le blog de marie madeleine

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samedi 29 novembre 2008

enfants- camionneurs

camion_maël


En flânant sur les blogs des jeunes parents, on voit bien que les enfants sont tous camionneurs....








A dix mois, Maël était un camionneur très joyeux et déjà séducteur sur son gros camion bleu.

camion_alice











Il semble qu'une jolie voiture rose convienne mieux à Alice, demoiselle distinguée et bien féminine dans sa façon de conduire, dès l'âge d'un an.

















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Lelia très organisée, charge les bagages avant de grimper dans le camion orange que ses parents lui ont offert pour son premier anniversaire. Repos pour Tornade l'ours, trop gros pour tenir dans le coffre. Tant pis pour lui, il attendra et ... en voiture.


lelia_camion

camion_tristan Je n'ai pas retrouvé de photos de Tristan sur son camion rouge et pourtant il ne le quittait guère, même pour écouter sa cousine lui lire une histoire.

mon_camionQuand il eut 7 ou 8 ans, que le camion ne servait plus ni à Tristan ni à Eve, nous avions décidé de porter des jouets au secours populaire. Au dernier moment, il s'est rétracté" Non, pas mon camion rouge." et nous l'avons rangé à la cave. C'est à la suite du déménagement que le camion a été cassé par la suite. J'ai malgré tout hésité bien longtemps avant de m'en débarrasser( Tristan avait 18 ans!).

lundi 20 octobre 2008

Mon neveu

A l'heure de l'après 68, au milieu de l'automne, au moment de la reprise des cours, alors que nous mettions notre espoir dans la fac de Vincennes, quelque part dans une maternité parisienne, Jean-Stéphane est né. Je ne le savais pas. Il n'était pas encore mon neveu et c'est lorsque son oncle devint mon mari qu'il l'est devenu...

dordogne

C'était la fin de l'été 1972, en Dordogne. Nous avions tous les cheveux longs, le château de Commarques n'était pas encore restauré, les garçons fabriquaient un kart, et Jane et Fiz étaient venus nous rejoindre avec la Lotus que tout le monde admirait. C'était un enfant vif et joyeux, un beau petit garçon sympathique qui s'intéressait à tout. Il me faisait un peu l'effet d'un enfant sauvage, autonome et dégourdi, élevé sur une colline, en pleine campagne. Il se laissait facilement apprivoiser et nous sommes vite devenus amis. Son père était fier de lui, sa Maman le dorlotait, il menait ses parents par le bout du nez. J'aimais bien cet enfant. Le soir, il ne voulait jamais dormir, ne mangeait facilement que du chocolat et du saucisson, mais adorait les histoires. C'était une joie de les lui lire, et on se relayait avant de tous monter lui dire bonsoir. jsteph

Il a 40 ans aujourd'hui, c'est un homme responsable et un père attentif. Je ne suis plus de sa famille puisque son oncle n'est plus mon mari. J'ai maintenant d'autres neveux mais il est né le premier, et quand je ne donne pas le prénom, lorsque je dis simplement "Mon Neveu", tout le monde sait que je parle de lui.
" BON ANNIVERSAIRE MON NEVEU "

lundi 13 octobre 2008

quatre saisons

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danslesfeuillesQuelle admiration dans les yeux de Camille et comme je la comprends! Quand je vois Lelia jouer dans les feuilles , je me souviens de ma fille au même âge dans les fleurs et dans l'herbe. danslesfleurs Autre petite fille, autre saison, mais toujours le même plaisir des enfants dans la nature. De plus, Eve avait un grand frère joueur qui la faisait chahuter dans l'herbe... Je m'émerveille encore devant la complicité qu'il y avait entre les deux!
evechahute

dimanche 12 octobre 2008

Les cloches

J'adore les cloches du dimanche matin. Je ne sais à quoi ça tient?
Souvenirs de jours joyeux sans doute...

eglise_ryesDans ma famille le dimanche était un jour de fête. Nous laissions les habits de la semaine et ne mettions pas de tablier. Pour Noël et pour Pâques nous avions de nouveaux vêtements. Les manteaux d'hiver et les vestes d'été étaient faits chez la couturière mais c'est Maman qui tricotait et confectionnait le reste que tout le monde admirait. Je me souviens d'une jupe à carreaux en tissu très doux que nous avions baptisée carotte-poireau-navet en raison de ses couleurs. Maman soignait tout particulièrement ces tenues que nous mettions tous les dimanches et les jours de fête.

dimancheNous allions toutes les semaines à la messe. Les cloches sonnaient lorsque nous arrivions à l'église de Ryes. J'étais heureuse de la fierté de mes parents, j'étais heureuse d'être si bien habillée et savourait le plaisir secret d'être admirée par les garçons du village. Après la messe, à l'exception des dimanches où Papa avait un concours important de radio, nous faisions toujours quelque chose en famille. Nous allions chez des amis, nous promener en forêt ou en Suisse Normande, à des fêtes ou à des pique-niques de radios-amateurs, ou bien tout simplement à la plage d' Arromanches. Nous avions des invités, des cousins, des amis, nous étions nombreux. Il y avait presque toujours une bande d'enfants et nous jouions ensemble.

En vacances dans les Vosges, à Allarmont, l'église était tout en haut du village et il fallait remonter toute la rue pour aller à la messe. Je savais que ceux qui n'y allaient pas nous regardaient passer... c'était un moment délicieux qui me donnait des p'tits frissons de plaisir. A la sortie de l'église, nous retrouvions les gens du village et les copains de vacances. Puis nous allions chercher la grande tarte aux myrtilles commandée la veille chez la boulangère, madame Absalon. Les cloches carillonnaient et c'était comme une fête. allarmont
Plus tard, à Valence, monsieur le curé avait organisé une chorale et nous chantions à la messe. J'aimais chanter à la messe, surtout à la messe de minuit où j'aimais entendre ma voix de soliste résonner sous les voûtes. Lorsque nous sortions, les cloches sonnaient à toute volée et c'était beau dans la nuit.

Voilà pourquoi les cloches me rendent joyeuse! elles sont liées à la fête, aux fêtes, à mes joies d'enfants, à mes émois d'adolescente, aux communions, aux mariages, aux jeux dans le jardin et aux promenades avec les cousins. Dés que j'entends les cloches sonner, je saute avec joie du lit et ouvre grand la fenêtre.

mardi 16 septembre 2008

Marie-Liesse

Demain, c'est le 17 septembre! Date de naissance de ma grand-mère maternelle, née le 17 septembre 1889. Et surtout c'est l'anniversaire de Marie-Liesse née un 17 septembre, 16 mois avant moi.maly3 Elle était la plus proche de mes cousins par l'âge, et aussi ma cousine de coeur, ma complice, et j'étais fière d'être sa confidente. Elle était mon ainée, elle m'apprenait des choses sur les garçons. De toutes les cousines, elle était la plus souriante des demoiselles d'honneur au mariage de Maguy et je l'admirais pour sa pétillance, moi qui étais à cette époque rondelette et timide. maly2 Etait-ce parce qu'elle était malicieuse qu'on l'appelait Maly? Elle était parisienne alors que je vivais en Normandie. Mes parents l'aimaient bien mais ils disaient qu'elle était un peu "délurée" et que ce n'était pas un exemple à suivre! Cela la rendait encore plus admirable car je la trouvais dégourdie, intelligente et "culottée" même en famille, moi qui n'osais l'être qu'en dehors de chez moi ou en cachette.Cela m'exaspérait qu'on ramène tout à des résultats scolaires.Que de confidences et d'épanchements lorsque nous étions enfants et qu'elle venait en vacances, elle qui tenait la bougie pour le baptême de nos poupées. maly1 Puis, adieu Ryes et la Normandie! Nous avons emménagé en Seine-et-Marne et c'est là que Marie-Liesse a été inscrite avec ma soeur et moi à l'Assomption. Elle avait pris du retard, j'étais en avance et je crois que nous étions toutes les deux en 4ème mais on ne nous avait pas mises dans la même classe de crainte de débordements.... en fin d'année, on n'a pas voulu nous garder, ni l'une ni l'autre, renvoyées pour mauvaise conduite, insolence etc...C'est vrai que nos exploits n'étaient ni scolaires ni catholiques! Nous étions fières de nos dissidences, c'était une surenchère et chacune de nous admirait l'autre pour les interdits qu'elle avait transgressés. Son admiration me rendait heureuse et la mienne l'encourageait. Nous nous sentions proches, un peu exclues, provocantes, tellement différentes de nos frères et soeurs....maly5J'ai atterri au lycée jusqu'au bac, elle est partie travailler en Amérique, par amour. Nos chemins se sont écartés... Sacrée Maly!
maly6Retrouvailles pendant mes études. Elle m'a fait entrer pour un job de vacances comme standardiste chez Gazocéan où elle travaillait avenue Georges V. Là aussi nous partagions nos expériences, nos aspirations, nos idées sur la vie, l'amour et ses déceptions, nous faisions des ravages parmi les hommes, et des projets..."on ne se mariera pas, on aura des enfants toutes seules", elle essayait des fringues dans les grands magasins et je les "piquais" parce qu'elle n'osait pas, nous partagions le goût du risque, des rires, des soirées et des coquineries. Une fois encore nos chemins ont divergé, chacune enlevée par un prince différent! Du temps est passé, je me suis mariée, j'ai eu des enfants. maly7J'ai divorcé, je l'ai appelée, j'allais mal, nous nous sommes retrouvées.... échanges, confidences, la vie, la solitude, les hommes, les enfants, le théatre, elle me donnait des invitations, nous prenions un verre, nous dinions ensemble de temps en temps, nous nous appelions beaucoup. Elle est venue fêter son anniversaire à la maison, elle venait de rencontrer un mec, elle me rappelerait, elle me raconterait... des semaines ont passé, j'ai attendu, laissé un message...et c'est Marie-Noëlle qui m'a prévenue...un AVC, c'était grave, elle ne pouvait plus parler, ni marcher, et le lendemain je suis allée la voir à l'hôpital ...

maly

"Maly, ma p'tite Maly, après ces longues années de dépendance, toi qui étais farouchement indépendante, sans parole, toi qui aimais tant les longues discussions, toute abîmée, fatiguée de lutter, je t'ai vu souvent à Avicennes. C'était dur, et je t'ai un peu laissée tomber quand tu es rentrée chez toi... Je comprends que malgré la présence de celui que tu avais rencontré et la vigilance attentive de Catherine, ta soeur, ta vie était insupportable, je comprends que la vie t'ait lassée. Encore une fois nos chemins se sont séparés." maly8

samedi 12 juillet 2008

habitudes de langage

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Quand je vais sur la tombe de mes parents, à Valence, je dis généralement "je vais chez Papa et Maman" et je reste volontiers un moment planter et nettoyer les fleurs sur les tombes de la famille, ou bien, assise sur l'unique banc qui regarde le ciel, je respire le grand calme... On s'étonne lorsque je déclare aimer les cimetières, et c'est vrai, j'aime la tranquillité qui s'en dégage.
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Contrairement à Ryes, Valence-en-brie ne réveille aucune nostalgie chez moi. C'est pourtant à la Ferme des Bordes que j'ai passé mon adolescence! Ce que j'aime beaucoup, c'est passer devant l'ancienne maison de mes parents, longer la mare-aux-usages et m'imprégner de la lumière sous les arches boisées, puis je rejoins la Route Royale qui mène à Fontainebleau.

vendredi 6 juin 2008

te souviens tu, Tristan?

fabrice_0003.jpgTe souviens-tu Tristan, de ton copain Fabrice de la crèche? Vous étiez ensemble pour les anniversaires, au manège et au bac à sable du bois où nous nous retrouvions le mercredi avec nos enfants, Colette, Doris et moi ? Je ne me souviens pas très bien ensuite...il n'était peut être pas à Franklin Roosevelt mais à l'école du Centre! Sa mère était instit avec moi, à la fois élitiste et puritaine, et on ne voyait guère son père qui était médecin. Son frère aîné, proche de sa mère, vous agaçait un peu du haut de ses années en plus. Fabrice était aussi brun que Rémi était blond. Vous étiez bien sages le temps d'une glace, Rémi, Sébastien, Fabrice et toi, pour les 2 ans d'Aurelia!
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Et bien, je l'ai vu débouler en intermède, sur la scène du théatre du Rond Point lundi dernier, toujours un peu rond, vif et plein d'humour, le p'tit Fabrice Eboué....ça m'a fait drôle!

mardi 3 juin 2008

étudiante en 1968

Lundi soir j'étais au Rond point pour une soirée débat sur l'Impensée 68. La première partie était vivante, l'idée des enfants de 68 est riche et Virginie Linhart tellement spontanée! mais comme c'était difficile pour moi d'écouter François Dosse, il semble que je n'étais pas la seule, vu de l'endormissement de la salle, sans doute vaut il mieux lire ses écrits! Tout ça m'a ramenée 40 ans en arrière et à "mon" mai 68.....

1968_0002.jpgEn 1968 je terminais tranquillement ma licence de psycho. J'étais une étudiante banale et n'étais guère politisée, j'étais passionnée de psycho-pathologie et de linguistique, je fumais comme un troupier, je sèchais les cours, j'aimais descendre la rue Mouffetard pour rejoindre Censier où avaient lieu certains TD, j'y travaillais au secrétariat pour payer mes erreurs de jeunesse, j'allais voir un médecin pour obtenir "la pilule" dans un coin glauque du 20ème. Je passais des journées au café en face de la rue Jacques Callot, je militais pour la libération des femmes, je lisais Combat. Je faisais la fête aux soirées des Beaux Arts et de l'X qui était alors rue de la montagne Ste Geneviève.
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J'aimais les enfants, j'allais chercher Olivier et Arnaud, à l'école de la rue Saint Benoit, deux gamins insupportables et adorables, je les emmenais au Luxembourg et les gardais jusqu'au soir dans leur appartement de la rue du Dragon, je m'échappais parfois au ski et à la mer, je détestais le carcan de la famille et de la religion, je critiquais les institutions et transgressais la loi, je chapardais des vêtements avec ma cousine rue de Rivoli, je volais des tas de 33 tours chez Gibert Jeune et je les revendais pas très cher.
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J'habitais Vincennes avec ma soeur et déplorais qu'elle veuille parfois travailler quand je voulais m'amuser, J'avais les cheveux longs, je m'habillais en 14 ans et portais des mini-robes, ma couleur favorite était le violet, je tricotais des gros pulls, des châles et des bijoux au crochet, je dévorais Dostoievski, Lévi-Straus, j'étais fan d'Henri Michaux, j'idéalisais Simone de Beauvoir, j'écoutais Lizt, Bob Dylan et Joan Baez, les Beatles, les Rolling Stones et Chuck Berry. Je marchais dans Paris sans chaussure et dansais sur le toit de mon appartement. Papa et Maman lisaient le Figaro, Match, La vie catholique et Télérama, j'avais honte, mais quand j'allais chez eux, je me faisais des robes et des tuniques à manches larges avec une superbe machine à coudre à pédale, je conduisais une 2CV bleue et jouais à cache-cache en voiture dans les champs de maïs.

J'avais un petit ami étudiant en peinture qui s'appelait Lionel, nous passions des heures sur le Pont des Arts à exposer ses oeuvres, je restais le soir longtemps sur les quais à l'écouter jouer de la guitare avec ses copains. Nous descendions depuis Montmartre jusqu'à la rue Mazarine en suivant la fanfare des Beaux Arts et en enlevant un vêtement à chaque carrefour. Je n'étais pas fidèle mais je l'aimais beaucoup, nous reconstruisions le monde et rêvions de justice sociale et de grands changements.

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Après le 22 mars, les discussions se prolongèrent au café, le Mazarine ou le Mazet. Lionel était trotskyste et j'assistais aux réunions par amour autant que par conviction! Il y avait des tracts à distribuer, nous voulions rejoindre Nanterre, certains travaillèrent chez Renault, nous préparions la révolution, nous rêvions d' Action, nous voulions associer nos professeurs et les ouvriers à notre combat. Nous étions en guerre contre les maoistes et les JCR, et traitions de fascistes ceux qui ne pensaient pas comme nous. J'étais au meeting de la Sorbonne le 3 mai, je distribuais Action, le 6 mai je confiais mon canif au barman de notre bistrot pour ne pas être considérée comme armée en cas d'arrestation, j'étais à Denfert le 7et puis dans la rue, à Censier, etc...

Les leaders de tous les groupes de gauche étaient autoritaires et intolérants et s'écoutaient parler. Je n'osais pas prendre la parole car je n'avais pas une grande culture politique. Nous avons crié victoire au départ de de Gaulle et à l'extension des grêves, il m'est arrivé de venir à pieds de Vincennes et de dormir à la Sorbonne ou sous les ponts pour être sur place le lendemain matin, j'étais à l'Odéon, aux Beaux arts... Je me suis fâchée avec mes parents parce que je fredonnais l'Internationale en arrivant chez eux, je crois qu'ils avaient le souvenir de 1936 et qu'ils avaient peur pour la "tête brûlée" que j'étais, selon eux. J'ai dû chercher du travail et j'ai été vendeuse au Prisunic de Vincennes.

1968_0004.jpgLes idées ont été récupérées par les intellectuels et les politico-syndicalistes, il y a eu les accords de Grenelle, les évacuations, les législatives, les déceptions, les sanctions... J'ai été dégôutée de la Politique, il était temps d'aller en vacances! L'année suivante j'ai suivi les cours à Vincennes pendant un an et puis j'ai décidé de me lancer dans la vie, j'ai postulé comme institutrice suppléante et je me suis défoncée dans ce beau métier sans jamais le regretter.

samedi 17 mai 2008

3 générations de femmes

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Camille a sorti les albums photos de la cave...
Découverte d'une merveilleuse photo de 3 générations de femmes, Eve, sa tante, et sa grand mère. Eclat de rire et admiration devant l'air docile et doux des trois femmes corses :-))
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mardi 18 mars 2008

Mélancolie, le mot est joli...

Un peu mélancolique ce soir...le mot est joli et pourtant ...

«S'il existe un enfer en ce monde, il se trouve dans le coeur d'un homme mélancolique.» Robert Burton dans Anatomie de la Mélancolie

Ma vie, la vie que j'ai choisie, me convient la plupart du temps, et me ravit, indépendance oblige! mais quelquefois la solitude me pèse et laisse rôder autour de moi dame mélancolie... Elle passe et s'éloigne , car les sources de joie sont nombreuses.
Sans doute est ce pour cela que je pense à mes grands parents paternels. On a beaucoup parlé des poilus avec la disparition du dernier, mort la semaine dernière, et je pense au père de mon père qui n'a pas eu la joie d'être grand-père.
mars_180a.jpg Né le 6 avril 1887, mort le 16 avril 1916 , au Ravin des courtes chausses, en forêt d'Argonne. Il avait 29 ans, s'était marié 4 ans avant, le 9 avril 1912, et avait un fils de 4 mois et demi, mon père.

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Le père a t'il jamais pu voir et porter son fils? je ne sais plus mais j'ai été émue par ce qu'il écrivait à son sujet dans son carnet, au crayon. Je pense à cette jeune maman de 27 ans, l'âge d'Eve et de Camille. Je l'imagine vraiment seule, son bébé dans les bras. Il avait exactement l'âge de Lelia , mais le petit Marius ne verra jamais son papa. Comme elle a dû souffrir la pauvre Juliette! Il y avait de vraies raisons à sa mélancolie. Elle relisait les carnets et gardait précieusement les petits objets que son tout jeune mari faisait dans les tranchées, gravant patiemment le nom de sa belle dans le vert des feuilles fraîches.

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samedi 9 février 2008

la haie d'aucubas

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En rentrant du bois où j'ai marché cet après midi j'ai longé une haie d'aucubas dont les fruits brillaient au soleil. Cela me ramène bien des années en arrière, dans le parc de notre maison...


ryes__1_.jpg Il y avait à Ryes, au fond du parc, une grande haie d'aucubas le long du mur qui nous séparait du jardin potager. C'était un endroit où nous aimions nous cacher. Les aucubas étaient denses, c'était sombre, ça faisait un peu peur! On voyait la maison sans en entendre les bruits, ce qui donnait l'impression d'être loin et que personne ne pourrait nous trouver. Je me souviens m' y être souvent blottie pour lire en secret... Bien sûr, c'était un refuge que tout le monde connaissait, une de nos cachettes favorites lors des grandes parties de "boîte" auxquelles nous jouions (sans bâton), avec nos parents, nos cousins, nos oncles et tantes, et qui se prolongeaient tard dans le noir du soir pour notre plus grande joie...

mercredi 6 février 2008

un coup de vieux!

Je croyais avoir atteint le statut suprême du vieillissement serein... médaillée en février, retraitée au mois de septembre, grand-mère en novembre, ça y est! je suis sur la voie du repos, en route vers la sagesse. Eh bien, non! je viens de franchir une nouvelle étape et la naissance de Naël qui m'a faite grand-tante, me donne un sacré "coup de vieux".
Grand-mère, c'est comme une montée d'escalier, on grimpe d'une génération, c'est noble, tout va bien. Mais grand-tante ça me fait penser aux vieilles dames qu'il fallait embrasser enfant, celles qu'on voyait rarement et qui semblaient étrangères mais dont on savait qu'elles font partie de la famille...tante_Guite.jpgLà, c'est Tante Guite!... il y avait aussi Tante Louise, Tante Lili, Tante Germaine et Tante Marcelle. Nous avions une grand-tante que j'aimais bien, Alida , qu'on appelait "Tante Lida" que Maman trouvait chochote parce qu'elle se maquillait trop. Elle était guillerette, vive et indépendante. Son mari amateur de livres anciens mais plus vieux qu'elle, était mort, et elle vivait seule rue Raffet dans un appartement coquet, raffiné et décoré comme une maison de poupée.
lida.jpgQuand elle venait nous voir, elle arrivait seule dans sa 4CV, pimpante, gantée bien sûr, parfumée, poudrée, elle nous serrait et nous embrassait encore et encore en nous appelant "mes p'tits coeurs", ce qui à la fois nous faisait rire et nous ravissait car soudain nous devenions importants. J'ai le souvenir de m'être sentie ridicule devant les autres mais précieuse en secret, éclatante, presque rare comme un très beau bijou caché qui brille quand on ouvre l'écrin. Bien sûr après son départ, avec mes frères et ma soeur, nous explosions tous les quatre de moquerie joyeuse: "nous sommes 4 petits coeurs, qu'ils sont mignons mes chéris! oh les beaux p'tits coeurs!"

Maintenant encore, cinquante ans après, devenue grand-tante, je m'imagine appeler Naël "mon petit coeur" et ça me fait pouffer de rire!

jeudi 11 octobre 2007

La roue tourne au bois de Vincennes

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En traversant le bois, je suis passée devant le manège, celui qui se trouve à l'entrée du bois quand on vient du cours Marigny, juste derrière le petit square où je retrouvais Doris et les autres mamans quand les enfants étaient petits, je n'ai pu m'empêcher de penser que j'y retrouverai peut être Dominique lorsque nous emmènerons nos petits enfants au bois... et je me rappelle comme Tristan et Eve aimaient les jeux de sable et les manèges!

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jeudi 27 septembre 2007

dentiste, flic, prof etc...


"Ouvrez! fermez!...fermez, non ouvrez! fermez!"

Je reviens de Charenton où je vais régulièrement chez le dentiste car, en ce qui concerne les dents, je suis précoce, je veux dire en avance pour mon âge car j'ai au moins 80 ans dans ce domaine! Depuis que j'ai 8 ans je n'ai cessé d'aller chez le dentiste sauf quelques périodes creuses que j'ai payées en creux dentaires!
Aujourd'hui nous avons ri toutes les deux quand elle a répété ses "ouvrez! fermez!" en pensant aux millions de fois où elle donne ces ordres, s'embrouillant parfois dans l'ordre, comme le flic dit "circulez! avancez!"
Et nous, les profs, combien de "écoutez! taisez-vous!" dans notre carrière?

mardi 18 septembre 2007

la petite maisonnette que mon père habitait...

J'ai dans la tête ce soir un refrain que nous avait chanté Maman

Quand j'étais au village, j'écoutais les oiseaux
maintenant que je suis dame, j'écoute la radio.

Et pourtant, je regrette tant, je regrette en secret
La petite maisonnette que mon père habitait.

J'ai cherché et trouvé d'autres couplets que j'avais oubliés ou que je n'avais peut être jamais entendus ...

j'ai souvent cette mélodie dans la tête! simple rengaine ou pouvoir de l'inconscient?
Il y a aussi ''Dedans ma chaumière pour y vivre heureux, combien faut-il être? il faut être deux''..
et Isabelle si le roi savait ça, à la robe de dentelle vous n'auriez plus jamais droit, Isabelle si le roi savait ça"...

jeudi 13 septembre 2007

La maison de Ryes

J'ai retrouvé une photo de Ryes. Je n'ai jamais de regrets et suis plutôt tournée vers l'avenir que vers le passé. Quelquefois pourtant se glissent dans mes rêveries des souvenirs de Normandie....
J'y ai vécu enfant, de 6 à 12 ans, avec Marie-Claire, Pierre et François. La plupart de mes souvenirs sont effacés, sans doute effacés par la peur, lors de la maladie qui faillit m'enlever ma petite soeur. Des fêtes, des jeux et des rires pourtant, pendant les vacances où souvent des cousins et cousines se joignaient à nous car la maison était grande et maman disponible. Quand on évoque cette période on dit " à la maison de Ryes".

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lundi 30 juillet 2007

" j'irai revoir ma Normandie..."

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La lumière, les couleurs... les herbages sont si beaux après la pluie, surtout derrière l'église de Ryes vue depuis "Les Monts".

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samedi 16 juin 2007

PAPA

C'est la fête des pères!

Lorsqu'on parle de la fête des mères, je pense à Maman, bien sûr, mais aussi à moi comme mère de Tristan et Eve. Lorsqu'on parle de la fête des pères, je ne pense qu'à Papa puisque je ne peux penser en tant que père! A la différence des enfants dans la cour de récréation, je parle au passé, mais moi aussi je peux dire que mon père était grand et fort car il était protecteur. Il travaillait beaucoup, certes, mais il prenait soin de nous et quand il n'était pas en réunion, on allait lui dire bonsoir dans son bureau avant de monter dormir. C'est maman qui venait nous border.

Les images préférées que je garde de mon père, c'est:

  • Papa jouant sur la plage avec nous, les 4 enfants,
  • Papa radio-amateur, tout en haut, dans la maison de Ryes,
  • Papa grand-père faisant souffler les bougies de son gâteau d'anniversaire par ses petits enfants.papa.jpggrand-p_re.jpg

J'aimais bien dire, à cause du double sens phonétique: mon père est maire... mais la plus belle image de Papa, celle qui me rend fière d'être sa fille, c'est quand il prenait Maman dans ses bras, l'oeil brillant et rieur, alors qu'elle faisait semblant de vouloir s'échapper.

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