le blog de marie madeleine

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mardi 17 février 2015

derniers jours

Ouf! dernière ligne droite pour le recensement. Drôle de façon de parler car cette année beaucoup des immeubles que je visite n'ont pas d'ascenseur. Du rez de chaussée au cinquième étage, la rôdeuse peine, halète et souffle à la montée, virevolte avec précaution autour de la rampe pour descendre les escaliers. Certains sont étroits et sombres, d'autres larges ou cosy. Les marches parfois sont tellement bien cirées qu'il lui faut prendre soin de ne pas glisser. Il arrive qu'entre deux étages la lumière s'éteigne et c'est la lampe de poche de son téléphone qui lui permet de descendre allègrement. Il arrive aussi que son téléphone n'ait plus de batterie et que bloquée dans le noir, la main crispée sur la rampe ou contre le mur, elle tâtonne du bout de sa bottine une marche puis l'autre jusqu'au prochain bouton lumineux. Montée, descente, tourbillon avec arrêts à certains étages, c'est le manège du recensement qui se termine samedi prochain.

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Cartable ou besace à l'épaule, classeur sous le bras avec gomme et crayon dans la poche, c'est la panoplie du parfait agent recenseur qu'on peut croiser dans les rues. A la sortie d'un immeuble, devant le château, sur les marches de la mairie ou dans le bureau de Sylvie, la rôdeuse et les autres échangent sur les mésaventures du jour. Les douze agents de Vincennes sont des personnes formidables qui prennent plaisir à ces rencontres furtives et à des rendez-vous au bistrot pour partager les images de ce tableau sociologique vivant et varié. Des rires, des sourires, mais aussi des grimaces et quelques noirceurs...hier soir dans une pièce de 18m2 trois enfants jouaient entre les lits et la télé devant laquelle étaient assis les parents; un vieil homme qui sortait de l'hôpital voulait absolument montrer la poche qu'on venait de lui poser, il fallut mentir et prétexter beaucoup de logements à visiter; une jolie blonde refusa les papiers parce que vous savez bien! les impôts augmentent, on est fliqué par tout le monde, le gouvernement de gauche se moque de nous, la mairie de droite ne fait rien et le pape? non, elle n'a pas parlé du pape mais beaucoup de rancoeur, aucun mot positif dans son joli visage. Elle m'a fait penser au très beau livre d'Oscar Wilde" Le portrait de Dorian Gray".
Dans les rues, le nez en l'air la rôdeuse admire les pierres et les céramiques, les portes, les frontons et les fers forgés. Elle fait fi des griseries du ciel et regarde les nuages entre deux éclaircies.

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jeudi 5 février 2015

patraque

J'ai la rate qui s'dilate J'ai le foie qu'est pas droit J'ai le ventre qui se rentre J'ai l'pylore qui s'colore J'ai l'gosier anémié L'estomac bien trop bas Et les côtes bien trop hautes J'ai les hanches qui s'démanchent L'épigastre qui s'encastre L'abdomen qui d'démène J'ai l'thorax qui s'désaxe La poitrine qui s'débine Les épaules qui se frôlent J'ai les reins bien trop fins Les boyaux bien trop gros J'ai l'sternum qui s'dégomme Et l'sacrum c'est tout comme... J'ai l'nombril tout en vrille Et l'coccyx qui s'dévisse.

Refrain Ah! Bon Dieu! qu'c'est embêtant D'être toujours patraque Ah! Bon Dieu! qu'c'est embêtant Je n'suis pas bien portant.

Enfants, nous avons entendu et chanté cette chanson qui nous fit rire en son temps. Heureusement je n'ai pas tout ça mais je suis patraque, c'est la barbe! Fatigue, frissons, mal de tête et tout l'intérieur barbouillé...oh la la, que se passe t'il? je tousse, les yeux me piquent et j'étouffe ou grelotte tour à tour depuis plusieurs jours. Je crois qu'hier était le pic de cette grimpette fiévreuse, alors aujourd'hui je suis restée au chaud. Pas au lit, non, mais avec comme seule promenade quelques pas entre fauteuil et canapé. L'appétit en berne, je me saoûle de tisanes au miel et citron, d'inhalations d'eucalyptus et de paracétamol depuis trois jours. Il y avait bien longtemps que je ne m'étais sentie aussi flagada. Je sens que ça va beaucoup mieux et ce soir il faut que je m'arme de courage car je n'ai vraiment pas envie de sortir dans le froid. Pourtant, hardi petit! comme disait ma grand-mère, je vais mettre chapeau et doudoune et en route pour ma tournée. Il me faut sortir vite de cet état embrumé car demain j'ai un rendez-vous que je ne veux pas rater, un projet d'après-midi bla bla au Concorde Opéra. Avec qui? hé hé! devinez...

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samedi 31 janvier 2015

rencontres et découvertes

D'un pas alerte et décidé, le sac sur l'épaule, la cigarette dans la main gauche et le téléphone à l'oreille, la jeune-fille marche devant moi. Dans la rue encore éclairée par le jour, elle s'engouffre et je la suis. Chic, elle entre dans l' immeuble que je vais recenser! Elle sera sans doute un de ces jeunes souriants qui m'ouvrent la porte en grand. Les jeunes sont aimables, les vieux aussi, c'est entre les deux que ça se gâte parfois. Les rencontres sont très variées au cours du recensement. Des bougons, des charmeurs, des râleuses et des très sérieux mais surtout des gens adorables, tous sont différents derrière leur porte. Je pense au Petit Prince et à sa visite des planètes. Les miennes s'appelent rue Diderot, Crébillon, Leroyer, Daumesnil, rue de Strasboug. C'est mon quartier. Il fait encore jour lorsque je recommence ma tournée.

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Certains sont tellement agressifs qu'ils doivent être en grande souffrance mais je ne peux l'accepter. L'une crie à travers la porte "allez-vous-en, vous m'emm..dez!" un autre m'insulte et la douce insistance pour un autre rendez-vous déclenche la fureur et fait craindre le fusil. Alors moi, la rôdeuse, je m'échappe, descends l'escalier, laisse une proposition dans la boîte à lettres et me jette dans la rue vers un nouvel accueil. Certains stressent et je les comprends" je viens de rentrer, vous me dérangez - Oui madame,mais dans la journée vous travaillez, après le dîner c'est trop tard, je crains qu'il n'y ait pas de bon moment" tandis que poliment d'autres s'excusent " ce n'est pas vraiment la bonne heure, nous sommes en train de dîner". Le plus souvent je reste sur le pas de la porte, donne un code et m'esquive. Ailleurs, j'entends des rires et des conversations joyeuses, j'explique aux enfants curieux ce que je viens faire ou bien j'aide à rattraper le chat qui s'est sauvé. Entre deux tranches de vie, je donne les codes internet ou les papiers à remplir et fixe un prochain rendez-vous.

Voilà que le grincheux du premier jour finit par me trouver sympathique. Voilà que la porte gauche du 3ème étage qui restait close s'ouvre enfin sur une adorable vieille dame rassurée par la présence de son aide-ménagère et qu'au rez de chaussée un étudiant m'offre un café que je n'ai pas le temps d'accepter. Un couple heureux ouvre la boîte de la Maison du chocolat qu'il vient de recevoir. "Merci, c'est délicieux - prenez donc un autre pour la route!" Une mère explique à ses enfants le recensement, un monsieur me fait les yeux doux, une famille est tellement accueillante que je fais une pause sur un canapé tandis qu'ils remplissent les imprimés.

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Certains se sentent très seuls et aimeraient bavarder plus longtemps alors que les cent soixante dix-neuf autres m'attendent. Une nonagénaire ravie de ma visite me complimente sur ma tenue, une autre sur mon chapeau bleu, on me demande si ce n'est pas trop fatigant, on me souhaite bon courage. Je longe les pavillons de ma rue, profite de l'ascenseur d'une jolie résidence, monte les 5 étages sur les marche cirées d'un escalier étroit, pousse une porte vitrée, découvre un jardin caressé par le soleil couchant qui protège une maison claire aux volets ouverts. Au bout d'un hall d'immeuble très citadin, je me retrouve en pleine campagne! Un abri de jardin, un tas de bois bien rangé et un petit chemin me conduit entre deux grands jardins qui s'ouvrent sur les baies vitrées de maisons presque jumelles. Dans la première c'est une femme charmante qui m'accueille, dans l'autre un homme qui rentre de son bureau. Que de jolies découvertes, de sourires et de bienveillance chez la plupart des vincennois!

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jeudi 15 janvier 2015

C'est parti!

Elle m'avait recrutée pour le festival America, notre responsable, puis embarqué pour le recensement en 2013. Quelle belle équipe les agents recenseurs de Vincennes! Alors j'ai repris cette année encore le chemin de l'enquête et des rencontres. J'ai retrouvé mes collègues et assisté aux réunions de préparation. J'ai vérifié les adresses que je dois visiter, j'ai compté les logements, trié et classé les documents, surligné, annoté, organisé mon classeur de tournée. J'ai enfourné tout ça dans ma sacoche de facteur, j'ai mis mon chapeau et mon imperméable, et...c'est parti! j'ai fait aujourd'hui ma première tournée. A l'heure des sorties d'écoles, entre chien et loup, je suis sortie sous la pluie.

Peut-être m'avez vous croisée, moi la rôdeuse? ou un autre des agents? au coin d'une rue, au bas d'un immeuble ou dans un escalier? Ce soir, j'ai arpenté les rues alors que le soleil descend, marché sur les trottoirs où bavardent les collégiens, j'ai sonné, annoncé, demandé, monté des escaliers, stationné sur des paillassons, attendu et scruté le moindre bruit ou mouvement derrière la porte. "Bonsoir! excusez moi de vous déranger, je viens pour le recensement." Alors, sourire ou grognement?

Ce n'est pas toujours la meilleure heure, plutôt le tourbillon du début de soirée. Si j'arrive avant, je ne trouve personne et plus tard c'est trop tard. L'un revient tout juste du bureau, l'autre sort acheter ce qu'il a oublié pour le dîner, les petits sortent du bain, certains finissent leurs devoirs. Une femme agressive, un homme ronchon, mais aussi des enfants charmants, des baby-sitters souriantes, un vieux monsieur séducteur, une dame adorable, des bavards, des méfiants, des vifs et des lents, détendus ou angoissés. J'ai croisé des jeunes efficaces et rapides, d'autres coopérants et attentifs "entrez madame, asseyez-vous, voulez-vous boire quelque chose?" Pas vraiment le temps de m'asseoir mais c'est tellement plus confortable lorsqu'on peut de poser son classeur, sortir les documents et écrire sur un coin de table ou de buffet, parce que sur les bras ça pèse tous ces bulletins! J'aime ces rencontres surprenantes et variées, ces sourires et ces grimaces de la vie, et j'aime aussi le soir en rentrant, allonger mes jambes fatiguées dans un bain relaxant

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mardi 13 janvier 2015

simplement ensemble

Quelles que soient les réactions, les récupérations, quelles que soient les raisons profondes de chacun, nous étions là, simplement ensemble, dans un même élan de solidarité

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Ce fut lent à démarrer. Bloquées pendant une heure autour de la place de La République, au rythme de la Marseillaise et des vagues d'applaudissements qui se propageaient comme une ola, nous sommes redescendues vers le carreau du Temple et lorsqu'un policier s'est fait ouvrir le passage nous lui avons emboîté le pas jusqu'au boulevard Voltaire.

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Il nous fallut plus de quatre heures pour arriver jusqu'à la Nation! Tout au long du boulevard, il y eut beaucoup de calme et des échanges formidables, des sourires, des conversations diverses, quelques chants et des rires. A cause d'une rencontre imprévue d'un chapeau rouge, j'ai posé avec des inconnus pour une série de photos.

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Nous avions décidé d'être toutes les deux, Sylvie et moi, et ce fut très judicieux. Nous avons la même envie de faire des photos, la même façon de nous faufiler pour avancer, le même plaisir à échanger ou nous renseigner sur les sigles et les symboles. J'ai aimé participer à ce rassemblement. Ce fut un moment de recueillement, de ferveur, de fraternité et de partage avec toutes sortes de gens. J'ai même aidé un jeune homme à déployer son grand drapeau berbère!

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Il y a bien longtemps, le 1er janvier 2015, nous échangions des voeux de nouvel an. Mais non, je débloque, il y a moins de 2 semaines!! Toutefois, tant de choses se sont passées, le temps s'est étiré....

vendredi 28 novembre 2014

STOP!

Qu'est devenu le calme de cette résidence où je vis depuis 22 ans?

J'étais depuis 2 ou 3 ans dans cet appartement lorsqu'ils sont arrivés avec leurs 2 jeunes enfants. J'ai sympathisé avec la jeune femme, aidé les enfants dans leur scolarité et plusieurs fois bavardé avec le papa un peu exhubérant. Laurence est venue chez moi, s'est confiée, et même s'est réfugiée plusieurs fois avec sa fille lorsqu'il devenait violent. Lorsque la maladie l'atteignit, elle m'a raconté que son mari ne supportait pas que tout le monde s'intéresse à elle plus qu'à lui. Elle a dû partir et vivre quelques rues plus loin. Il est devenu comme fou. C'est là qu'il a commencé. Cris, musique, coups au sol et dans l'escalier dans la nuit....plusieurs fois des voisins ont fait venir la police! Apres ses crises il venait s'excuser auprès de moi qui suis juste en dessous. Et Laurence est morte, ses enfants sont revenus vivre avec leur père qui semblait se calmer. Un an après, il a recommencé...

Après les demandes polies, les échanges de messages courtois " pouvez vous baisser le son svp? " jusqu'en 2012, après la pétition du voisinage et malgré les interventions policières dans la nuit parce que toute la résidence subit la musique, ça s'arrête et ça recommence! Depuis plus de 5 ans, mon voisin du 6ème refuse de se préoccuper des autres. J'habite au 5ème, alors, juste au-dessus de ma tête, scandent les paroles et résonnent les basses d'une "musique de boîte de nuit". C'est ce qu'il m'a dit il y a trois ans lorsque je pouvais encore lui parler et que j'avais frappé à sa porte pour lui demander de diminuer le volume sonore " c'est ma thérapie, j'écoute de la musique comme en boîte de nuit!" et j'avais souri en disant " dommage que la mienne se fasse par le silence! " J'ai essayé de comprendre sa souffrance, d'avoir de l'empathie, de pratiquer Ho’oponopono, j'ai relu les Accords Toltèques, j'ai exercé ma patience, mais maintenant ça suffit!

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Il était au chômage et seul, nous avons compati un moment. Il a rencontré une jeune femme et trouvé du travail mais à chaque dispute, à chaque contrariété avec ses enfants, il expose en musique sa colère au voisinage. Nous avons fait une pétition, il y eut conciliation à l'OPH de Vincennes "je fais ce que je veux chez moi, di-il, ce n'est pas elle qui va me dicter ma conduite!" Il y eut lettre du maire, menaces d'expulsion chaque fois suivies d'une ou deux semaines de calme et puis ça recommence! De plus, il a fait une fixation sur moi, comme m'explique son fils désolé de la situation. Il y a des tentatives d'intimidation, inondation de ma boîte aux lettres, projections sur mon balcon, rayures sur plusieurs voitures dont la mienne, cris et menaces devant ma porte, etc...j'ai pris des photos, déposé des mains courantes, mais comment prouver la provenance? Rien ne change et ce week-end, lorsque les voisins du 7ème et moi avons appelé dimanche soir vers 22h après 2 jours de galère, la police n'a pas pu intervenir faute de véhicule.

Je ne bénéficie plus de la paix de cette jolie ville où je suis arrivée en 1964, mais maintenant Stop! Est-ce la projection de soupe sur mes vitres découverte mardi matin? ou le blocage de la serrure de ma boîte à lettres mercredi? son intrusion agressive alors que je prenais l'ascenseur? Est-ce l'impression d'impuissance et d'injustice? Depuis lundi je retarde les retours chez moi, j'ai envie de pleurer, je me réveille la nuit avec des cauchemars, je sens bien que je m'effondre. J'en ai marre de mettre des boules quiès pour lire l'après-midi, j'en ai marre de trouver le matin mes fleurs écrasées par un projectile tombé du ciel (!), d'avoir peur de croiser monsieur X chaque fois que je prends l'ascenseur. Je suis lasse de ne pouvoir écouter le piano de Glenn Gould sans les voix et les basses d'une musique parasite. Je suis vraiment lasse. Ecrire ce billet me soulage un peu mais cette fois-ci, ce n'est plus le propriétaire que je saisis mais la justice.

vendredi 14 novembre 2014

Bla bla bla ...

Allez savoir pourquoi j'ai très mal dormi cette nuit, moi qui dors toujours comme un bébé! Est-ce parce que le médecin m'a donné un traitement de cheval pour enrayer cette vilaine toux qui traîne depuis plus de deux semaines, alors que je ne le prends pratiquement jamais de médicament? Ou parce que hier soir je me suis plongée dans le très puissant livre de Yanick Lahens acheté au festival America et récemment primé? Hier soir je me suis couchée sereinement, j'avais éteint peu après minuit, sans préoccupation particulière, mais la nuit fut hachée, ce qui m'arrive très rarement. Sans doute est-ce parce qu'hier je n'ai pas marché, juste fait quelques pas pour aller au métro.... J'avais quitté Vincennes après le déjeuner sous un beau soleil.

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Je pensais me promener plus tard autour de St-Lazare, après un moment de bavardage avec la blogueuse que je devais rencontrer. il y a 7 ans que nous nous croisons sur les blogs et j'aime bien la simplicité avec laquelle elle raconte sa vie de grand-mère, un peu comme moi ou comme ma cousine, mais avec beaucoup plus d'assiduité. Lorsque je l'ai vue arriver avec son mari, ouverte et souriante, je n'ai pas su d'emblée que nous resterions tout l'après midi autour d'un café. Nous avons échangé, partagé, questionné nos vies, évoqué le passé, parlé de nos enfants, de nos familles, de Paris et d'ailleurs. Nous avions rendez vous pour le café et sommes sortis à l'heure du dîner. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance d'Heure-Bleue et de son mari complice dit Le Goût.

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Bla bla bla! et voilà comment, sous le même plafond et dans les fauteuils moelleux du bar de l'hôtel Concorde, restèrent trois adultes "sur le retour" - inutile de protester - pendant cinq heures qui semblèrent cinq minutes!

vendredi 26 septembre 2014

Mes invitées

Chaque jour, le matin ou l'après-midi, elles arrivent! Elles s'ébattent, se posent et s'enfuient à chaque mouvement un peu brusque de ma part. Il faut dire que depuis plusieurs années je leur ai préparé un espace privilégié. Je n'ai pas de balcon mais un rebord assez large pour y mettre quelques plantes, et j'ai suspendu une mangeoire, une réserve de cacahuètes et différentes choses qu'elles aiment. Ce sont surtout des mésanges qui viennent, de jolies mésanges charbonnières au ventre jaune strié de noir.

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La difficulté est d'empêcher l'invasion des pigeons qui se posent, écrasent les plantes et bousculent tout en peu de temps. J'ai trouvé des solutions en laissant le moins d'ouvertures possibles entre les pots. je fais flotter un chiffon blanc en hauteur comme un épouvantail et glisse des CD qui renvoient la lumière derrière les fleurs et les effraient. Les demoiselles n'ont peur de rien et je peux donc les observer sereinement en prenant mon petit déjeuner ou en tricotant.

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Difficile de les photographier car elles tournent, piaillent, volettent rapidement et Pft! s'envolent dés que je sors l'appareil. A travers la vitre, les reflets de l'intérieur ne donnent rien de très joli. Mais ces jours ci, il a fait beau et j'ai souvent pu ouvrir la porte-fenêtre du salon. tranquillement en train de lire, je garde l'appareil près de moi et peux capter quelques images dés que je les entends farfouiller entre les plantes!

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La semaine dernière, alors que je lisais depuis un moment, un bruit d'ailes me fit lever la tête. Surprise! une jolie mésange s'était posée sur le dossier d'une chaise et me regardait tranquillement. Elle était près de moi, pas question de l'effrayer! Très doucement j'ai pris une photo avant qu'elle ne parte vers d'autres horizons. C'est un beau cadeau. La visite de mes invitées du ciel me donne un plaisir simple dont je ne me lasse guère...

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samedi 20 septembre 2014

Le temps de ne rien faire

Mes chères lectrices! Vous avez souvent l'impression que je suis hyperactive et me demandez si j'ai le temps de me reposer. Souvent les femmes que je croise au tricot, à la gym ou ailleurs cherchent où je trouve le temps de faire tant de choses. En réalité, je dors 8 heures par jour, j'ai une vie active mais calme et prends le temps de ralentir quand j'en ai besoin. Mes amis le savent bien!

Il y a des tas de choses que vous faites très bien et que je ne fais pas. Je ne vais pas régulièrement sur les blogs et n'écris pas souvent sur le mien. Je ne regarde que rarement la télévision. Mes sacs de courses sont légers et je ne cuisine pas beaucoup, sauf bien sûr lorsque je reçois des amis mais ce n'est pas mon fort! Je ne salis guère toutes les pièces et ne fais le ménage à fond que tous les quinze jours. Je ne repasse ni les draps ni les serviettes de bain et les étire seulement comme faisait ma Maman. Je plie et range soigneusement sans lesrepasser la plupart de mes vêtements.
Je ne vois pas souvent mes enfants, hélas, et regrette de ne pouvoir garder mes petits enfants un soir par semaine. Je vis seule et je ne dorlote pas régulièrement un mari ou un compagnon mais par conséquent personne ne me retient ni me freine. Je fais donc exactement ce que je veux quand je veux.

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Je me préserve de vraies pauses. Je prends souvent un verre avec des amis et bavarde longtemps dans un café que j'aime. Quand je ne suis pas en vacances ailleurs, je fais des promenades solitaires à travers Paris, au Parc Floral, autour du lac ou dans les allées du bois de Vincennes, je contemple la nature, les fleurs et les oiseaux dans les rues de la ville. Je fais la sieste presque chaque jour après le repas de midi, je lis de longues heures dans un fauteuil avec un grand plaisir. Assise sur mon canapé, je contemple les nuages, j'observe longuement les mésanges qui viennent manger les graines que je leur dispose sur le rebord de ma fenêtre. Je tricote en laissant vagabonder mes pensées. Je prends mes repas lentement en silence et en conscience. Je prends le temps de méditer aussi régulièrement que possible.
A l'instant j'ai cessé un moment d'écrire pour écouter dans les arbres le bruissement du vent qui se lève. Oh oui, je sais prendre le temps de ne rien faire et vis de façon plutôt agréable!

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jeudi 11 septembre 2014

"Biodanza" à Vincennes

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J'ai découvert la Biodanza à l'Espace en 2002. J'ai trouvé ça un peu "cucu" mais joyeux, un peu comme les rondes dans une cour de récré. J'ai participé à quelques ateliers de façon ponctuelle, assisté à de magnifiques soirées festives. J'ai constaté que les animateurs étaient toujours des personnes bienveillantes, chaleureuses et généreuses qu'il fait bon rencontrer. Alors pendant une semaine j'ai suivi l'atelier de Nathalie et Vishnuda et puis celui de mes amis Véronique et Eric maintenant installés à Marseille. En 2012 j'ai rencontré Edwige, découvert que nos chemins s'étaient déjà croisés puisque ses enfants avaient commencé leur scolarité lorsque j'étais directrice de l'école du Sud et qu'elle habitait à 2 pas de chez moi. C'est une femme épanouie, saine, pleine d'entrain et de joie rayonnante. Je l'ai laissée m'entraîner à son atelier hebdomadaire. Je dois reconnaître que depuis un an, grâce à la méditation, certes, mais aussi grâce à la Biodanza, ma dose de bienveillance et de joie intérieure a encore augmenté.

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Si vous ne savez pas ce qu'est la Biodanza, allez voir sur son site ou sur celui de mes autres amis qui partagent cette activité. Si vous habitez Vincennes ou aux alentours, venez faire une séance d'essai, gratuitement ce soir ou plus tard pour 5€ :-)

lundi 30 juin 2014

Mon fils

Je suis contente car dans une semaine je pars à Pimberty. Je vais enfin voir mes 3 petits enfants! Je vais les trouver changés depuis Noël. Je sais gré à Camille de me les confier quelques jours et me réjouis à l'avance de passer du temps avec eux. La semaine dernière Tristan est venu pour deux jours de formation à Paris et nous avons passé ensemble deux belles soirées. Nous avons profité des nocturnes du jeudi au musée d'Orsay et Tristan a pu voir Van Gogh dont il aime beaucoup la peinture. Nous avons eu pris ensemble des petits déjeuners et pris le temps de bavarder un peu tous les deux comme je le fais de temps en temps avec Eve.

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Ce fut un excellent moment. Après son départ, je me suis plongée dans mes albums photos des années 77, 78, 79, 81, 82....toutes ces années-bonheur en famille jusqu'au crash de 1989, le jour où j'ai découvert la liaison de mon amie la plus proche avec mon mari. J'étais naïve et mal préparée, le ciel m'est tombé sur la tête. Je me suis battue pour continuer à vivre à cause de mes enfants. Blessures et souffrances quotidiennes se succédèrent jusqu'à ce que je décide le divorce. Je sais bien que ce fut difficile pour eux, ma fille encore petite et mon fils pré-adolescent. Ils ont été courageux et attentifs. Depuis j'ai compris beaucoup de choses et depuis longtemps pardonné à leur père qui à son tour se bat pour vivre. Mes enfants sont devenus autonomes et courageux. La vie m'a apporté son lot de peines et de cadeaux, j'ai appris à tirer parti de chaque épreuve et à ne retenir que les joies. De l'eau a coulé sous les ponts et je retrouve avec plaisir le sentiment de plénitude de la jeune maman que j'étais à chaque visite de mes enfants. Je suis fière de mon grand garçon devenu un bel homme responsable, soutien pour sa famille et pour son père malade.

dimanche 27 avril 2014

10 jours entre mer et forêt

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Entre mer et forêt, entre verdure et soleil, retrouvailles et rencontres, entre ateliers et organisation, j'ai passé une magnifique semaine à l'Espace des possibles. Ecriture et couture, visualisation créative ou psychologie positive, constellations systémiques ou analyse transactionnelle, nous avions le choix entre 30 ateliers de développement personnel, d'art ou de bien-être . Je ne fais jamais plus de deux ateliers par jour pour garder des temps de repos du corps et de l'esprit... Les journées furent agréables et ensoleillées, les apéros musicaux de grande qualité, les soirées riches et variées.

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Hier soir des nuages sont passés, le vent s'est levé, la pluie est arrivée sans complètement s'installer. Nouvelles personnes, nouvelles activités mais j'ai choisi de reprendre la route dans quelques jours, de rentrer, de passer quelques jours chez moi, de retrouver mes amis vincennois, d'aller au ciné, d'aller au musée avant de repartir chez les anglais, sur l'île de Wight, loin de l'Estuaire de la Gironde, de ses lumières superbes et de ses eaux troublées

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L'Espace est un très beau lieu d'apprentissage et de ressources sans cesse renouvelées. C'est aussi un terrain d'expérimentation et peu ma deuxième maison tant j'y ai appris de choses.

jeudi 17 avril 2014

Méditation

Ma première véritable expérience de méditation commença en mars 2011 à Vipassana. Seulement trois ans! C'est pour moi une pratique récente qui est devenue une ressource précieuse. C'est un peu par hasard que j'ai eu l'idée de la partager...
Le jour où Nadine demanda lors d'une réunion de la Ronde des Savoirs si quelqu'un pouvait l'aider à se relaxer je lui ai proposé " la relaxation, non mais je peux te proposer de venir méditer 1h avec moi. Je te guiderai." Elle est venue, puis elle a parlé de son expérience, et d'autres ont souhaité faire la même expérience . C'est pourquoi depuis un an, je propose une séance de méditation régulière. Chaque semaine entre cinq et neuf personnes viennent méditer avec moi. Je partage mon cheminement et donne quelques indications pour rester centré sur sa respiration ou porter son attention vers une partie du corps. Chacun s'entraîne à constater ses sensations, à accueillir ses pensées, à vivre l'instant, à accepter la vie telle qu'elle est sans chercher ce qui manque, à constater la douleur ou l'insatisfaction sans jugement. Nous apprenons à "être" en pleine conscience sans préjugés. Jusqu'à maintenant j'alterne les séances une semaine sur deux le vendredi et le samedi matin. Certains peuvent venir chaque fois, d'autres une fois sur deux, plusieurs personnes ont pris l'habitude de méditer seules quotidiennement et se sont procurés des supports pour les aider. Je suis très contente d'avoir fait découvrir cet outil tellement bienfaisant et utile pour une vie sereine et riche.

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Voici quelques lectures et guides de pratique faciles à utiliser:
Méditer au quotidien Vénérable Hénépola Gunarata, moine bouddhiste

Acceptez tout ce qui apparaît. Acceptez vos émotions y compris celles que vous souhaiteriez ne pas avoir. Acceptez vos expériences, même celles que vous détestez.

La respiration essentielle Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste de tradition zen

Respirer en pleine conscience aide notre esprit à cesser d'errer dans des pensées interminables et confuses.

Méditer jour après jour Christophe André, psychiatre et animateur de groupes de méditation à l'hôpital Ste Anne.

On se centre sur la respiration comme on demande à un ami d'être à nos côtés pour affronter l'épreuve ou la difficulté.

Pratique de la méditation Fabrice Midal, philosophe fondateur de l'Ecole occidentale de méditation

...un espace de profonde détente se déploie. Nous sommes pleinement là. Simplement.

lundi 24 mars 2014

superbe week-end

Nuages, ondées et turbulences électorales n'y ont rien changé, pour moi ce week-end fut lumineux.
A mon retour d'Angleterre j'ai vu mon fils redevenu vincennois pour quelques jours. En formation au siège de l'entreprise qui l'emploie il a préféré à l'hôtel réservé par sa boîte un retour au pays de son enfance où il est resté une partie du week-end avec sa mère et ses copains. Quels bons moments! Quatre petits déjeuners, des bouts de soirée et une belle journée. Tristan avait souhaité voir sa tante. Nous avons donc passé la journée de samedi à l'Ile-Adam chez Marie-Claire et Pierre. Je n'aime pas voir ma petite soeur malade mais je l'admire et nous avons passé un excellent moment tous les quatre. Dimanche matin, mon fils reprit son train pour Pimberty, l'après midi j'ai animé mon atelier de dessin et ma fille m'avait réservé une surprise. Elle est passée avec son ami entre un baptême et son avion pour un thé et quelques bavardages... quel plaisir!

Des années après cette période où ils jouaient tous les deux j'ai pu passer un moment avec chacun de mes enfants sans nostalgie et avec bonheur. J'ai realisé encore une fois à quel point ma famille est précieuse et exceptionnelle. J'aime retrouver ma soeur ou mes frères, mon beau-frère et mes belles-soeurs. Mes enfants resteront toujours mes "petits". "Embrasse tes petits pour moi" disait Anne-Marie, l'amie de Maman à laquelle je pense souvent.

soeur.jpg Tristan et Eve en juin 1981. J'en profite pour souhaiter un bon anniversaire à Jean-Marie, le père de ces deux merveilles!

samedi 22 février 2014

médaille d'or

184 logements recensés, 182 récupérés, 98,91 %, c'était jeudi mon taux de réussite du recensement.

..Crébillon, Diderot, Joseph Gaillard, rue de Strasbourg ou de la Liberté, et même quelques adresses avenue de Paris... Comme mes collègues j'ai relevé les noms sur les boîtes à lettres, noté les situations, gauche, droite, face, premier étage , deuxième, jusqu'au dernier. J'ai longé des trottoirs, attendu les feux verts, emprunté des passages, traversé des jardins et suivi des allées. J'ai poussé des portes et cherché des codes d'entrée. Allées, venues, repérage, guet, j'ai suivi des traces et interrogé les facteurs, puis j'ai commencé l'enquête.

Pour atteindre les hauteurs j'ai grimpé des étages. J'ai pris des ascenseurs et descendu des escaliers, tiré des sonnettes, frappé à toutes portes. J'en ai vu des paillassons! J'ai salué, distribué, expliqué, questionné "Combien êtes-vous? Est-ce votre résidence principale?" j'ai écouté, rassuré, conversé ou glissé un avis pour un prochain passage. J'ai écrit pour celle qui ne voit pas bien, pour celui qui tremble ou ceux qui ont trop mal aux mains. Chaque soir après l'heure du thé et le samedi une bonne partie de la journée, j'ai repris ma "tournée". Cette année il y eut peu de désagréments, peu de pluie, pas de neige ni de froid, juste quelques grognons de l'heure de mon passage décalée car mal évaluée et beaucoup d'absents qu'il fallait pister pour être sûre de pouvoir les trouver chez eux. Seule la dernière personne que j'ai recensée m'a très violemment rejetée.

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Il n'y avait jamais personne à la porte gauche de ce quatrième étage sans ascenseur où je passais tous les jours depuis le 17 janvier. J'avais laissé des avis de passage et envoyé trois lettres tamponnées de la mairie. J'étais prête à abandonner. En quittant le bureau de ma responsable à qui je venais de rapporter les bulletins, je décidai une dernière tentative. Je gravis les étages et, sans conviction, sonnai à la fameuse porte gauche. Miracle! une voix répond, une clé tourne dans la serrure. Quelle bonne surprise! enfin quelqu'un! Je me réjouis déjà quand une furie m'interpelle et me parle en criant. Suite aux multiples avis reçus, elle s'était présentée à la mairie pour dire qu'elle vivait ailleurs et ne revenait à Vincennes que rarement. La personne de l'accueil l'avait renvoyée en lui disant qu'elle n'avait rien à faire. Erreur qui causa sa colère contre moi. Avec des mots paisibles, j'ai fini par l'amadouer si bien qu'elle n'eut de cesse de me faire entrer, de me faire asseoir, de me montrer ses ouvrages et de me parler ,me parler...C'est une femme raffinée, vive, joyeuse et cultivée chez qui je suis restée une heure et demi! C'est la dernière personne que j'ai vue pour le recensement.

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PS le 23 février: Bonne surprise ce matin lorsque Sylvie notre responsable m'avertit d'un autre retour. Et tout à l'heure, à la suite d'un appel téléphonique un peu ferme, voici le bulletin de celui qui n'avait "vraiment pas le temps". Et me voilà "Médaille d'or" des agents recenseurs avec 100% de réussite! .

lundi 27 janvier 2014

un bel anniversaire

"ça y est, j'ai vieilli d'un an pour la 68ème fois!" C'est ce que j'ai écrit sur FB hier. Et les commentaires furent très sympathiques pour me souhaiter un bon anniversaire avec quelques gentilles remarques qui tentent à me rassurer d'avoir vieilli: "68 fois plus belle!... même avec un an de + On ne voit pas les rides!...Tu irradies toujours autant, formidable!"... Et une merveilleuse citation de Tchékov " Qui diable a parlé de vieillesse ? Il n'y a pas de vieillesse, balivernes, bêtises ! Quand la vigueur gicle par toutes les veines, c'est la jeunesse, la fraîcheur, la vie ! Là où il y a du talent, Nikitouchka, pas de vieillesse!"Le Chant du Cygne.
Ces mots me touchent et me font vraiment plaisir, mais oui, j'ai vieilli et continue de vieillir, de "grandir" disions nous lorsque nous étions enfant. Je ne cesse de mûrir dans mes pensées, d'entretenir la joie de vivre, de m'émouvoir et de souffrir parfois. Je n'aimerais pas rajeunir comme le disent certains, je n'aimerais pas revivre la peur de perdre ma petite soeur lorsqu'elle fut malade, le déménagement qui me fit quitter Ryes et mes amis d'enfance, je ne voudrais pas revivre les souffrances qui précédèrent mon divorce, la course à l'argent et les cours après l'étude et l'école, la maladie de mes parents et la fin de leur vie, les durs moments de solitude que je n'ai pas choisis. Si je pouvais retourner en arrière je choisirais mes années d'étudiante et de jeune maman, ces années joyeuses qui commencèrent en 1964 et s'écroulèrent en 1989.
Chaque année me réserve des moments douloureux mais aussi des moments de joie. J'ai la chance d'être là, de retrouver mes amis, mes merveilleux enfants et mes trois petits enfants. A Noël, j'ai été gâtée par la présence et les cadeaux de Tristan venu passer une semaine à Vincennes, pour mon anniversaire j'ai été gâtée par la présence et les cadeaux d'Eve venue y passer 4 jours. Flâneries dans notre belle ville et visite du musée de l'Orangerie qui fut le lieu quasi quotidien de mes rendez vous des années 67 et 68 et que ma fille ne connaissait pas! Soirée théatre à l'Atelier pour la dernière d'une "La Locandiera", pièce de Carlo Goldoni drôle et pleine de finesse où "Dominique Blanc parvient à faire jaillir la beauté du théâtre de Goldoni: une farce pétillante et doucement mélancolique. Magistral"(extrait de L'Express). Que de bons moments pour terminer 2013 et commence l'année nouvelle!

IMG_9465a.jpgEve devant le théâtre de l'Atelier place Charles Dullin

mercredi 8 janvier 2014

tout est en ordre

2014 ne change pas grand chose! J'aime moins les chiffres pairs mais la vie suit son cours comme avant... J'ai un peu tardé à enlever les brosses à dents des enfants du lavabo parce que je trouve ça mignon, mais ça y est, j'ai rangé la maison et quand j'ai accueilli pour le week-end notre ami Le petit belge, la maison était en ordre. J'ai classé mes photos sans en mettre sur le blog. J'ai même découvert que certaines ne montraient pas les visages et que je pouvais vous montrer l'ambiance des vacances des deux "grands" chez moi sans contrarier personne: un bureau pour dessiner au calme pour l'une, une table avec un château fort en lego pour l'autre....

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Le soleil étant de la partie, ce fut très agréable de partir à la découverte de Paris. Comme Odin voulait entrer dans la grande pyramide de verre et que Lelia voulait voir La Joconde parce que "tu comprends Mamilène, Léonard de Vinci est un très grand peintre de La Renaissance", ce fut Le grand Louvre qui nous accueillit cette fois-ci. Oh, nous ne sommes pas restés très longtemps à l'intérieur! juste le temps qu'il faut pour descendre l'escalator, monter dans le pavillon Richelieu, tourner, traverser, admirer quelques sculptures et tableaux avant de faire la queue, à demi-étouffés par les japonais, pour voir cette Mona Lisa tant attendue. Le goûter aux Tuileries fut bienvenu avant le retour en métro "chez nous" en passant par le manège et "notre" square.

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Janvier et février seront vincennois car je me suis engagée cette année encore à faire le recensement qui commence le 16 janvier. Depuis lundi, je fais du repérage, distribue des courriers et colle des affiches dans les halls. Youpi! j'ai distribué mes 183 enveloppes, ou plutôt 182 seulement car cette fois-ci je fais partie du lot et dois me recenser moi-même. C'est toujours ça de gagné, un bulletin récupéré sans encombre!

lundi 30 décembre 2013

Mon blog

Je me posais parfois des questions par rapport à la poursuite de ce blog- vitrine de ce que je suis et de ce que je fais au fil des années depuis que j'ai quitté l'école.

J'ai plaisir à montrer ceux que j'aime et à parler de ce que j'aime faire. J'évite d'évoquer les peines et les moments difficiles que je vis ou que j'ai vécus dans le passé. J'ai pris le parti de ne m'attarder que sur ce qui me fait plaisir. J'aime dire en quelques mots les joies de ma vie comme j'aime lire les petits ou grands bonheurs des uns et des autres. J'aime les mots simples et les tournures légères autant que je déplore les phrases recherchées et tournures compliquées. C'est la même chose dans ma vie! Je choisis de ne regarder qu'avec le cœur. Les critiques et les combats ne m'intéressent que pour diffuser des pensées de paix.

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Tout d'abord, une amie dont j'ai été proche pendant plusieurs années m'a dit à plusieurs reprises " demande toi un peu pourquoi tu écris ça, à quoi ça te sert, tu devrais plutôt écrire..." Je n'ai pas aimé cet avis donné sur le ton de l'expertise et j'ai eu envie d'un blog anonyme.
Et puis, après Noël et ses lumières, 5 jours de joie avec les enfants, mon fils un peu mal à l'aise m'avertit au moment de partir " au fait Camille souhaite que tu ne mettes plus de photos des enfants sur ton blog". Glups! Certes je peux facilement comprendre et accepter mais nous n'en avions jamais parlé!! Ce fut brusque et violent et ça m'a rendue triste. Je ne leur en veux pas mais aujourd'hui je me sens déstabilisée, coupée dans mon élan, immobilisée dans ce partage avec vous, amis blogueurs depuis bientôt 7 ans. Le ciel de ce blog s'est momentanément assombri pour la fin d'année, je trouverai une autre formule et vous ferai signe à la lumière de 2014
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lundi 18 novembre 2013

Du virtuel au réel

Grâce à ce blog, j'ai retrouvé ma cousine alors que nous n'étions pas très proches car elle était parmi les "petits" c'est à dire encore plus jeune que mon plus jeune frère! C'est aussi par les blogs que j'ai rencontré Célestine qui est quelquefois venue à Paris, et Marie-Floraline venue déjeuner à Vincennes, mais je ne connaissais Edmée que par son blog et par Facebook, et voilà, c'est réparé!

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Gourmandes? peut-être mais nous avons surtout beaucoup parlé au cours d'un déjeuner qui a duré quatre heures. Rendez-vous est pris pour le mois prochain malgré nos emplois du temps bien chargés. J'appellerai un de ces ma cousine pour avoir des nouvelles de la famille, quant à Marie-Floraline, j'irai bientôt dans le Val d'Oise la rejoindre. En 2014 j'ai l'intention d'aller dans le Sud voir Célestine. J'en profiterai pour une escapade du côté du Petit Singe Vert avant d'aller passer quelques jours dans cette belle vallée de la Vésubie que je ne connais pas et qu'Hutte des bois aime tant. Ainsi passerai-je à nouveau de l'écran au bistrot et au resto, du fauteuil à la rue, bref du virtuel au réel...

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mercredi 26 juin 2013

Mon basilic

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Hum...ça sent bon! Lorsque j'ouvre ma fenêtre, ça sent le sud et chatouille les papilles. Entre les fleurs de géranium et la verveine, à côté d'un petit rosier, mon basilic prospère. J'ai choisi celui qui a de jolies petites feuilles odorantes et parfumées. Les orages et les averses lui apportent l'eau dont il a besoin. Les rayons de soleil passagers lui réussissent parfaitement.
Soleil, tu as dit soleil? mais on ne le voit guère me dit-on! et bien moi je le croise parfois. C'est vrai qu'il ne reste guère mais quand il arrive il chauffe et fait grandir mon basilic. J'aime cette variabilité du temps qui crée l'intensité du ciel. Lumières et couleurs sont superbes et parfois les nuages rougeoient!

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