
Les enfants n'attendront plus l'arrivée de son bateau comme le faisaient
Tristan et Eve à Fium'alto ou au port de Campoloro,
Il ne regardera plus la mer pendant de longues heures en maintenant la
barre,
Il ne curera plus sa pipe avec le dos d'une petite cuillère en
argent,
Il n'observera plus les étoiles à la lunette longtemps dans la nuit
,
Il n'ira plus remplir la carafe au tonneau avant de passer à
table
Il ne s'assiéra plus devant son bureau pour faire des mots
fléchés
Il ne travaillera plus l'acier pour en faire des girouettes ou d'irréels
objets,
Il ne sera plus près de Véronique qui sera seule dans leur grande
maison,e
Il ne me montrera plus fièrement les photos de ses petits
enfants.
Il ne me dira plus qu'il se sent malvenu chez moi si le tabac me
dérange,
Nous n'aurons plus d'interminables conversations après le dîner,
Nous ne parlerons plus de politique, de société et de tous "ces cons
qui....,"
Nous ne nous chamaillerons plus pour nos divergences,
Il ne s 'emballera plus pour de nobles idées et la justice
sociale,
Il ne nous embrassera plus aussi fort que s'il donnait un coup de
tête,
Quand je suis passée chez eux il y a 3 semaines, je lui avais dit qu'il
était courageux et digne mais que je voyais bien qu'il était très fatigué
puisque nous n'avions pas polémiqué. Il m'a dit qu'il était content que je sois
venue.
J'ai connu Jean-Georges en 1972, lorsque j'ai connu le père de mes enfants
car il était le mari de sa soeur. Il était de 5 ans mon aîné et fut mon
beau-frère jusqu'à mon divorce. Nous sommes restés proches, échangions des
confidences et quelques engueulades que ma belle-soeur tentait de pacifier. Il
a lutté pendant un an. Les médicaments et et les rayons l'ont épuisé. Son coeur
s'est arrêté hier soir. Je suis triste mais il vivra dans mon coeur et ne
souffrira plus.


(Vincennes,
rue R du Temple au dessus de chez Gard, le fleuriste, où je vivais avec ma
soeur)
( Mimizan
dans les landes, en vacances avec Gilbert,"petit ami" de cette époque)
photo de la
maison retrouvée dans les trésors de Maman!

Noël 1983,
réveil matinal. Tristan avait 5 ans et Eve 2 ans
Noël 1988. Plaisir de mère devant la joie
des enfants
arrière de la
mairie de Vincennes, côté rue de Fontenay
Les sept
en vacances à Vicq sur Gartempe,1935
Bon
Papa et ses 4 fils à St Germain en Laye, 1928

photo prise
dans le parc de la maison de Ryes, en 1954 avant l'année terrible où mourut mon
grand-père et où j'ai eu tellement peur de perdre ma petite
soeur.
carte postale
d'une série que j'ai découverte et appréciée
avec
Christine et Thérèse à la pointe du Hoc
église de
Ryes, vue depuis la promenade des monts
chemin de mes premières amours, à Ryes,
face au presbytère
l'extrémité de
la plage d'Arromanches

les 3 grands, enfants d'honneur, en
route pour le mariage de Maguy
La 1ère à
gauche, avec la grande porte du garage en bois gris, c'est là!
le fameux
chemin du garde-champêtre
photo célèbre dans la famille, une échelle sur le cerisier!
1972-
Jane et Fiz en face de moi, fromage et Cahors au gouffre de
Proumeyssac


Merci Maman de m'avoir appris tant de choses.
D'ailleurs si j'ai lancé les tricots-thés chez moi, c'est sans doute en
souvenir de l'ambiance des ouvrages et divers bricolages que nous faisions dans
la grande salle qui fut auparavant notre salle de travail pour les
devoirs.(1973: Maman tricote, je fais du crochet tandis qu'un de mes frères
monte des films super8)


à 6 ans (devant
Bon Papa) un dimanche avec un ami de la famille en forêt de Compiègne alors que
Mamée attendait son cinquième enfant.
jeune
fille raffinée et demoiselle d'honneur au mariage d'une amie
à 24 ans tu es
l'aînée mais la plus petite grimpée sur un essieu derrière ton plus jeune
frère, en vacances en Haute-Savoie. D'ailleurs Tristan n'habite qu'à quelques
kms de Fessy, dans une vieille ferme savoyarde, ça te plairait
beaucoup!




Il y a
32 ans, c'était un mercredi et depuis 9 mois et 3 jours je l'attendais, ou
plutôt nous l'attendions, son papa et moi. Il avait fait deux mois de montagne
à Val d'Isère, nous espèrions que tout allait bien (pas d'échographie à cette
époque!), nous ne savions pas que ce serait un garçon, rugbyman et
montagnard!
J'avais tricoté, beaucoup marché, traversé le bois de Vincennes de long
en large, je sautais et m'impatientais! J'allais tous les deux jours à la
maternité où on me disait d'être patiente, que le bébé n'avait pas de problème,
que 9 mois c'est juste une moyenne. Je scrutais mon ventre, et lui prenait son
temps, se faisait les ongles et lissait soigneusement ses pétales comme la rose
du Petit Prince.

