le blog de marie madeleine

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lundi 14 avril 2014

Prague

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Cinq jours pour découvrir la cité dorée, cinq jours pour visiter certains monuments de Prague avec une classe de 25 élèves, c'est magnifique, un peu fatigant et donne envie d'y retourner flâner avec des amis et de prendre le temps d'arpenter les vieilles ruelles où nous n'avons pas pu aller. J'ai beaucoup aimé le ciel bleu des premiers jours, la lumière sur les toits et le ciel noir au dessus du vieux Pont Saint Charles qui enjambe la Moldau.

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J'ai aimé la gentillesse de Jarka et sa passion pour son pays, l'efficacité de Sylvie et ma complicité avec Sylvain. Par dessus tout j'ai adoré les élèves de cette classe de banlieue avec leur côté racaille (c'est leur terme) au grand coeur. L'avantage d'être accompagnatrice c'est de ne pas porter la responsabilité du voyage, l'inconvénient c'est que l'organisation n'est pas celle que j'aurais choisie. Je me rends compte aussi que c'est plus difficile pour moi d'être une suiveuse qu'une meneuse mais c'est un bon exercice! Malgré tout ce fut un bon séjour profitable aux enfants qui, du haut de leur 12 ou 13 ans, furent tout à fait enchantés

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Ce qui est formidable chaque fois que j'accompagne la classe de Thérèse en Angleterre c'est que nous sommes exactement sur la même longueur d'onde aussi bien pour prévoir le rythme de la journée que pour la rigueur et la sécurité des élèves. C'est important pour moi de ne pas empiler visites et activités, de laisser des temps de vraie respiration sans tous ces moments d'attente vécus à Prague, de trouver un équilibre sans osciller entre vide et précipitation. Cela me rappelle les bons moments passés avec Brigitte en classe verte à Habère-Poche il y a plus de 20 ans

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dimanche 30 mars 2014

Mon banc

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J'adore les bancs de Kew Gardens! Lorsque Jane habitait à 2 minutes de ce parc magnifique nous y allions souvent et j'y allais seule l'après midi pendant qu'elle soignait ses patients. Après avoir respiré l' odeur des jacinthes dans les sous bois, après avoir admiré les rhododendrons ou la roue d'un paon dans les grandes allées, quel plaisir de se poser et de regarder jouer les canards dans un coin éloigné du centre, au bord d'un petit étang où nichent cygnes et poules d'eau.

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Nous retrouvions chaque fois le même banc et nous avions un jour décidé avec joie que ce banc serait le nôtre et que nous y ferions inscrire après notre mort ici venaient Jane et Marie-Madeleine, amies depuis l'enfance. Oui! car sur chaque banc une petite plaque de cuivre commémore une ou plusieurs personnes. Depuis que Jane et Fiz ont déménagé de l'autre côté de Richmond, il faut prendre la voiture ou le 65 mais nous aimons toujours y aller sous le soleil regarder briller dans la verdure les grandes serres transparentes.

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J'aime toujours autant les grandes allées vertes, les immenses pelouses, les sous-bois fleuris, la nature si bien entretenue et mise en valeur. Partout l'on trouve un ou plusieurs de ces bancs dédiés aux amoureux du parc. Dans les bosquets ou le long d'une allée, dans tous les espaces de ces beaux jardins on peut se reposer à l'ombre, admirer les fleurs ou guetter les animaux, veiller sur les enfants qui jouent ou lire au soleil.

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Quand nous serons mortes, qui sait, nous pourrions avoir notre banc? Nous en avons parlé, Jane s'est renseignée mais le prix de l'emplacement est vraiment très élevé!

vendredi 28 mars 2014

Bric à brac

Je me réjouissais d'aller voir à Chaillot Metamorphosis.Dés l'entrée dans la salle, le décor m'a surprise et séduite. Quelle déception ensuite! Quelques danses m'ont fascinée, les références aux mythes fondateurs m'ont interessée, un moment de poésie m'a émue, la montée en puissance musicale m'a emprisonnée, mais chaque fois l'envolée qui se fait dans la violence et souligne la noirceur du monde m'a terrifiée. Le texte d'Ovide est un prétexte à plus de deux heures de bric à brac sonore et lumineux, à plus de deux heures de vomissures de couleurs et de mots. Cette vision de la violence du monde contemporain et de ses puissances manipulatrice est trop loin de moi, trop loin de l'espoir et de l'amour, de ma façon de voir le monde et d'appréhender la vie. Ce fut difficile à supporter aussi bien pour Pablo que pour moi. En sortant j'avais mal à la tête mal au coeur, envie de boire et de me laver.

metamorphosis.jpg un des moments que j'ai trouvé très beau au cours de cette soirée

Cette année c'est la première fois qu'un spectacle me déçoit mais heureusement j'ai vu d'autres choses!
En janvier ma fille et moi avons été enchantées par "La Locandiera" de Goldoni que nous avons vu le soir de mon anniversaire au théâtre de l'Atelier. Le texte vif est porté par d'excellents comédiens et nous avons bien ri et souvent souri avec émotion devant l'interprétation vive et légère de Dominique Blanc, Locandiera pétillante et futée, porte-drapeau des femmes.
Quand elle m'a invitée à voir "Le Pianiste aux 50 Doigts"de Pascal Amoyel au théatre du Ranelagh, Sylvie ne savait pas que j'adore Cziffra découvert grâce à Maman avec les Rhapsodies hongroises de Lizt lorsque j'étais enfant. Merveilleux partage musical qui donne envie de reprendre les propos du Canard enchaîné "Pascal Amoyel fait feu de tout doigt"ou de France musique "Le spectacle de Pascal Amoyel sur Cziffra… Bouleversant… des frissons !"
Quelle force sombre et quels comédiens dans "Mangez le si vous voulez" d'après Jean Teulé au théâtre Tristan Bernard. C'est l'histoire vraie d'un fait divers (1870)où un seul mot mal interprété conduit son auteur à la torture et à la mort. C'est terrifiant! Heureusement que le grotesque et l'humour nous aide à supporter cette histoire tellement possible, tellement actuelle.
J'ai vu "Liliom" au théâtre de La Colline, pièce écrite par un dramaturge hongrois dont Fritz Lang fit un film en 1934. Représentation sensible et fine pour d'émouvants personnages qu'on voit se battre pour sortir de la misère sociale mais aussi affective et culturelle.
Au théatre de Belleville, "La maladie de la mort" d'après Marguerite Duras est un spectacle étonnant et riche entre danse, performance théatrale et jeux de lumière magnifiques.
Avant d'en parler à mes amis et à leurs enfants j'ai vu Eve Dadiès, superbe sorcière clowne que je vous conseille d'aller voir avec vos 4- 8 ans si elle remonte sur scène aux prochaines vacances scolaires

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La lecture théatrale à Vincennes d "Exploits mortels" de Rasmus Lindberg m'a donné envie d'aller voir "Le mardi où Morty est mort à La Cartoucherie. Oui mais quand? ça ne dure que jusqu'au 13 avril et l'emploi du temps de mes soirées est très chargé jusque là!

lundi 24 mars 2014

superbe week-end

Nuages, ondées et turbulences électorales n'y ont rien changé, pour moi ce week-end fut lumineux.
A mon retour d'Angleterre j'ai vu mon fils redevenu vincennois pour quelques jours. En formation au siège de l'entreprise qui l'emploie il a préféré à l'hôtel réservé par sa boîte un retour au pays de son enfance où il est resté une partie du week-end avec sa mère et ses copains. Quels bons moments! Quatre petits déjeuners, des bouts de soirée et une belle journée. Tristan avait souhaité voir sa tante. Nous avons donc passé la journée de samedi à l'Ile-Adam chez Marie-Claire et Pierre. Je n'aime pas voir ma petite soeur malade mais je l'admire et nous avons passé un excellent moment tous les quatre. Dimanche matin, mon fils reprit son train pour Pimberty, l'après midi j'ai animé mon atelier de dessin et ma fille m'avait réservé une surprise. Elle est passée avec son ami entre un baptême et son avion pour un thé et quelques bavardages... quel plaisir!

Des années après cette période où ils jouaient tous les deux j'ai pu passer un moment avec chacun de mes enfants sans nostalgie et avec bonheur. J'ai realisé encore une fois à quel point ma famille est précieuse et exceptionnelle. J'aime retrouver ma soeur ou mes frères, mon beau-frère et mes belles-soeurs. Mes enfants resteront toujours mes "petits". "Embrasse tes petits pour moi" disait Anne-Marie, l'amie de Maman à laquelle je pense souvent.

soeur.jpg Tristan et Eve en juin 1981. J'en profite pour souhaiter un bon anniversaire à Jean-Marie, le père de ces deux merveilles!

vendredi 21 mars 2014

J'ai raté le prince charmant

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C'est le printemps, je reviens d'Angleterre où j'ai raté le prince charmant. Je ne sais si quelqu'une réussit à embrasser l'un d'eux comme le suggéra mon amie Sylvie, mais je n'étais pas là lorsqu'il s'est transformé en prince car la route était barrée pour laisser les crapauds traverser jusqu'à la rivière. Avez vous déjà vu ça? Cela m'avait déjà paru un peu fou lorsque Jenolekolo en parla sur son blog et je ne savais pas que les crapauds migraient. Et bien c'est ainsi à Richmond upon Thames, un agréable quartier de Londres où vivent mes amis Jane et Fiz.

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Pas de prince en vue! Je m'en suis donc retournée chez Jane à travers la grand place, Ham Common, endroit prisé par les londoniens pour leur promenade dominicale, entre les bords de la Tamise et Richmond park. A partir de 15h j'ai vu s'égayer des nuées d'écoliers et de collégiens par vague de couleurs. Les uniformes sont variés, noirs et bleu lavande dans l'école du quartier où habite mon amie. Dans le quartier de ses petits enfants, la sortie d'école ressemble à une joyeuse envolée d'oiseaux rouges et noirs. Il y a moins de stress dans la cour de récréation que dans celles que j'ai connues, les parents y bavardent entre eux ou avec les profs, il y a des grands-parents, des mamans et des jeunes filles au pair tandis que certains enfants restent dans des clubs. Les enseignants vous font un sourire en surveillant la cour...Il faisait grand beau. Après la sortie de l'école, les plus jeunes avec leur mère ou leur nounou, les plus grands par groupes, tous profitent du soleil sur la belle pelouse.

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J'aime passer quelques jours avec Jane dont j'ai déjà parlé ici. La compagnie d'une amie la stimule et lui est bénéfique d'autant plus qu'elle sort d'une grave dépression et que la vie quotidienne lui est difficile. . Nous avons flâné dans les rues de Richmond, profité du jardin et des grands espaces verts devant la maison, marché le long de la Tamise, passé une journée à Kew Gardens. Dimanche Fiz nous a emmenées dans la verte campagne anglaise. Ce fut une belle semaine rythmée par le soleil, la nature et l'amitié.

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mercredi 12 mars 2014

Titouan Lamazou

Cet hiver, je n'ai pas vu beaucoup d'expositions. Entre mon voyage à Bali, le séjour de mes petits enfants, la semaine chez ma fille et Noël, le temps passa très vite. En janvier et février, entre le recensement et mes activités, je n'ai pas vu les journées passer. A l'Orangerie j'ai vu les oeuvres de Frida Khalo et Diego Rivera, à Orsay j'ai vu Le nu masculin et Gustave Doré. Je ne suis allée ni au Grand Palais ni à la Pinacothèque. Je regrette surtout Félix Valloton dont j'aime beaucoup les paysages. Alors ce trimestre, j'ai bien l'intention de me rattraper et d'aller voir a rétrospective Van Gogh du musée d'Orsay et les collections privées des peintures impressionistes, d'autant plus que Le musée Marmottan est celui que je préfère!

2014-03-02_17.02.20.jpg femmes du monde dans une illustration de Gustave Doré

J'avais tenté deux fois d'aller voir l'exposition des photos de Brassaï à l'hôtel de ville mais la queue était si longue que j'y avais renoncé. cette semaine je me suis décidée à y aller le matin et n'ai attendu qu'une petite demi heure, et au soleil!Les photos de Paris des années 30 me rappellent celles des 20 ans de Maman.

2014-03-06_11.11.53.jpg femme de regardant dans un miroir, Brassaï

Samedi dernier, j'ai eu une bonne surprise, un sms d'une de mes élèves, un moment de libre en fin d'après midi, et me voilà au vernissage de l'exposition de Titouan Lamazou pour la journée de la femme à Fontenay sous bois! Les portraits sont superbes et se photos chargées de messages à la gloire de la femme. Le lieu est vaste et clair, les portraits très beaux et émouvants, les photos très expressives du combat de l'artiste, l'homme était accessible, simple et gentil. En voilà un à qui le succès n'est pas monté à la tête!

2014-03-08_19.20.15.jpg Une des femmes du monde de Titouan Lamazou

samedi 8 mars 2014

Femme qui court....

8 mars, journée des femmes, fête des femmes. Il est de bon ton d'en rire ou de la réduire par des propos sarcastiques. Dommage! C'est comme un étendard, un drapeau qu'on garde dans son armoire et qu'on sort pour la fête nationale. Les autres jours nous appartiennent mais le 8 mars est jour de fête. Quelle fierté d'être femme!

J'ai attendu pour naître que les femmes aient le droit de vote. Quand j'étais adolescente, Maman était "femme au foyer"et pensait que le travail des femmes était un scandale. Elle s'occupait beaucoup de nous, je me sentais surveillée, ne voulais pas être comme elle et courais après ma liberté. Je rêvais de travailler pour ne dépendre de personne. Etudiante je militais au MLF, j'assistais aux réunions de la mutualité, je manifestais pour notre liberté sexuelle, j'allais dans des endroits étranges voir un drôle de médecin pour obtenir "la" pilule encore interdite. J'étais une jeune femme légère et libre. J'avais choisi un métier que j'exercerai pendant 35 ans avec bonheur et j'épousai un photographe sans revenus, un artiste intelligent et beau.

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J'eus deux enfants. Lorsqu'ils étaient petits je courais après le temps! Pas le temps de m'arrêter, de me reposer et de regarder les nuages. Pas le temps de lire dessiner ni bloguer, de toutes façons il n'y avait ni internet ni ordinateur! Je m'accordais exceptionnellement un film à la télé le mardi soir avec un tricot ou un ourlet à terminer. Pas le temps de parler longtemps au téléphone mais heureusement il y avait la récré pour bavarder avec les copines! La période la plus speed fut celle des années d'école maternelle d'Eve. Les deux premiers mois elle déjeunait à la cantine comme son frère avant elle et comme moi depuis mes premières années d'enseignement. Cela me donnait le temps de travailler dans ma classe et de prendre le café avec mes collègues. Lorsque la maman d'une de mes élèves me dit que chaque midi en allant chercher sa plus jeune fille elle voyait ma fille pleurer et encore pleurer lorsqu'elle la raccompagnait, je retirai Eve de la cantine. La course s'accéléra mais on ne laisse pas sa fille de 3 ans pleurer tous les jours!

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La journée était remplie d'activités que je ne pouvais éviter. Mon mari était journaliste. Il ne s'occupait guère de la maison ni des enfants, en voyage ou enfermé dans son labo photo pièce de la maison qui lui était réservée. Préparation du petit déjeuner avant 7h, réveil des enfants, douche et p'tit déj, départ à l'école, retour à midi après avoir récupéré Eve à la maternelle, repas, retour à l'école, travail puis goûter généralement au bois. L'après-école était un moment de détente comme le mercredi après le ménage et les courses. Au petit square du bois, je retrouvais mes copines et mes enfants leurs copains. Et puis après le passage à la boulangerie sur le chemin du retour, il y avait le bain des enfants chacun à leur tour pendant que je préparais le dîner,le retour de Jean-Marie, le dîner, le coucher et l'extinction des feux à 20h30 après l'histoire du soir. Alors, je me replongeais dans mon travail, m'installais pour corriger les cahiers, préparer ma journée de classe, découpages, étiquettes de lecture, jeux mathématiques et modèles d'écriture pour mes chers petits CP. Peu de temps pour parler, pas de temps pour regarder un film, peu de temps pour lire, juste envie de dormir quand j'avais fini, vers 23h30, Ce furent de belles années malgré un emploi du temps meurtrier du couple. J'étais libre, très speed et maigre.

Maintenant je me sens parfois un peu seule mais je suis tout à fait libre! J'ai le temps de de prendre le temps. J'ai la chance de dormir longtemps, de traîner le matin, de lire, de méditer, de voir défiler les nuages, d'observer les oiseaux sur le rebord de ma fenêtre, d'écrire ou dessiner, de coudre, tricoter, de marcher au bois, de flâner dans Paris ou dans les rues de Vincennes, de partir plusieurs jours, d'aller au ciné, de voir mes amis... J'ai acquis douceur et rondeurs et je ne fais que ce que je veux. Pour combien de temps? je cours après le reste de ma vie, heureuse d'être une femme.

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lundi 3 mars 2014

3 mars 1977

Il y a 37 ans naissait le plus beau bébé du monde, le mien!

2014-03-03_08.42.47.jpg Tristan dans la journée du 3 mars

Et comme chaque année je me souviens de tout avec précision, de la layette que j'avais tricotée et préparée, du match que regardait Jean-Marie, des bottes que je ne voulais pas enfiler pour sortir, du décompte des contractions dans le taxi, de l'arrivée aux Diaconesses vers minuit, de l'examen de la Sage-femme, du renvoi du papa " monsieur, on la garde parce que c'est la nuit mais ce n'est pas pour maintenant, rentrez chez vous,vous avez le temps on vous appelera!" et du rappel une demi-heure plus tard pour qu'il assiste à la naissance. Je me souviens de la salle d'accouchement, de mes efforts, des douleurs, du renvoi de Jean-Marie "pas de photo svp", de la venue du médecin, du sang, de l'épuisement, des points de suture, et par dessus tout je me souviens de ce moment extraordinaire où l'on déposa le bébé emmitouflé tout contre moi. Trente sept ans après je ressens à l'évocation de ce souvenir la même onde immense de bonheur jamais ressentie auparavant et que je connaîtrai à nouveau 4 ans plus tard. C'était le 3 mars, il était 2h50

samedi 1 mars 2014

L'homme idéal

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L'homme idéal! Le mien, le vôtre? Voici l'homme de Vitruve aux proportions idéales, redessiné par Léonard de Vinci. Peintre de génie mais aussi chercheur, inventeur, c'est l'homme le plus extraordinaire par la variété et l'étendue de ses recherches et créations. J'ai depuis longtemps une sorte de passion pour lui. J'ai donc entraîné mon amie Thérèse au Clos Lucé dans une escapade de trois jours en Val de Loire.

IMG_9716.JPG La Loire à Amboise

J'avais choisi une chambre d'hôte dans un ancien relais de chasse entre Amboise et Chenonceaux, l'auberge Marcheroux. Les chambres ont été aménagées dans les anciennes écuries, simples et très propres. Le temps ne nous a pas permis de profiter des aménagements extérieurs mais nos hôtes ont tout fait pour que nous accueillir agréablement. La situation est idéale et le cadre magnifique. Après une première journée à Amboise et surtout au château du Clos Lucé, notre hôtesse a réchauffé la soupe cuisinée par Thérèse que nous avons appréciée devant un bon feu de cheminée.

IMG_9722.JPGThérèse à la porte de l'écurie devenue chambre

Réveillées par le chant des oiseaux, nous avons bénéficié de belles éclaircies tout au long de la journée pour la visite du château de Chenonceaux. Ce fut un enchantement qui nous permit de poursuivre notre voyage au sein de l'effervescence créative de la Renaissance. Hélas le lendemain Thérèse ne put voir de Chambord que la boue et les travaux pour y entrer, l'intérieur glacial et l' imposante masse grise sous une pluie incessante. Rien de la majesté superbe de cette noble bâtisse au milieu de la forêt où l'on entend bramer les cerfs.

P1150844.JPG Le château de Chenonceaux enjambe le Cher

samedi 22 février 2014

médaille d'or

184 logements recensés, 182 récupérés, 98,91 %, c'était jeudi mon taux de réussite du recensement.

..Crébillon, Diderot, Joseph Gaillard, rue de Strasbourg ou de la Liberté, et même quelques adresses avenue de Paris... Comme mes collègues j'ai relevé les noms sur les boîtes à lettres, noté les situations, gauche, droite, face, premier étage , deuxième, jusqu'au dernier. J'ai longé des trottoirs, attendu les feux verts, emprunté des passages, traversé des jardins et suivi des allées. J'ai poussé des portes et cherché des codes d'entrée. Allées, venues, repérage, guet, j'ai suivi des traces et interrogé les facteurs, puis j'ai commencé l'enquête.

Pour atteindre les hauteurs j'ai grimpé des étages. J'ai pris des ascenseurs et descendu des escaliers, tiré des sonnettes, frappé à toutes portes. J'en ai vu des paillassons! J'ai salué, distribué, expliqué, questionné "Combien êtes-vous? Est-ce votre résidence principale?" j'ai écouté, rassuré, conversé ou glissé un avis pour un prochain passage. J'ai écrit pour celle qui ne voit pas bien, pour celui qui tremble ou ceux qui ont trop mal aux mains. Chaque soir après l'heure du thé et le samedi une bonne partie de la journée, j'ai repris ma "tournée". Cette année il y eut peu de désagréments, peu de pluie, pas de neige ni de froid, juste quelques grognons de l'heure de mon passage décalée car mal évaluée et beaucoup d'absents qu'il fallait pister pour être sûre de pouvoir les trouver chez eux. Seule la dernière personne que j'ai recensée m'a très violemment rejetée.

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Il n'y avait jamais personne à la porte gauche de ce quatrième étage sans ascenseur où je passais tous les jours depuis le 17 janvier. J'avais laissé des avis de passage et envoyé trois lettres tamponnées de la mairie. J'étais prête à abandonner. En quittant le bureau de ma responsable à qui je venais de rapporter les bulletins, je décidai une dernière tentative. Je gravis les étages et, sans conviction, sonnai à la fameuse porte gauche. Miracle! une voix répond, une clé tourne dans la serrure. Quelle bonne surprise! enfin quelqu'un! Je me réjouis déjà quand une furie m'interpelle et me parle en criant. Suite aux multiples avis reçus, elle s'était présentée à la mairie pour dire qu'elle vivait ailleurs et ne revenait à Vincennes que rarement. La personne de l'accueil l'avait renvoyée en lui disant qu'elle n'avait rien à faire. Erreur qui causa sa colère contre moi. Avec des mots paisibles, j'ai fini par l'amadouer si bien qu'elle n'eut de cesse de me faire entrer, de me faire asseoir, de me montrer ses ouvrages et de me parler ,me parler...C'est une femme raffinée, vive, joyeuse et cultivée chez qui je suis restée une heure et demi! C'est la dernière personne que j'ai vue pour le recensement.

PS le 23 février: Bonne surprise ce matin lorsque Sylvie notre responsable m'avertit d'un autre retour. Et tout à l'heure, à la suite d'un appel téléphonique un peu ferme, voici le bulletin de celui qui n'avait "vraiment pas le temps". Et me voilà "Médaille d'or" des agents recenseurs avec 100% de réussite! .

lundi 17 février 2014

Atelier du dimanche

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J'aime vraiment beaucoup partager mon goût pour le dessin et transmettre les techniques que je connais.Chaque fois que c'est possible, je fais dorénavant 2 ateliers par mois. Cela permet aux fidèles de choisir leur date ou de venir plus souvent, comme il leur plait. Cela permet aussi d'être un peu moins nombreux chaque fois et d'accueillir un ou deux nouveaux élèves.

dimanche 9 février 2014

Riz au lait

Très souvent à l'heure où je passe récolter les bulletins du recensement dans les couloirs et les escaliers s'échappent des odeurs de potage, de grillade ou de pâtisserie. Ce soir là, dans un petit immeuble au fond d'un jardin, entre le quatrième et le cinquième étage, un parfum bien singulier emporta mon esprit...

C'est jeudi. Nous sommes rentrés de promenade avec Maman, nous avons joué tous les quatre puis goûté dehors et terminé nos devoirs. Ma mère tricote au son des Valses de Strauss tout en surveillant notre chère Alfrédine qui fait le mènage. Papa est parti ce matin dans le Cotentin pour une expertise et va rentrer tout à l'heure. Mes frères et ma soeur jouent tous les trois dans la pièce à jouets, et je peux m'isoler. Entre les étages, à l'endroit où la marche est plus large car l'escalier tourne, il y a un petit palier et c'est là que je lis. Assise sur le rebord de la grande fenêtre qui m'éclaire, je suis tranquille! Personne ne monte au deuxième étage sauf Papa dans la soirée "pour faire sa radio" lorsque nous sommes couchés car c'est dans la pièce la plus haut perchée de la maison, qu'est installé son équipement de radio-amateur.
La comtesse de Ségur me transforme en Bon petit diable. Du rez de chaussée monte une odeur écoeurante de lait chaud qui ne m'indispose pas tout à fait. Je m'émeus d'un chagrin, me révolte contre un sacrifice ou une injustice qui fait souffrir, j'accélère ma lecture et m'enfonce dans la vie d'un autre tandis qu'entre les pages se faufile une douce odeur caramélisée. Je ne respire qu'à la fin du chapitre et jette un regard sur le parc où s'ébattent les oiseaux. Hum! ce parfum qui caresse mes narines...mais oui! ça sent la cannelle, Maman a préparé du riz au lait pour le dessert!

lamaison2.jpgAu centre de la maison de Ryes , "MA" fenêtre donnait sur la pelouse du parc.

Parfois ma mère prévoyait une Turgoule. Le samedi matin, à Ryes,chacun pouvait porter la sienne chez le boulanger où madame Apodème la mettait à cuire un jour et une nuit entière dans son four à bois. Il suffisait de réserver sa place et le dimanche après la messe nous allions chercher le plat doré empli du mets précieux.

Je ne dois plus manger ni graisse ni lait mais je ne sais pas résister à la tentation d'un riz au lait. J'aime sa douceur fondante et le goût sucré qui s'étale dans le palais. Dés la première cuillère dans la bouche, c'est un cocon douillet où je me love, une sorte de lange de flanelle blanche, un nid de coton où je me retrouve bébé sous le regard de ma Maman. Le goût de l'enfance!

vendredi 7 février 2014

Tornade fait son cinéma

Pour les rencontres internationales du cinéma Tornade était là, sur la place de la mairie et dans les rues de la ville. Lorsqu'il fut question de choisir une voiture elle hésita. Le beau taxi jaune était très séduisant, mais elle se contenta d'y monter pour une séance photo car c'était plus amusant d'être à ciel ouvert dans une voiture flamboyante pour la "tournée" en ville après

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mercredi 5 février 2014

gilet cache-coeur

Il est plus rouge que myrtille, moins vif que bordeaux, pas exactement prune ni tout à fait bourgogne, le gilet cache-coeur que j'avais terminé pour les 6 ans de Lelia! Sur un modèle de la Droguerie j'ai remplacé le croquet de la bordure par un galon brillant qui fit la joie de ma petite-fille. J'ai utilisé pour ce gilet une ancienne laine Phildar (tricotée avec des aiguilles N°3 et N°3 et demi) que j'avais récupérée chez Claudine dans les greniers de sa maison de campagne de Courtacon au retour de notre week-end à Bar le duc.

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C'était donc tout naturel de créer pour sa première petite fille une petite brassière avec la laine qui restait et du blanc pour éclairer le visage de la toute petite demoiselle. Je l'ai fait à la taille d'un prématuré de 36 semaines et ça lui va comme un gant. C'est une toute petite Lili née plusieurs semaines avant la date prévue. C'est joli Lili, j'adore!

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Les parents de Lili m'ont tout de suite remerciée avec une photo du bébé, et ça m'a fait vraiment plaisir.
Les photos sont un peu floues mais les ouvrages sont réussis.

samedi 1 février 2014

Le paquet

Quand j'étais enfant ma marraine m'envoyait des cadeaux. Elle vivait loin et ne venait presque jamais tandis que mes frères et soeurs voyaient régulièrement leurs parrains et marraines. Alors elle m'envoyait des paquets...quelle joie c'était pour moi! Mes frères et sœur m'enviaient lorsqu'arrivait un colis. C'était un paquet à mon nom, un paquet à découvrir toute seule. Ils étaient tous autour de moi attendant que je dévoile le trésor. C'était difficile à ouvrir et l'impatience se faisait sentir. J'essayais de défaire soigneusement les nœuds de l'emballage et presque chaque fois il fallait l'aide d'un adulte pour couper la ficelle. J'étais alors la reine. Moi seule pouvait trouver et révéler le cadeau que ma marraine avait choisi pour moi. Elle s'appelait Marie-Madeleine, était un peu comme une fée, et tous rêvaient d'avoir une marraine aussi belle et lointaine que la mienne qui envoyait des cadeaux d'Amérique. Il arrivait que l'un ou l'autre de mes frères ou de ma soeur aussi reçoive un colis empli de surprise. Chaque fois c'était la même impatience, la même joie pour tous autour de celui qui fêtait son anniversaire.

IMG_9524a.jpgphoto que je gardais précieusement de ma marraine avec sa fille.

Les parents qui ouvrent les paquets de leurs enfants à l'avance n'imaginent pas le plaisir dont ils les privent. Certains parents veulent leur simplifier la tâche ou vérifier le contenu, d'autres ouvrent les lettres ou les cartes sous prétexte que l'enfant ne sait pas lire... ils ne savent sûrement pas le mal qu'ils font et quelle privation c'est pour l'enfant! Je me souviens d'un collègue qui contrôlait le courrier reçu par son adolescent "pour son bien" ou "pour éviter les mauvaises fréquentations". Quelle tristesse! Maman pensait ainsi nous protéger en lisant nos courriers après réception à notre insu. Je ne lui en veux pas mais ce fut une souffrance qui m'a incitée à me révolter et à faire tout ce qui était interdit en cachette dès que j'ai pu, vers 7 ans. C'est aussi pour cette raison que je suis extrêmement sensible à la moindre intrusion. Pour ma part, je n'ai jamais jamais ouvert une lettre ni lu un courrier de mes enfants fut-il en évidence dans leur chambre et j'en suis fort aise. Je leur ai fait confiance dès le plus jeune âge et j'ai eu raison de le faire.

IMG_9522a.jpg mon fils à l'âge d'Odin, donnant le biberon à sa petite soeur

J'essaie de re-créer ce plaisir pour mes petits-enfants et leur envoie des cadeaux par la poste puisqu'ils habitent loin de Vincennes. Odin a eu 5 ans, il a reçu son paquet, celui que j'avais préparé pour lui. Il l'avait vu lorsque le facteur l'avait apporté et savait que c'était pour lui, pour le 31 janvier, jour de son anniversaire! Dans le paquet j'avais mis de l'attention et de l'affection pour choisir et emballer ses cadeaux, des talkie-walkie, une vraie chemise d'homme blanche comme celles de son papa, et d'autres bricoles, livres, jeux, etc... J'avais ajouté un petit cadeau à donner à son frère et sa sœur dans un esprit de partage. Je fais toujours ça! J'espère qu'il était content.

lundi 27 janvier 2014

un bel anniversaire

"ça y est, j'ai vieilli d'un an pour la 68ème fois!" C'est ce que j'ai écrit sur FB hier. Et les commentaires furent très sympathiques pour me souhaiter un bon anniversaire avec quelques gentilles remarques qui tentent à me rassurer d'avoir vieilli: "68 fois plus belle!... même avec un an de + On ne voit pas les rides!...Tu irradies toujours autant, formidable!"... Et une merveilleuse citation de Tchékov " Qui diable a parlé de vieillesse ? Il n'y a pas de vieillesse, balivernes, bêtises ! Quand la vigueur gicle par toutes les veines, c'est la jeunesse, la fraîcheur, la vie ! Là où il y a du talent, Nikitouchka, pas de vieillesse!"Le Chant du Cygne.
Ces mots me touchent et me font vraiment plaisir, mais oui, j'ai vieilli et continue de vieillir, de "grandir" disions nous lorsque nous étions enfant. Je ne cesse de mûrir dans mes pensées, d'entretenir la joie de vivre, de m'émouvoir et de souffrir parfois. Je n'aimerais pas rajeunir comme le disent certains, je n'aimerais pas revivre la peur de perdre ma petite soeur lorsqu'elle fut malade, le déménagement qui me fit quitter Ryes et mes amis d'enfance, je ne voudrais pas revivre les souffrances qui précédèrent mon divorce, la course à l'argent et les cours après l'étude et l'école, la maladie de mes parents et la fin de leur vie, les durs moments de solitude que je n'ai pas choisis. Si je pouvais retourner en arrière je choisirais mes années d'étudiante et de jeune maman, ces années joyeuses qui commencèrent en 1964 et s'écroulèrent en 1989.
Chaque année me réserve des moments douloureux mais aussi des moments de joie. J'ai la chance d'être là, de retrouver mes amis, mes merveilleux enfants et mes trois petits enfants. A Noël, j'ai été gâtée par la présence et les cadeaux de Tristan venu passer une semaine à Vincennes, pour mon anniversaire j'ai été gâtée par la présence et les cadeaux d'Eve venue y passer 4 jours. Flâneries dans notre belle ville et visite du musée de l'Orangerie qui fut le lieu quasi quotidien de mes rendez vous des années 67 et 68 et que ma fille ne connaissait pas! Soirée théatre à l'Atelier pour la dernière d'une "La Locandiera", pièce de Carlo Goldoni drôle et pleine de finesse où "Dominique Blanc parvient à faire jaillir la beauté du théâtre de Goldoni: une farce pétillante et doucement mélancolique. Magistral"(extrait de L'Express). Que de bons moments pour terminer 2013 et commence l'année nouvelle!

IMG_9465a.jpgEve devant le théâtre de l'Atelier place Charles Dullin

jeudi 23 janvier 2014

Le nez en l'air

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Dans les rues de la ville, j'ai toujours le nez en l'air. Comme sur un chemin de campagne, j'ai l'oeil aux aguets, les narines qui frétillent et l'oreille en alerte. A Vincennes ou dans Paris, que je me promène ou porte un panier pour aller au marché, je marche en touriste, toujours prête à découvrir une vibration de l'air, un éclat de lumière ou le chant d'un oiseau. Lorsque je travaillais et traversais le bois, lorsque je longeais La Chaussée de l'étang pour aller à l'école, souvent je m'arrêtais un instant. Je guettais les couleurs nouvelles du printemps ou l'odeur des feuilles mourantes au bord du lac, j'aimais découvrir la fraîcheur de l'air, le mouvement des nuages et le rythme du vent dans les branches.
Grâce au recensement, mes trajets varient et je fréquente des rues où je ne vais guère habituellement. Alors je remarque des pierres brillantes, des portes dentelées et des coins de verdure que je n'avais jamais regardés. Je prends parfois des photos mais surtout, j'inspire, j'expire et alors, je sens la vie en moi qui fusionne avec la vie alentour.

lundi 13 janvier 2014

Recensement

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C'est reparti! Je vais à nouveau hanter les rues autour de chez moi et sortir chaque jour à la nuit tombante comme je l'ai raconté l'an dernier ici. Il y eut une première journée de formation lundi dernier. J'ai fait ma tournée de reconnaissance et distribué des lettres d'information dans les boîtes aux lettres, j'ai repéré des portes et des halls d'entrée, j'ai récupéré des codes, affiché et préparé l'organisation de mes prochaines soirées de travail pour le recensement 2014. Vincennes étant une ville de plus de 10000 habitants, c'est 8% de la population qui est recensée chaque année. Dans les villages et les plus petites villes, c'est l'ensemble des logements qui sont comptés tous les 5 ans. Les videos sur le site de L'INSEE à ce sujet sont claires, très pédagogiques. Encore une demi-journée de formation et quelques préparatifs, et puis jeudi, on démarre, à la rencontre des gens heureux et de quelques grincheux!
A Vincennes, l'équipe d'agents recenseurs est stable et sympathique et je suis contente de les retrouver pour déjeuner tout à l'heure.

vendredi 10 janvier 2014

pompons en fourrure

Lorsqu'il y a deux ans, Eve m'en avait parlé, j'avais eu un mal fou à trouver de la fourrure en pelote pour faire un pompon noir à son bonnet. On trouvait pourtant partout dans Zurich des bonnets côtelés avec un gros pompon tout doux. Cette année on en voit chez nous jusque sur le marché de Vincennes et j'ai trouvé de la fourrure dans toutes les nuances souhaitées. J'ai donc tricoté pour l'anniversaire de ma belle-fille un bonnet violet en laine mérinos avec un pompon gris foncé nuancé de violet. J'ai trouvé ça très joli et j'ai fait pour mes amies des bonnets du même style, un gris clair avec la laine mérinos de Lana stop, l'autre beige ficelle avec la qualité sport de BDF tricotée en double. Les oreilles de mes amies ne craindront ni le froid ni le vent dans la cour de récréation. J'en ai essayé un et je crois que je vais en tricoter un bleu pour moi car ça me va plutôt bien!

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mercredi 8 janvier 2014

tout est en ordre

2014 ne change pas grand chose! J'aime moins les chiffres pairs mais la vie suit son cours comme avant... J'ai un peu tardé à enlever les brosses à dents des enfants du lavabo parce que je trouve ça mignon, mais ça y est, j'ai rangé la maison et quand j'ai accueilli pour le week-end notre ami Le petit belge, la maison était en ordre. J'ai classé mes photos sans en mettre sur le blog. J'ai même découvert que certaines ne montraient pas les visages et que je pouvais vous montrer l'ambiance des vacances des deux "grands" chez moi sans contrarier personne: un bureau pour dessiner au calme pour l'une, une table avec un château fort en lego pour l'autre....

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Le soleil étant de la partie, ce fut très agréable de partir à la découverte de Paris. Comme Odin voulait entrer dans la grande pyramide de verre et que Lelia voulait voir La Joconde parce que "tu comprends Mamilène, Léonard de Vinci est un très grand peintre de La Renaissance", ce fut Le grand Louvre qui nous accueillit cette fois-ci. Oh, nous ne sommes pas restés très longtemps à l'intérieur! juste le temps qu'il faut pour descendre l'escalator, monter dans le pavillon Richelieu, tourner, traverser, admirer quelques sculptures et tableaux avant de faire la queue, à demi-étouffés par les japonais, pour voir cette Mona Lisa tant attendue. Le goûter aux Tuileries fut bienvenu avant le retour en métro "chez nous" en passant par le manège et "notre" square.

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Janvier et février seront vincennois car je me suis engagée cette année encore à faire le recensement qui commence le 16 janvier. Depuis lundi, je fais du repérage, distribue des courriers et colle des affiches dans les halls. Youpi! j'ai distribué mes 183 enveloppes, ou plutôt 182 seulement car cette fois-ci je fais partie du lot et dois me recenser moi-même. C'est toujours ça de gagné, un bulletin récupéré sans encombre!

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