le blog de marie madeleine

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mercredi 1 février 2012

j'aime les arbres

J'aime les arbres. Ils exercent sur moi une sorte de fascination..Enfant, à Ryes, c'est sur le palier du 2ème étage, devant la fenêtre qui donnait sur le parc que je me réfugiais pour lire. C'est au fond du même parc que j'aimais me cacher avec mes cousins lors des immenses parties de "Boîte", sorte de cache-cache avec délivrance, que nous faisions en famille,et auxquelles participaient petits et grands. Plus tard c'est dans les bois de Valence que je me réfugiais avec un livre, mon cahier secret et mes rêveries...
Bref, les arbres m'apaisent et me protègent. J'aime leurs longs bras tortueux ou touffus, leur écorce brillante ou rugueuse, et surtout j'aime m'asseoir à leur pied,les dessiner ou m'abriter sous leur feuillage. En hiver, c'est leur élégance sobre et dépouillée qui me séduit et souvent lorsque je me promène dans la ville, j'ai le nez en l'air et j'admire les silhouettes élancées ou noueuses des grands arbres parisiens

IMG_0237.JPGun arbre de la rue des Pyrénées, dans le 20ème

jeudi 26 janvier 2012

ce soir j'allume la télé

De l'eau a coulé sous les ponts depuis mes engagements gauchistes des années soixante. Après des années de convictions et d'élans politiques suivies d'années de déceptions et désillusions comme une descente aux enfers, je suis lasse. Je n'aime pas la guerre et ne supporte plus les discours qui précédent les élections quelles qu'elles soient, y compris les présidentielles! Je rejette, je fuis les débats. Par contre je considère que le vote est un devoir citoyen et que ne pas choisir équivaut à choisir ce qu'on ne veut pas. Je m'informe en lisant.

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Mais ce soir lorsque j'ai eu connaissance du débat télévisé, je me suis dit:" il faut bien que je sache à qui nous avons à faire hormis le petit roquet que je connais déjà. Ce soir j'allume la télé, j'écoute, je regarde, et c'est la dernière fois. Je verrai bien...si je suis déçue, si je me sens trop mal, je fuis, je me retire, je rejoins ma grotte et je tricote!" Et j'ai entendu un homme accessible dont j'ai compris tous les propos, j'ai vu un homme digne et sobre en face de Juppé sarcastique et méprisant, j'ai été séduite par la prestance, la clarté et la fermeté non agressive de François Hollande qui sera, je l'espère, notre futur président.

samedi 14 janvier 2012

passe, passe le temps...

Depuis que je ne vais plus à l'école, que je ne travaille plus, que je vis des rentes de l'EN, ma vie est faite de petits bonheurs simples. Pourtant, le temps passe si vite que je n'arrive pas à faire tout ce que je voudrais.
Oh, je sais, je ne me précipite guère. Plus de stress ni de course contre la montre le matin! Je me réveille doucement avec le jour, saute du lit, ouvre la fenêtre, regarde le ciel et me réjouis de commencer une nouvelle journée. Après une méditation, je lis une heure et prends un vrai long petit déjeuner. Vite une douche avant de m'habiller et de choisir mes boucles d'oreilles( hé! hé!). Puis je lis les nouvelles, visite quelques blogs, relève mon courrier et vaque à des tâches ménagères. HOP! la matinée est passée!

IMG_1870.JPG tout juste sortie des brumes matinales pour le p'tit déj

L'après midi passe vite entre les amis, le dessin, les expos, le ciné, les pots avec Brigitte...mais parfois, avant de dîner, j'ai le temps de visiter quelques blogs. J'aime passer des soirées chez moi, et les soirs où je ne sors pas, j'aime tricoter devant un film, dessiner un peu, lire ou parler au téléphone avec mes amis et mes enfants, écrire sur mon carnet ou un billet sur ce blog. J'allume parfois la télé pour voir une émission tardive, écouter "C dans l'air" ou le JT de la nuit, en tricotant pour ne pas perdre mon temps.

Cette semaine, par exemple, fût une semaine tranquille qui me semble pourtant avoir filé comme une étoile!

  • lundi, comme chaque semaine, j'ai reçu les dames pour le Tricot-thé puis j'ai diné avec une amie.
  • mardi, ménage, cours de gym, un peu de couture, quelques courses et dîner à l'extérieur avec mon ami Bernard
  • mercredi après mon cours d'anglais j'ai un peu flâné dans Vincennes et rencontré plusieurs personnes avec qui j'ai longtemps bavardé
  • jeudi matin comme chaque semaine, j'ai distribué nourriture et vêtements avec la Croix Rouge. L'après midi, j'ai retrouvé le groupe des anglicistes autour de la tombe d'Oscar Wilde au Père Lachaise Ils revenaient de l'exposition du musée d'Orsay que j'avais déjà vue.

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  • vendredi, j'ai passé une excellente journée chez ma soeur et mon beau-frère, à l'Isle Adam.
  • ce samedi après midi, j'assisterai à une conférence sur Le Louvre avant de partager à Vincennes une galette avec mes camarades de l'AMOPA
  • demain comme chaque dimanche matin lorsque je reste à Vincennes, j'irai sur le marché et je prendrai l'apéritif avec mon amie Brigitte. L'après midi je participerai à l'atelier d'écriture de Bertille et dinerai avec quelques amis.

Et voilà! je ne fais que ce que j'aime mais le temps passe et m'échappe, c'est une des limites de la vie, un garde-fou dont parle Yves, le créateur de l'Espace, puisque cette année le thème 2012 est "Audace et limites".

  • J'aime bien la phrase de Claudel que j'ai lue quelque part "le temps est le péché de l'éternité."

mardi 3 janvier 2012

Voeux 2012

Petit acrostiche, ma recette pour une bonne année 2012

Bonheur en quantité à chaque instant de la journée
Ouverture, harmonie,
Nature saine et embellie,
Ne pas oublier des projets saupoudrés de nouveaux rêves
Elan du coeur, élan de vie pour guérir les maladies.

Amour sans compter tous les jours de l'année,
Nourriture et pardon,
Nuance et respiration,
Egrèner des remerciements décorés de joie et de paix,
Enfourner dans la tendresse et déguster une très belle année!

voeux

vendredi 23 décembre 2011

Joyeux Noël

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JOYEUX NOËL à tous ceux qui passent par ici pendant mon séjour à Zurich. Je suis arrivée mercredi soir chez Eve et Alex. Tristan, Camille et les 3 enfants viennent nous rejoindre tout à l'heure dans l'après midi. Je vais faire connaissance avec Zian qui aura trois semaines demain. Pendant que les parents et le bébé s'installeront ici, j'irai avec Lelia et Odin chercher Eve au bureau et nous les emmènerons écouter les chorales chanter aux carrefours, devant les grands sapins. Demain nous irons sur le marché de Noël et nous découvrirons la ville décorée. Les enfants pourront faire du manège et boire du chocolat chaud au coin des rues illuminées

jeudi 8 décembre 2011

arbres-jumeaux

Après chaque naissance, Tristan et Camille plantent dans leur jardin un nouvel arbre pour le nouveau né. Les enfants savent que c'est LEUR arbre. Ils suivent attentivement sa croissance et son cycle de vie. Je ne sais pas encore quel sera l'arbre planté pour Zian mais je pense que les jeunes parents y ont déjà pensé. Le mirabellier d'Odin n'a qu'un peu plus de deux ans mais portera des fruits l'an prochain et cette année Lelia était fière des châtaignes de son châtaignier qui a 4 ans comme elle. IMGP7626.JPG

J'aime bien cette idée, je trouve que c'est un beau geste et un beau symbole. Les arbres que nous avions offerts en 1972,à ceux qui deviendraient ma belle-soeur et mon beau-frère, sont toujours chez eux,à Cheyrat. Il y avait un cyprés et un arbuste rampant au feuillage persistant dont j'ai oublié le nom. J'aurais aimé avoir un jardin pour planter un arbre pour mes enfants, mais comme je préférais vivre en appartement et centre ville, ce n'était pas possible!

mercredi 30 novembre 2011

le soleil s'est levé

Ce matin j'ai vu le jour se lever. De ma fenêtre, derrière le vieil et bel immeuble des années 20, j'ai vu le soleil hésiter entre des élans de lumière et les traînées de grisaille, j'ai regardé les nuages s'éloigner et le soleil approcher doucement, sans violence, et finalement triompher. Dans le ciel, maintenant, c'est la paix, une sorte d'harmonie douce entre le gris qui s'étire et la lumière qui brille. Les oiseaux s'en réjouissent et s'agitent

Il est rare que j'assiste au lever du jour. Je me lève toujours trop tard car le soir, si je ne sors pas voir un spectacle ou des amis, j'aime lire, écrire ou tricoter devant une émission tardive. Qu'est-ce qui a troublé cette nuit mon sommeil et m'a éveillée avant l'effervescente arrivée des élèves du collège voisin qui me sert de réveil quotidien? Hier soir pourtant les bulles du champagne étaient fines et le vin de qualité, les huîtres très bonnes et les plats raffinés. Mais cette nuit, je dormis moins sereinement et moins longtemps que d'habitude, alors que je dors toujours comme un bébé! Sans doute fallait-il que je bénéficie du spectacle de l'aube que j'ai si peu l'occasion d'admirer depuis que je ne vais plus à l'école chaque matin?

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lundi 17 octobre 2011

la route

577 kms de présence attentive à la route qui défile, 6 heures pour laisser vagabonder l'esprit au rythme du moteur, pour rêver, chantonner, écouter, regarder et pleurer un peu parfois...J'ai repris samedi la route du retour

Je suis toujours un peu triste lorsque je quitte mes enfants. Pourtant je suis passée par le col des Arces pour apprécier une fois de plus la vue qui plonge sur Habère Poche, je me suis arrêtée à la fromagerie pour acheter du chèvre et du Reblochon. En descendant la vallée vers l'autoroute blanche, laissant derrière moi mon fils, mon petit garçon devenu homme, mari et père, j'ai versé quelques larmes et puis je me suis laissée embarquer par la conduite, la complexité des ouvrages routiers, la beauté des paysages traversés, la lumière du ciel et le plaisir de rentrer chez moi.
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Voilà, je suis repartie! J'ai quitté la petite fée des fleurs et le lutin coquin, j'ai laissé Tristan et ses enfants dans leur jardin. Les châtaignes ont été ramassées dans les petits paniers et les derniers légumes seront bientôt cueillis.
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Pendant toute mon enfance passée dans de grandes maisons isolées, j'ai rêvé de voisins et d'une vie en ville, j'ai fui la campagne et suis heureuse à Vincennes. Au contraire de moi, mon fils a fui le béton et choisi avec sa femme et ses enfants de vivre dans un petit hameau de montagne. Ce n'est pas la vie que j'aimerais pour moi, ça tombe bien puisque c'est la sienne :-)
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Il s'agit maintenant pour lui d'organiser l'avenir, de stocker le bois pour cet hiver, de changer les pneus sur la voiture car la neige peut arriver, de préparer le berceau pour l'enfant à venir. Mes petits enfants sont vifs, intelligents et en bonne santé. Mon fils est heureux. Je suis fière de lui et le regarde avec émotion lire une histoire à ses enfants ou marcher seul sur les chemins.
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lundi 19 septembre 2011

Le manque de lui

Je ne pensais pas repartir déjà, je ne pensais pas revenir avant novembre lorsque j'ai quitté la Dordogne le mois dernier. Je ne pensais pas retrouver mes enfants si vite lorsque je les ai quittés en juin. Eve avait rejoint Tristan à Genève pour prendre le même avion que lui jusqu'à Bordeaux et m'accueillir à Libourne dans une voiture louée à l'aéroport. Nous avons rejoint Villamblard ensemble, et ça nous a fait du bien.
Certes ce fut sympathique de voir mon neveu, sa femme et ses deux enfants, de retrouver les soeurs de Jean-Georges, d'entendre une de ses nièces s'écrier "Oh Marie-Mad!" dans un éclat de joie et son neveu "j'ai reconnu votre voix". 25 ans que je ne les avais pas vus!!
Mais c'était dur de ne pas le voir s'avancer vers nous à l'arrivée, c'était dur de ne pas s'asseoir face à lui devant la maison pour l'apéro, de s'approcher de son bureau... C'était inimaginable trois semaines auparavant, la bibliothèque et le grand salon silencieux, immense cette absence, ce grand vide.
je ne pensais pas rester une semaine lundi dernier lorsque j'ai pris le train à Montparnasse. Je n'avais mis qu'une robe, un pantalon et un tee-shirt de rechange dans ma valise. Mais après que tous soient partis, après que Jean-Stéphane ait dû quitter sa mère lui aussi, je suis restée quelques jours avec ma belle-soeur pour que sa solitude soit moins brusque. Hier après-midi, c'est elle qui m'a accompagnée à la gare de Périgueux, sans lui. Je n'arrive pas à y croire mais je ne sens moins fort l'absence depuis que je suis arrivée chez moi, alors je pense elle, Véronique, dans sa grande maison et son beau jardin avec le manque de lui, son mari.

barrière

mardi 6 septembre 2011

similitudes

Depuis mon retour de vacances, je fais le tour des blogs que j'aime bien, je feuillette les pages écrites pendant l'été, je m'étonne, m'attriste ou m'émerveille "tiens, elle a l'air d'aller mieux!" ou commente "quel beau pays, j'irai un de ces jours!".Tout en prenant le temps de faire mes "visites" j'ai été frappée par nos similitudes. Oh bien sûr, nous sommes tous très différents, mais chaque fois je suis surprise par quelque chose où je me reconnais, quelque chose qui me ressemble...

En lisant le billet de Célestine, je retrouve souvent ce que j'ai ressenti moi aussi, professeur, institutrice, directrice, bref enseignante avec bonheur. Je me reconnais souvent dans son regard de femme sensible et vibrante comme celui de Coumarine et sa façon de s'émerveiller sur le miracle des rencontres et de la vie malgré ses difficultés

Quand j'ai envie de verdure, quand je veux respirer largement, je fais comme Colette ou Marie-Bland et souvent au cours de mes promenades, tout comme Dom je m'extasie devant la lumière, les choses simples, un reflet, une feuille, une fleur, un caillou, des graines ou des racines...Je n'ai pas de jardin comme Florence ou Marithé mais comme elles j'aime respirer l'odeur les roses et admirer la délicatesse des fleurs dans les jardins publics ou chez mes amis. Je viens de découvrir AlainX et sa réflexion sensible, Dourvac'h, sa délicatesse et son regard d'artiste.

goutte

On peut penser que "c'est de famille" puisque ma cousine Mammilou et moi aimons toutes les deux tricoter. Je ne suis pas chineuse mais j'adore le raffinement et les ambiances cosy, les beaux objets et les draps brodés, comme Marie-Floraline.

Moi aussi j'ai vécu des moments difficiles avec Maman, son intolérance, ses exigences et sa nostalgie du passé. Je me retrouve souvent dans les écrits de Liath à propos de sa Mère. Maintenant qu'elle n'est plus là, je vois surtout sa générosité et sa joie de vivre.

Et il y a ce morceau de notre enfance à Trois-Etôts avec Jenofa, la fierté d'être grand-mère comme Mab, le goût de l'art comme Kéline, l'alliance et la vibration des mots et des couleurs comme Michel Gonnet, l'amour des Vosges partagé avec celui qui..., le goût du détail comme Brigitte et comme Patriarch la curiosité du passé.

J'ai retrouvé quelque chose de ma grand-mère dans la photo de Justine, l'aïeule d'Edmée

mamée

Comme Heure-bleue, je suis souvent lasse de l'exhibition excessive des signes religieux et comme Moune je suis révoltée par la souffrance, l' injustice et la pauvreté. C'est sans doute avec Mamadomi que je partage le plus de lectures. Elle cite les auteurs que j'ai lu, ceux que j'aime lire ou que je consulte, note des phrases que j'ai notées, des pensées qui me font vivre...incroyable!

Je m'applique comme Gazou à voir ce qui est bon et beau, à faire les choix qui conviennent pour garder foi en la vie. J'aime les bonheurs simples dont parle PPN. Hermione exprime si bien l'intime et certaines émotions que que je ressens très fort mais que je dis rarement et n'écris jamais sur ce blog! Je crois que ce nous avons en commun, Lulu et moi, c'est un souffle imperceptible, un je ne sais quoi de fort et fragile à la fois, peut-être la retenue dans l'expression des sentiments et des souffrances. Et comme Elyane je regarde le ciel et laisse filer mes pensées avec les nuages...

Sans doute ne suis-je pas la seule, lorsque je suis tellement triste, à parler aux étoiles?

ciel

lundi 27 juin 2011

sept petits secrets

Je connais les petits papiers, les petits plaisirs, les petits plats dans les grands, les petits rats de l'opéra, le petit déjeuner, le petit salé aux lentilles,le vilain petit canard...et La gentille petite poule noire à qui j'ai rendu visite hier soir. Voilà qu'elle m'a fait un clin d'oeil en me passant le relais pour dévoiler ici des petits secrets inavouables ou du moins inavoués. SEPT comme les 7 jours de la semaine ou les 7 nains de Blanche-neige. Voici donc "sept secrets de Marie-Madeleine":

  • 1 - J'ai longtemps eu la phobie des araignées. Toute ma jeunesse j'ai vécu à la campagne et j'ai craint la fin de l'été, période où les araignées commencent à rentrer dans les maisons. Parfois la nuit, je me réveillais avec l'impression que j'en entendais une marcher sur le mur. Je n'osais pas bouger et tendait le bras d'un geste sobre et lent pour allumer ma lampe de chevet. Exact! ELLE était là et ELLE me regardait :-(( J'étais figée jusqu'au moment où elle commençait à se déplacer. Alors je hurlais pour que Papa ou Maman vienne me sauver! Un jour dans mon logement d'étudiante, à Vincennes, une grosse araignée traversa la cuisine. Horreur! Je ne voulais pas entendre le crrrr que ferait son corps velu si je l'écrasais. Que faire? Je me suis approchée délicatement et j'ai retourné sur elle un bol pour l'emprisonner. Le lendemain quelqu'un est venu me délivrer de la bête! Depuis je me suis libérée de cette peur et s'i m'arrive qu'une araignée s'approche, je lui parle "s'il te plait, l'araignée, va plus loin car j'ai un peu peur de toi..." Elles finissent toujours par partir :-))
  • 2 - Est-ce parce qu'à 3 ans et demi j'étais l'aînée de 4 enfants? parce que ma soeur était mignonne et fragile? parce que Pierre était le premier garçon et François le petit dernier? "et moi dans tout ça?" toujours est-il que j'ai toujours été jalouse. Un jour de mon adolescence, au cours d'un repas, j'ai jeté avec violence un verre ou une fourchette, je ne sais plus, à la figure de ma soeur qui était en face de moi puis j'ai quitté la table. Tout le monde a eu très peur. Mon père s'est approché et m'a dit très gravement sans s'énerver "ma petite fille, tu es en colère mais tu dois apprendre à maîtriser tes réactions". J'étais glacée d'effroi lorsque je réalisai que j'aurais pu la blesser gravement.

communion2.jpg vous m'avez trouvée parmi ces anges des classes de 6ème et 5ème de Jeanne d'Arc, Bayeux? deux indices: j'étais parmi les plus grandes bien que l'une des plus jeunes, et mes cheveux n'étaient pas bien rangés sous le voile

  • 3 - A 10 ans, je voulais devenir sainte et pourtant je m'amusais à "faire tourner en bourrique" les profs qui pour la plupart étaient des soeurs. Je me réjouissais de les voir d'abord me punir, puis m'exclure du cours, me conseiller une prière, me mettre des zéros de conduite, et finalement s'énerver ne sachant comment me parler... Lorsque la directrice des études entra dans la classe de 5ème et annonça les vacances, j'ai cru qu'elle allait exploser quand je déclamai haut et fort "Adieu veaux vaches cochons couvées!" comme La Fontaine dans Perrette et le pot au lait. Ce fut le coup de grâce qui me priva publiquementde mes prix, me valut le renvoi définitif, mais pft! je jubilais de l'avoir fait sortir de ses gonds. Même scénario à l'Assomption puis au lycée où j'avais été obligée d'attérir ( il n'y a plus que cette solution pour toi!). J'ai été collée toutes les semaines, suis passée je ne sais combien de fois en conseil de discipline. Je jubilais de les voir tous se demander comment s'y prendre avec moi. Il n'y avait jamais assez de jeudis pour faire toutes les heures de colle qu'on me donnait!! La seule chose qui m'ennuyait dans tout ça, c'est la contrariété de mes parents, d'autant plus que mon indiscipline était difficile pour Papa qui assistait aux conseils en tant que président de l'APE.

Et je fus prof, institutrice, puis directrice pendant 35 ans avec passion ;-))

  • 4 - Ma mère disait que j'étais une sorte de membre de l'Armée du salut, que j'aidais tout le monde, que j'étais trop gentille, que j'aurais donné ma chemise... elle me reprochait d'avoir un coeur d'artichaut. C'est vrai j'ai toujours été amoureuse! La première fois à Trois-Etots, j'avais 5 ans, je me souviens de l'émotion douce ressentie lorsqu'"IL" me donnait la main dans la ronde. A Ryes, il y eut Dominique D, le fils de la postière, Jean-Pierre P, le fils du notaire qui se fit surprendre par Maman alors qu'il venait chanter la sérénade sous ma fenêtre lorsque j'avais 9 ans. Puis François B le fils du brigadier qui prenait le car lui aussi pour aller au lycée lorsque je fus en 6ème... puis Daniel, Claude, Gilles et les autres....oui, j'aimais et puis je n'aimais plus, très vite! pourtant je suis très fidèle à mes amis et le suis devenue plus tard dans mes amours.

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  • 5 - Pendant des années je fumais vraiment comme un pompier. Lorsque je me suis amusée à compter, j'ai dénombré 60 cigarettes par jour, et des vraies, qui ne se consumaient pas seules puisque je roulais du Bergerac affiné dans du papier Job sup-air. Je ponctuais toutes mes actions par une cigarette, préparations des cours, interclasse, vaisselle ou ménage. Mes enfants détestaient l'odeur et me faisaient des remarques. J'ai décidé de m'arrêter et j'ai réussi grâce à la patience et la tendresse de J F. C'est pourquoi je dis toujours que pour s'arrêter de fumer, il faut beaucoup de baisers. J'ai fumé solennellement ma dernière cigarette le 24 mai 1994. Parfois je rêve que je fume. J'aime toujours l'odeur quand je me trouve avec des fumeurs et l'eau me vient à la bouche quand je vois quelqu'un rouler une cigarette...
  • 6 -Je me sens complètement nue si je sors sans rouge à lèvres. Je le mets pourtant généralement en prenant l'ascenseur, mais il arrive que j'y rencontre quelque voisin et que nous bavardions.. c'est ainsi qu' il m'est arrivé de revenir chez moi lorsque je me suis aperçue dans la rue que je n'en avais pas mis et que je l'avais laissé dans la salle de bain!
  • 7 - En réalité je suis de nature angoissée, tourmentée. Certains mots, certains faits peuvent me faire entrer dans une sorte de tourbillon, une spirale sombre dont j'ai du mal à sortir. Je panique, perd mon sang froid et voit tout en noir. Lorsque j'étais petite, je tenais tête à mes parents puis m'effondrais en pleurant. Adolescente, je me sauvais et me cachais dans les fourrés jusqu'à ce que mon père me recherche en voiture et me trouve désespérée que "personne ne m'aime" Je suis chaque fois sortie épuisée de ces crises... J'ai beaucoup réfléchi, travaillé en thérapie et compris ces crises dépressives douloureuses souvent ressurgies ces dernières années. Maintenant, quand ça m'arrive, j'observe, j'analyse et sors beaucoup plus vite du coeur du cyclone. C'est pourquoi je m'applique à voir toujours le positif, à profiter de chaque petit bonheur. Je me suis forgée une nature optimiste et joyeuse qui me rend solide et me donne beaucoup de chance!

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Qui veut bien relever ce défi? Célestine quand elle sera en vacances? Marie-Floraline? ou ma cousine? Hermione l'a déjà fait mais Florence, Elyane, Edmée et Mamadomi? seront elles tentées de dévoiler 7 secrets?

samedi 28 mai 2011

Bleu, tout bleu

Très belle exposition Odilon Redon au Grand Palais. Beaucoup de noirs et quelques couleurs avec des bleus superbes. Voici la naissance de Vénus.

bleu

Bleu, tout bleu

Bleu ciel, bleu roi, bleu marine et bleu d'outremer,
indigo, bleu profond, bleu de prusse ou bleu clair
bleu de cobalt ou celui du lapis-lazuli
Le bleu de Klein tua le bleu d'Alexandrie.

Bleu des étoiles et de la nuit, bleu de la vie,
dis moi l'ami joli, pourquoi es-tu parti?
Bleu de ton sang, bleu de la plume ou de la mort,
mon fol amour d'un jour, t'es-tu perdu toujours?

Bleu des livres, bleu des rues, du bruit et des cris,
sourire ou aventure et la mort des amis.
Bleu lumineux, bleu méthylène et bleu de l'eau
mais que dit l'asphodèle au bord de ce ruisseau?

Bleu de robe légère qui tourne et m'enveloppe,
éclair et glissement de l'air sur mon épaule
ivresse et frôlement du tissu sur le corps,
crois-tu que la douceur un jour s'effacera?

Bleu du ciel éclatant au nuage qui s'échappe.
Sous le pli de paupière le bel éclat s'éloigne.
Mensonge ou rêveries, mots et jeux dangereux,
Pourquoi ce tremblement dans le bleu de tes yeux?

Bleu du matin léger, de l'eau claire à la vie,
bleu de l'étoile éteinte et de l'air à la nuit,
sous mon poignet frémit la caresse du doigt
sur le bleu de la veine qui s'estompe et qui bat.

Marie-Madeleine

dimanche 15 mai 2011

MARIE-MADELEINE

Aimerais-tu qu'on dise Nelly si tu t'appelles Martine? Julie si ton nom est Juliette? François accepte t'il Francis ou Franck? Certains s'en moquent, d'autres s'amusent ou se rebiffent. Moi j'aime mon prénom! Ce ne fut pas toujours le cas comme je l'ai expliqué ici mais dorénavant je l'aime entier, complet, Marie avec Madeleine, Marie + Madeleine, Marie trait d'union Madeleine.
J'aime bien le prénom Marie, j'aime aussi Madeleine. Je connais des Madeleine, c'était le prénom de ma grand-mère, sage, noble, belle, et que j'aimais beaucoup. Je connais des Marie, des jeunes, des vieilles, souriantes ou chipies. Ce sont de de très beaux prénoms mais ni l'un ni l'autre ne me correspondent. Je me sens totalement "Marie-Madeleine", la blanche avec la noire, la pure et l'impure, l'innombrable selon Jean-Yves Leloup, la fautive rejetée et l'aimante sanctifiée.

marie-madeleine-domont_2_.jpgéglise sainte Marie-Madeleine, Domont, Val d'Oise

Ma soeur et quelques proches ou amis disent "Marie-Mad" comme autrefois. Il faut dire qu'à 20 ans j'avais honte de mon prénom de pécheresse presque diablesse qui me semblait trop lourd à porter, et j'aimais bien "Mad" qui reflétait à mes yeux une certaine différence beaucoup plus honorable et que je revendiquais joyeusement. Certains utilisent encore ce raccourci qui me plonge sans me déplaire dans mes années estudiantines.

Mon prénom fait partie de moi ou plus exactement, il est mon image, ma carte de visite et lorsqu'on m'appelle Marie ou Madeleine, je me sens égratignée, blessée, erronée, presque amputée. On se trompe sur moi! on oublie qui je suis, on m'atteint dans mon être et c'est insupportable. J'assume et même je revendique toutes les facettes de mon prénom et surtout j'aime qu'il soit symbole d'amour, porteur de don et de pardon. J'aime mon prénom comme une prière, j'aime le dire, l'écrire, le lire, l'entendre, le vivre.

Publié à l'attention de celle qui porte le même prénom que moi et se fait appeler Maddy parce qu'elle ne l'a jamais beaucoup aimé, avec une pensée spéciale pour Elise qui connait l'importance du trait d'union

lundi 9 mai 2011

après l'Espace

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Clarté légère du matin, charme odorant de la glycine, picotements verts de l'herbe qu'on vient de couper, repas joyeux à l'ombre du jardin, depuis mon retour de l'Espace je n'ai pas fait grand chose et me laisse porter par le bien-être du présent. Je voulais pourtant remercier les gens, les "espaciens" et surtout les "proposants", tous ceux qui sont venus à l'Espace apporter leurs talents et partager les temps d'échanges sur le thème choisi pour les deux semaines de vacances de printemps,"trace et transmission", un beau sujet de réflexion...

Quand j'avais accepté de coordonner ces semaines, j'étais portée par le thème avec le désir d'impulser en plus une touche littéraire, mais aussi un peu inquiète. Yves (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le boss et créateur) m'a fait confiance et beaucoup aidée, Proust m' a accompagnée mais aussi tous ceux qui ont écouté, apprécié et qui se sont avec moi replongé dans les pages extraites de "A la recherche du temps perdu".
Tout ne fut pas simple pourtant, il y eut des décisions à prendre, des choix à faire afin de respecter l'équilibre des activités et partager le temps d'intervention de chacun. Certains acceptent les règles, d'autres aimeraient transgresser. C'est comme dans les squares où je suis retournée grâce à mes petits-enfants: il y a ceux qui partagent, prennent le toboggan à leur tour, et il y a ceux qui bousculent et veulent garder la place. Tout ça me ramène à l'époque de l'école, aux conseils des maîtres, aux exigences de certains professeurs. Oh la la! pas facile d'avoir à trancher!

Couleurs douces et rêveries dans le bois, feuilles blanches et crayons posés près de moi, livres ouverts et regards égarés, agapes vespérales et danses tardives, chant esseulé de l'oiseau dans la nuit, instants partagés de tendresse et d'amitié...j'apprécie chacun mais j'aime aussi la solitude et son intensité. Je me sens calme et tranquille.Serai-je aussi devenue patiente? eh oui! 15 jours sans téléphone et sans connexion (merci à mon voisin pour son code wifi qui me permet d'être ici) et je ne m'énerve même pas!

jeudi 17 mars 2011

méditation

MEDITATION JAPON

Des amis ont mis en place une chaîne de méditation tous les jours de la semaine à 13H30. Je la relaie ici. Si vous ne savez pas méditer ce n'est pas grave, Il suffit de vous "poser" quelques minutes et de visualiser par la pensée:

  • une lumière bienfaisante sur le Japon,
  • du froid sur les réacteurs qui en ont besoin,
  • une bulle de protection autour des centrales,
  • beaucoup d'amour pour aider les personnes qui souffrent,
  • et tout ce que vous pouvez comme pensées positives.

j'ai envie d'ajouter de la paix en pensant à la Lybie... Faites passer ce message pour que nous soyons nombreux et que se rassemblent pensées et prières, selon vos convictions, comme de minuscules gouttes qui grandissent en s'unissant.

gouttephoto prise l'été dernier aux jardins d'eau à Carsac, en Dordogne

lundi 24 janvier 2011

Les filles et le secret

Lorsque nous sommes entre filles, nous bavardons allègrement. Nous parlons de tout et de rien, de choses graves ou légères, de la vie, des enfants, des difficultés et des joies. Nous parlons aussi des gens, de ceux qu'on aime ou de ceux qu'on n'aime pas. Notre conversation est très libre, franche et sans tabous. Nous passons de très bons moments! Bien sûr, nous parlons aussi des hommes. Ah les hommes! comme ils nous envient cette complicité féminine! Il est vrai que sensibles mais pragmatiques, nous racontons et rions, évoquons, écorchons, arrangeons, façonnons et rêvons, parfois coquines, le plus souvent avec beaucoup de tendresse...

Il y a pourtant des projets ou des sentiments ou que j'aime garder secrets, surtout s'ils me semblent importants et profonds. J'ai l'impression qu'en parlant, en disant au grand jour l'idée forte et neuve, déjà elle s'échappe comme un nuage dans le ciel. Alors je garde la pensée ou l'émotion qui m'est chère, profondément blottie, concoctée doucement, réfléchie et prête à s'épanouir. Sortez la de mon âme, et la voilà ternie comme une perle tout juste sortie de son écrin. comme un trésor longtemps enfoui, soudain livré à la convoitises des chercheurs voraces. Car je sais que certaines femmes parfois peuvent aussi jalouser, égratigner, blesser et je préfère garder le bijou dans l'écrin. Voilà pourquoi je bavarde et je ris, j'échange et je m'amuse mais ce qui m'importe le plus, je le protège, le nourris, je le dorlote au coeur de mon être. C'est mon trésor, mon secret.

nuages

J'ai souvent dans la tête une sorte de refrain, un poème de René de Obaldia que j'ai souvent appris à mes élèves que j'ai envie de partager avec vous

le secret

Sur le chemin près du bois
J'ai trouvé tout un trésor
Une coquille de noix
Une sauterelle en or
Un arc-en-ciel qu'était mort.

A personne je n'ai rien dit
Dans ma main je les ai pris
Et je l'ai tenue fermée
Fermée jusqu'à l'étrangler
Du lundi au samedi.

Le dimanche l'ai rouverte
Mais il n'y avait plus rien !
Et j'ai raconté au chien
Couché dans sa niche verte
Comme j'avais du chagrin.

Il m'a dit sans aboyer:
"Cette nuit, tu vas rêver".
La nuit, il faisait si noir
Que j'ai cru à une histoire
Et que tout était perdu.

Mais d'un seul coup j'ai bien vu
Un navire dans le ciel
Trainé par une sauterelle
Sur des vagues d'arc-en-ciel !

samedi 1 janvier 2011

2011

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J'aime beaucoup ce tableau peint en 1909 par un artiste tchèque que j'ai découvert l'an dernier à Zurich. Il me fait rêver, représente pour moi un moment de douceur, de tendresse et de sérénité.

vendredi 24 décembre 2010

JOYEUX NOËL

vincennes
Tristan est venu rejoindre Camille et les enfants ici à Vincennes. Eve est arrivée jeudi dans la nuit, son train ayant été bloqué dans les steppes alsaciennes. La maison est décorée. Nous n'irons pas réveillonner à l'Isle Adam chez ma soeur comme prévu car dehors la neige continue à tomber. Nous allumerons les bougies, et passerons une soirée toutes les deux, ma fille et moi. Nous installerons avec joie nos cadeaux qui réjouiront demain autant les enfants que les grands .

Joyeux Noël! Amour et paix pour tous!

samedi 4 décembre 2010

hibernation

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Hier matin quand j'ai reçu la photo de la maison de Tristan et Camille(sur la droite) je me suis dit "brrr...j'aime mieux pour eux que pour moi" et ce matin en ouvrant la fenêtre de ma chambre,je ne vois presque plus "mon" château, la cour déserte du collège est blanche, seul le mur de la crèche est coloré.

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De l'autre côté, mes pauvres fleurs ont triste mine et il faut que je remette de la nourriture pour les petites mésanges qui ont fini de manger toute la graisse et les miettes qui leur étaient destinées.

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Gla, gla, ça ne m'incite guère à sortir! Le froid et la neige me mettent en état d'hibernation, mon corps se refroidit et je suis déjà frigorifiée dans mon appartement bien chauffé. J'ai envie de rester assise pour lire ou/et tricoter, de m'installer pour coudre ou dessiner et m'oblige à faire un peu de gym pour me réchauffer. Pourtant il faudra bien cet après midi et ce soir aller préparer avec les autres membres du CA la saison 2011 de l'Espace... Heureusement, il y a le métro et j'aurai plaisir à voir Notre Dame sous la neige puisque nous allons nous retrouver sous son aile. J'ai mal pour tous ceux qui dorment dehors et c'est pourquoi j'ai donné mes duvets à la Croix Rouge, je n'envie pas tous ceux qui sont bloqués dans leur village et j'admire Sylvie et Marion qui, pour travailler ce soir, viennent d'Evry et Anthony, à peu près le bout du monde!!!

vendredi 12 novembre 2010

des yeux pour voir


Je remercie souvent mes parents de m'avoir transmis un bon patrimoine génétique et d'être en bonne santé. Les quelques problèmes que j'ai eus ont chaque fois été liés au stress ou aux émotions plus qu'à la structure de mon corps
Je suis reconnaissante de pouvoir entendre les oiseaux lorsque je me réveille ou le carillon des cloches du dimanche matin....
Je leur sais gré de pouvoir profiter du vent qui souffle dans mes cheveux,ou de savourer la caresse du tissu qui glisse sur la peau lorsque je m'habille... de savoir lire et écrire, de sentir la plume de mon stylo et le crayon s'écraser ou glisser sur le papier, de parler, de savoir chanter.
J'apprécie de voir les feuilles mouillées sur le trottoir afin de ne pas glisser. Je leur suis reconnaissante d'avoir des yeux pour guetter les étoiles, ou pour admirer les éclats de lumière au coucher du soleil.
Chaque jour j'y pense et me dis que j'ai vraiment de la chance d'avoir un corps et un esprit sains, d'être une machine qui fonctionne aussi parfaitement!

soleil_couchant

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