être le maillot jaune du tour de France sera t-il noir, pourquoi pas? Si on ne change pas les couleurs ou les formes de la mode, pas besoin d'acheter et comme nous sommes dans l'ère de la sur-consommation, changer est devenu quasiment vital pour tous et pour tout. Un robot qui fait tout remplace celui qui faisait presque tout, le pantalon sera jaune après le rouge de l'hiver et le bleu du printemps dernier...Bouhhh!
Pour le moment je suis ravie de ce début du Tournoi des 6 Nations qui me vaut la visite de mon fils. Ayant deux places pour France-Ecosse offertes par le Père Noël, Tristan est arrivé hier soir avec Odin et repart demain après midi. Il était content mon petit-fils de retrouver ce matin le château fort Lego construit par sa soeur en octobre dernier. Il etait content de m'entraîner au square déserté par les vincennois moins habitués que lui au froid. Il etait heureux le petit rugbyman de repérer les places, de s'équiper pour le match, et de filer au Stade de France avec son papa! Merci les bleus pour cette visite qui me fait bien plaisir et bravo pour la victoire!

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Et voilà que ma fille ayant transité par Vincennes mercredi soir pour aller à Bastia, repassera demain par Paris. Quand Tristan reprendra la route, je partirai de mon côté chercher Eve à Orly pour la conduire à Roissy où elle reprendra son avion pour Zurich. Nous ne passerons ensemble que le temps du trajet et peut-être celui d'un café mais ces passages-éclairs de mes enfants illuminent mon week-end!

jeudi 5 février 2015

patraque

J'ai la rate qui s'dilate J'ai le foie qu'est pas droit J'ai le ventre qui se rentre J'ai l'pylore qui s'colore J'ai l'gosier anémié L'estomac bien trop bas Et les côtes bien trop hautes J'ai les hanches qui s'démanchent L'épigastre qui s'encastre L'abdomen qui d'démène J'ai l'thorax qui s'désaxe La poitrine qui s'débine Les épaules qui se frôlent J'ai les reins bien trop fins Les boyaux bien trop gros J'ai l'sternum qui s'dégomme Et l'sacrum c'est tout comme... J'ai l'nombril tout en vrille Et l'coccyx qui s'dévisse.

Refrain Ah! Bon Dieu! qu'c'est embêtant D'être toujours patraque Ah! Bon Dieu! qu'c'est embêtant Je n'suis pas bien portant.

Enfants, nous avons entendu et chanté cette chanson qui nous fit rire en son temps. Heureusement je n'ai pas tout ça mais je suis patraque, c'est la barbe! Fatigue, frissons, mal de tête et tout l'intérieur barbouillé...oh la la, que se passe t'il? je tousse, les yeux me piquent et j'étouffe ou grelotte tour à tour depuis plusieurs jours. Je crois qu'hier était le pic de cette grimpette fiévreuse, alors aujourd'hui je suis restée au chaud. Pas au lit, non, mais avec comme seule promenade quelques pas entre fauteuil et canapé. L'appétit en berne, je me saoûle de tisanes au miel et citron, d'inhalations d'eucalyptus et de paracétamol depuis trois jours. Il y avait bien longtemps que je ne m'étais sentie aussi flagada. Je sens que ça va beaucoup mieux et ce soir il faut que je m'arme de courage car je n'ai vraiment pas envie de sortir dans le froid. Pourtant, hardi petit! comme disait ma grand-mère, je vais mettre chapeau et doudoune et en route pour ma tournée. Il me faut sortir vite de cet état embrumé car demain j'ai un rendez-vous que je ne veux pas rater, un projet d'après-midi bla bla au Concorde Opéra. Avec qui? hé hé! devinez...

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samedi 31 janvier 2015

rencontres et découvertes

D'un pas alerte et décidé, le sac sur l'épaule, la cigarette dans la main gauche et le téléphone à l'oreille, la jeune-fille marche devant moi. Dans la rue encore éclairée par le jour, elle s'engouffre et je la suis. Chic, elle entre dans l' immeuble que je vais recenser! Elle sera sans doute un de ces jeunes souriants qui m'ouvrent la porte en grand. Les jeunes sont aimables, les vieux aussi, c'est entre les deux que ça se gâte parfois. Les rencontres sont très variées au cours du recensement. Des bougons, des charmeurs, des râleuses et des très sérieux mais surtout des gens adorables, tous sont différents derrière leur porte. Je pense au Petit Prince et à sa visite des planètes. Les miennes s'appelent rue Diderot, Crébillon, Leroyer, Daumesnil, rue de Strasboug. C'est mon quartier. Il fait encore jour lorsque je recommence ma tournée.

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Certains sont tellement agressifs qu'ils doivent être en grande souffrance mais je ne peux l'accepter. L'une crie à travers la porte "allez-vous-en, vous m'emm..dez!" un autre m'insulte et la douce insistance pour un autre rendez-vous déclenche la fureur et fait craindre le fusil. Alors moi, la rôdeuse, je m'échappe, descends l'escalier, laisse une proposition dans la boîte à lettres et me jette dans la rue vers un nouvel accueil. Certains stressent et je les comprends" je viens de rentrer, vous me dérangez - Oui madame,mais dans la journée vous travaillez, après le dîner c'est trop tard, je crains qu'il n'y ait pas de bon moment" tandis que poliment d'autres s'excusent " ce n'est pas vraiment la bonne heure, nous sommes en train de dîner". Le plus souvent je reste sur le pas de la porte, donne un code et m'esquive. Ailleurs, j'entends des rires et des conversations joyeuses, j'explique aux enfants curieux ce que je viens faire ou bien j'aide à rattraper le chat qui s'est sauvé. Entre deux tranches de vie, je donne les codes internet ou les papiers à remplir et fixe un prochain rendez-vous.

Voilà que le grincheux du premier jour finit par me trouver sympathique. Voilà que la porte gauche du 3ème étage qui restait close s'ouvre enfin sur une adorable vieille dame rassurée par la présence de son aide-ménagère et qu'au rez de chaussée un étudiant m'offre un café que je n'ai pas le temps d'accepter. Un couple heureux ouvre la boîte de la Maison du chocolat qu'il vient de recevoir. "Merci, c'est délicieux - prenez donc un autre pour la route!" Une mère explique à ses enfants le recensement, un monsieur me fait les yeux doux, une famille est tellement accueillante que je fais une pause sur un canapé tandis qu'ils remplissent les imprimés.

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Certains se sentent très seuls et aimeraient bavarder plus longtemps alors que les cent soixante dix-neuf autres m'attendent. Une nonagénaire ravie de ma visite me complimente sur ma tenue, une autre sur mon chapeau bleu, on me demande si ce n'est pas trop fatigant, on me souhaite bon courage. Je longe les pavillons de ma rue, profite de l'ascenseur d'une jolie résidence, monte les 5 étages sur les marche cirées d'un escalier étroit, pousse une porte vitrée, découvre un jardin caressé par le soleil couchant qui protège une maison claire aux volets ouverts. Au bout d'un hall d'immeuble très citadin, je me retrouve en pleine campagne! Un abri de jardin, un tas de bois bien rangé et un petit chemin me conduit entre deux grands jardins qui s'ouvrent sur les baies vitrées de maisons presque jumelles. Dans la première c'est une femme charmante qui m'accueille, dans l'autre un homme qui rentre de son bureau. Que de jolies découvertes, de sourires et de bienveillance chez la plupart des vincennois!

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lundi 26 janvier 2015

ma dernière année sex...

J'ai fêté hier mon anniversaire. Je ne sais pourquoi chaque fois que je change d'âge, je suis déjà dans l'année suivante. J'ai toujours aimé les années impaires, à fortiori lorsque je m'approche d'une dizaine. Encore maintenant, j'aime le jour de mon anniversaire, les cartes, les fleurs, les coups de fil et les cadeaux, et le chant de mes petits-enfants.

Le 25 janvier 1955, nous habitions Ryes, en Normandie et j'étais fière d'avoir bientôt 10 ans. Nous venions de nous faire vacciner de la variole, je ne savais pas encore que deux semaines plus tard ma soeur serait hospitalisée dans le coma, que pendant trois mois je m'endormirais chaque soir en récitant un rosaire parce que je ne penserais plus qu'à sa guérison improbable.

En 1965, j'étais à La Sorbonne. J'habitais Versailles chez ma grand-mère pendant la semaine et ne retournais que le week-end chez Papa et Maman. Je m'entendais bien avec Mamée et j'aimais bien ma vie chez elle, j'avais toujours révé de vivre en ville, j'aimais le train, la Gare de Lyon, le métro, la fac, le Boul'Mich et les cafés de la rue Mazarine.

IMG_0003.jpgEn vacances dans les landes à la fin des années 60

En 1975, je vivais à Vincennes depuis presque 10 ans. J'étais mariée depuis six mois avec Jean-Marie. Il était beau et intelligent, sans foi ni loi, et sans travail hélas. J'étais amoureuse, nous ne nous quittions guère. J'enseignais et j'aimais mon métier. l'été nous allions à Val d'Isère où il encadrait les safaris photos. Ce furent de belles années.

En 1985,Tristan et Eve m'ont aidée à souffler les bougies. Ils avaient presque 8 et 4 ans. J'étais une Maman heureuse, active et comblée. J'aimais aussi ma classe et mes petits CP. Bien sûr je ne m'attendais pas à ce que ma vie bascule quatre ans plus tard!

En 1995 j'étais directrice, je sortais d'années sombres et dépressives et commençais à remonter la pente. Papa nous avait quittés depuis 2 ans, l'année de mon divorce officiel et de mon déménagement. J'avais rencontré Jean-François qui était séduisant, prévenant et attentif et j'avais arrêté de fumer depuis 6 mois. J'ai retrouvé ma joie de vivre.

En 2005, les enfants avaient quitté la maison, Tristan était déjà dans ses montagnes. Depuis 5 ans Maman avait rejoint Papa, au paradis sans doute. J'avais quitté JF, découvert l'impro et le clown, j'ai papillonné, travaillé, dessiné et découvert beaucoup de choses. J'ai réorganisé ma vie.

Et voilà 2015! 69 ans... l'année de mon entrée dans ma soixante-dixième année, dans les années septantes comme disent mes amis belges. Alors je vais fêter ça avec mes enfants, mes petits-enfants, mes frères et soeur, mes cousins, cousines et mes amis proches, je prépare une "cousinade" à Vincennes. Je vis chaque instant présent dans la bonne humeur.

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vendredi 23 janvier 2015

Reprise

Après une pause en janvier, les ateliers de dessin reprennent le 1er février. J'aime bien ces dimanches après-midi où je partage mon savoir faire avec des personnes concentrées . J'aime vraiment enseigner, conseiller, guider chacun vers le meilleur de lui-même. C'est mon talent et je crois que je suis une bonne pédagogue. Quelquefois je refuse du monde et parfois nous sommes peu nombreux. Je ne peux pas accepter plus de 7 personnes en hiver, lorsque l'atelier est à l'intérieur. Je demande une participation de 16€ mais ne fais pas trop de pub car le bouche à oreille fonctionne bien. Les sujets varient selon la période et fais chaque fois plusieurs propositions. Ces ateliers sont un temps de concentration paisible et joyeuse. Je suis très fière du travail de mes élèves dont certains n'avaient jamais dessiné . Je devrais dire certaines car cette année il n'y a que des femmes! J'ai tant de plaisir à les conduire vers cette concentration paisible comme une méditation. J'aime guider chacun dans son trait et son contact avec le papier, dans son regard des lieux et des objets. Je partage ce grand plaisir de ressentir le ruban et la lumière, de devenir feuillage, d'être la sève et le bois de l'arbre, la pierre ou le grain de peau. Comme je l'écrivais à une amie, lorsque je dessine, je ne me sens plus la limite entre mon intérieur et la terre, je suis la vie et l'univers, je deviens une parcelle du monde.

12-decembre.jpg bougie, boules et rubans, travail sur les reflets et la transparence pour le dernier atelier de l'année

mardi 20 janvier 2015

Surprise

Deux jours avec Zian furent le cadeau lumineux du week-end.

Tristan devait venir en formation lundi et mardi. La maîtresse de Zian était absente et non remplacée jusqu'à demain mercredi. Tristan m'a proposé de venir avec son plus jeune fils samedi soir, de passer le dimanche avec moi et de me laisser Zian en garde. Super idée! J'étais un peu embêtée à cause du recensement mais hier à l'heure du goûter j'ai conduit Zian chez ses autres grands-parents où il restera jusqu'au départ. Tout le monde est ravi!
Zian est un petit garçon facile qui utilise la langue française avec finesse, exactitude et détermination, cherchant à comprendre ou donnant l'explication qui convient du haut de ses 3 ans. Il mange avec plaisir, s'endort facilement, reste plus d'une heure au calme avec des livres "je lis tout seul, je suis grand, moi!"et joue de longs moments seul. Je remercie mon fils pour ces deux jours de bonheur et non, non, non, je ne serai pas triste quand tout à l'heure Zian et son papa repartiront vers leur montagne enneigée. "Mon père", comme il dit souvent, mon père travaille beaucoup, mon père prépare le petit déjeuner, le robot de mon père fait du bruit comme le tien, mon père fait ceci, mon père cela... j'ai l'impression quand je l'entends, d'avoir engendré un dieu!

2015-01-18_10.40.23.jpg Le gros bateau arrive au port et les voitures montent dedans pour aller en Corse, etc...

jeudi 15 janvier 2015

C'est parti!

Elle m'avait recrutée pour le festival America, notre responsable, puis embarqué pour le recensement en 2013. Quelle belle équipe les agents recenseurs de Vincennes! Alors j'ai repris cette année encore le chemin de l'enquête et des rencontres. J'ai retrouvé mes collègues et assisté aux réunions de préparation. J'ai vérifié les adresses que je dois visiter, j'ai compté les logements, trié et classé les documents, surligné, annoté, organisé mon classeur de tournée. J'ai enfourné tout ça dans ma sacoche de facteur, j'ai mis mon chapeau et mon imperméable, et...c'est parti! j'ai fait aujourd'hui ma première tournée. A l'heure des sorties d'écoles, entre chien et loup, je suis sortie sous la pluie.

Peut-être m'avez vous croisée, moi la rôdeuse? ou un autre des agents? au coin d'une rue, au bas d'un immeuble ou dans un escalier? Ce soir, j'ai arpenté les rues alors que le soleil descend, marché sur les trottoirs où bavardent les collégiens, j'ai sonné, annoncé, demandé, monté des escaliers, stationné sur des paillassons, attendu et scruté le moindre bruit ou mouvement derrière la porte. "Bonsoir! excusez moi de vous déranger, je viens pour le recensement." Alors, sourire ou grognement?

Ce n'est pas toujours la meilleure heure, plutôt le tourbillon du début de soirée. Si j'arrive avant, je ne trouve personne et plus tard c'est trop tard. L'un revient tout juste du bureau, l'autre sort acheter ce qu'il a oublié pour le dîner, les petits sortent du bain, certains finissent leurs devoirs. Une femme agressive, un homme ronchon, mais aussi des enfants charmants, des baby-sitters souriantes, un vieux monsieur séducteur, une dame adorable, des bavards, des méfiants, des vifs et des lents, détendus ou angoissés. J'ai croisé des jeunes efficaces et rapides, d'autres coopérants et attentifs "entrez madame, asseyez-vous, voulez-vous boire quelque chose?" Pas vraiment le temps de m'asseoir mais c'est tellement plus confortable lorsqu'on peut de poser son classeur, sortir les documents et écrire sur un coin de table ou de buffet, parce que sur les bras ça pèse tous ces bulletins! J'aime ces rencontres surprenantes et variées, ces sourires et ces grimaces de la vie, et j'aime aussi le soir en rentrant, allonger mes jambes fatiguées dans un bain relaxant

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mardi 13 janvier 2015

simplement ensemble

Quelles que soient les réactions, les récupérations, quelles que soient les raisons profondes de chacun, nous étions là, simplement ensemble, dans un même élan de solidarité

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Ce fut lent à démarrer. Bloquées pendant une heure autour de la place de La République, au rythme de la Marseillaise et des vagues d'applaudissements qui se propageaient comme une ola, nous sommes redescendues vers le carreau du Temple et lorsqu'un policier s'est fait ouvrir le passage nous lui avons emboîté le pas jusqu'au boulevard Voltaire.

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Il nous fallut plus de quatre heures pour arriver jusqu'à la Nation! Tout au long du boulevard, il y eut beaucoup de calme et des échanges formidables, des sourires, des conversations diverses, quelques chants et des rires. A cause d'une rencontre imprévue d'un chapeau rouge, j'ai posé avec des inconnus pour une série de photos.

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Nous avions décidé d'être toutes les deux, Sylvie et moi, et ce fut très judicieux. Nous avons la même envie de faire des photos, la même façon de nous faufiler pour avancer, le même plaisir à échanger ou nous renseigner sur les sigles et les symboles. J'ai aimé participer à ce rassemblement. Ce fut un moment de recueillement, de ferveur, de fraternité et de partage avec toutes sortes de gens. J'ai même aidé un jeune homme à déployer son grand drapeau berbère!

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Il y a bien longtemps, le 1er janvier 2015, nous échangions des voeux de nouvel an. Mais non, je débloque, il y a moins de 2 semaines!! Toutefois, tant de choses se sont passées, le temps s'est étiré....

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