le blog de marie madeleine

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dimanche 2 juin 2013

Qui dit....?

Qui dit qu'en Angleterre il fait moins beau que chez nous?
Qui croit qu'il pleut tant qu'on ne quitte pas son parapluie?

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Je suis depuis vendredi matin avec la classe de CM1 de mon amie Thérèse dans un centre Kingswood, centre d'accueil des classes, sorte de parc d'aventure où nous sommes toujours dehors.Les enfants ont pu faire toutes les activités sans problème et je peux vous dire que cette fois encore la crème solaire est plus utile que le k-way!

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lundi 29 avril 2013

Pause

Détente et distance pour une pause bienfaisante

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dimanche 14 avril 2013

ça alors!!

Une vraie surprise!! Hier, quand j'ai vu l'enveloppe avec une montagne et une écriture que je ne reconnaissais pas, je me suis dit "tiens, on dirait un peu l'écriture de Brigitte ma belle-soeur. La carte a mis longtemps depuis leurs dernières vacances!"
J'ai ouvert et d'abord regardé la carte " ah non! mais...qui donc est allé dans la Vésubie?"
J'ai retourné la carte et quand j'ai vu le gentil message de Petit Singe Vert et Hutte des bois, alors là! c'est moi qui fut toute retournée, touchée par cette belle attention.

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Il n'y a plus guère que mes frères et soeurs, ma fille et de rares amis qui envoient régulièrement des cartes et pourtant j'adore ça! Et puis, la Vésubie! J'en ai si souvent entendu parler et je ne connais pas. On m'a dit pourtant que c'est très très beau et que ça me plairait. Alors là, c'est décidé, après l'Espace, après l'Angleterre, après Zurich, après l'été et après Bali, j'irai dans cette vallée dont le nom me fait rêver. Merci PSV, merci Hutte des bois, vous avez fait coup double! une belle surprise-plaisir et une nouvelle envie d'évasion...

jeudi 21 mars 2013

Mon amie, ma main

Tu fais glisser la plume sur le papier, tu le griffes parfois lorsque le stylo s'enfonce un peu trop sur la feuille au fil des émotions, tu te promènes tranquillement sur une lettre de politesse ou griffonnes très vite au dos d'une jolie carte. Tu tournes les pages du livre que je suis en train de lire, passes légèrement sur ma joue pour remonter une mèche ou farfouilles dans l'épaisseur de mes cheveux. Tu t'agites en l'air ou te poses délicatement....J'ai déjà parlé de toi car tu souffres depuis quelque temps. Je te chouchoute et te masse, je te protège souvent afin d'apaiser la douleur, ce qui impressionne mes petits enfants. Plusieurs fois au téléphone, Lelia me demanda "Mamilène, comment ça va ta main?

Toi, ma main droite, main de l'esprit, du pouvoir et de la volonté, la main des rois qui saluent ou des chefs qui ordonnent, je me suis tant servie de toi que tu es fatiguée, alors depuis plusieurs mois j'essaie de solliciter davantage ta soeur, ma main gauche. Elle savait déjà tenir la fourchette tandis que je coupe la viande, guider le tissu sous le pied de biche de la machine à coudre et faire glisser les mailles sur l'aiguille à tricoter. Depuis plusieurs mois elle s'efforce de t'aider sur le clavier de l'ordinateur et s'est habituée à porter mon sac à main et tenir la main des enfants dans la rue pour t'éviter des douleurs. Ma main gauche est moins habile et pourtant tout aussi sensible que toi. C'est la main qui est près de mon coeur, la main de la douceur et de la fragilité... comme ma soeur et moi, ma main gauche et toi, vous êtes différentes mais vous aimez vous retrouver, vous êtes si petites que j'ai du mal à trouver des gants à votre taille mais vous m'êtes l'une et l'autre tellement utiles!

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Et voilà que c'est encore toi, main droite, qui m'a soutenue, retenue lorsque je suis tombée sur la bordure du quai marseillais, et toi qui a souffert! Les jours suivants tu as tellement gonflé que le médecin pensait que peut-être quelque chose était cassé. Après la radio, les contrôles et les soins l'hématome est encore très grand. Pauvre petite main dont le contact est si douloureux que la kiné m'a conseillé de faire bien attention et de porter une orthèse. Te voilà donc à nouveau enfermée, contenue, laissant bonne place à ma main gauche qui eut bien du mal à tourner la clé pour démarrer la voiture! ni tricot, ni poignées de mains, te voilà comme ta soeur, fragile avec un grand besoin d'attentions et de douceur.

Alors j'ai laissé mes bracelets dans un tiroir, j'ai acheté chez Picard des légumes épluchés, j'ai demandé de l'aide pour ouvrir un pot de confiture, je n'ai tenté que quelques mailles et quelques points de couture... j'écris peu, je m'assieds, je lis davantage et te laisse au repos. Tu vas mieux et tu respires un peu lorsque je te libère. Ton pouce est violet, l'intérieur et le dos vont du bleu au jaune verdâtre, comme un arc en ciel sur le dos de ma main mais je sais plus que jamais à quel point tu m'es précieuse!

dimanche 10 mars 2013

guerre ou paix

OUf!! j'ai enfin un peu de paix!! pas de bruit en rentrant chez moi ce soir, pas de musique dans l'ascenseur, pas de basses qui résonnent ni de techno qui vibre, quel soulagement!

J'ai toujours eu des rapports courtois, voire cordiaux avec mes voisins. Pourtant, depuis que sa femme l'a quitté, mon voisin de dessus a perdu les pédales. Depuis 4 ans, il explose souvent de colère contre ses enfants, claque les portes et fracasse des objets violemment, mais surtout s'abrutit de musique et d'alcool. Les résidents se sont plaints, la police est intervenue appelée par les uns ou les autres...rien à faire, monsieur S ne veut pas entendre qu'il se met hors la loi, se dit victime d'incompréhension et détesté de tous.

Je sais que c'est un homme sensible sans méchanceté, et comme nous avons de bons rapports, je lui ai parlé à plusieurs reprises au cours de ces années, j'ai tenté de lui faire comprendre que le son ne devait pas sortir de chez lui, que ça gêne les voisins, que moi par exemple, j'ai le droit de ne pas entendre sa musique chaque jour, chaque soir, parfois tellement fort que je ne peux pas entendre mon interlocuteur au téléphone. J'ai dû comparer sa chaîne hifi chez lui à une voiture sur la route quand il m'a dit "mais Marie-Madeleine, j'ai du bon matériel, il faut bien que j'en profite à fond!" (et moi, et moi et moi...). Il m'a expliqué" vous savez, Marie-Madeleine, j'ai le blues, alors j'ai besoin de musique comme en boîte de nuit "( tant pis pour moi, je devrais aller vivre en maison de retraite !!). J'ai tenté de le remercier quand il baissait le son, d'utiliser des boules quies pour le laisser se détendre sans me faire devenir folle... J'ai fini par lui demander de baisser vraiment le son car je ne supporte plus le bruit à répétition. Il n'a jamais voulu entendre.

Il a fallu que le voisinage réagisse vivement, il a bien fallu reconnaître que c'était insupportable et avertir le conseil syndical, pour qu'enfin il s'arrête! Depuis deux jours je revis et peux profiter de moments calmes chez moi. J'espère que ça va durer!!

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Pourtant, depuis toujours, Je déteste la guerre intellectuellement et viscéralement, je hais les conflits mais aussi les ambiances hostiles ou violences non-dites. Je sens la moindre tension, me retourne dans la rue lorsque le regard est haineux. Je ressens le froid et le fer au passage de certaines personnes sur un trottoir et m'écarte loin des regards mauvais. Je fuis la violence. Depuis que je me suis faite agressée physiquement, à l'école et dans la rue, je crains la colère et la haine des inconnus dés que la décèle et je m'en éloigne à grands pas. Je fuis l'hostilité et cherche la paix à tout prix. Je suis ferme pour faire respecter les droits et les personnes mais si possible avec diplomatie et en douceur. Je pense que plus je diffuse de paix en moi et autour de moi, plus je ferme la porte à la violence et que c'est le seul moyen d'éloigner la guerre et de participer à la paix. C'est pourquoi j'aime tellement l'idée et la pratique d'Ho'Oponopono. Mais je dois reconnaître que nous n'y sommes pas tous prêts.

samedi 16 février 2013

paillassons


Entre les restos du coeur, le tricot du lundi, l'anglais, la préparation de la saison pour l'Espace et le recensement, je n'ai pas beaucoup le temps de lire vos blogs ces derniers temps! Alors tandis que je parcours les halls et les couloirs, j'ai inventé une nouvelle distraction, j'observe les paillassons.

C'est un objet très utile et très banal, direz-vous; certes, mais quelle variété! Certains sont larges, d'autres sont étroits, épais ou très minces, presque neufs ou déjà usés. Généralement rectangulaires, il y a des carrés colorés et des variations en demi-lune, des modernes et des classiques, des voyants, des discrets, tous sont différents.
Alors je m'amuse et parie sur l'accueil et le visage, selon le dessin et la couleur, j'attends la voix rauque ou fluette, je crains la grimace et les grognements, j'espère un sourire ou guette la fantaisie. De la joie derrière le coeur rouge et de la bonne humeur derrière les chatons?...banco! j'avais vu juste.

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La VIP ne daigne pas ouvrir alors que j'entends des éclats de voix derrière la porte et que des chaussures envahissent le palier. Un éclatant "Welcome" garde la porte d'un jeune stressé qui ne dit pas bonsoir et garde le téléphone à l'oreille tandis que je pose mes affaires dans l'escalier pour sortir classeur et papiers à lui remettre. Un simple tapis brosse sobrement encadré précède une famille joyeuse et des rires d'enfants. Et oui! Les apparences sont parfois trompeuses.

Paillassons, correspondez vous à ce que vous dévoilez? Au fait, j'ai oublié...mais comment est le mien?

vendredi 4 janvier 2013

Merci

C'est simple, c'est facile à dire. Lorsque j'étais petite Maman m'a appris à remercier. Si on me rend un service, je dis "merci", si on me fait un compliment, je dis "merci". Lorsque j'ai été reçue chez quelqu'un j'envoie une "lettre de château" et si je reçois un cadeau j'écris une lettre, un mail, ou je téléphone, bref je remercie. J'ai enseigné la même chose à mes enfants, ma soeur à ses enfants et mes frères aux leurs. Cela parait seulement normal.

Et pourtant!!! aujourd'hui je suis allée chez ma soeur et à un moment de l'après midi nous avons évoqué le sujet. Ni l'autre ne vivons dans le passé mais toutes les deux nous étonnions de la disparition du remerciement dans les nouvelles générations. L'une comme l'autre avons plaisir à tricoter pour les nouveaux-nés, à envoyer quelque chose pour un anniversaire et sommes toujours étonnées de ne pas savoir si la taille ou la couleur convient, si le paquet est arrivé. Peur de la faiblesse? enfants trop gâtés? ambiance de possession matérielle excessive? consommation, surconsommation entretenue par les médias? Certains voient le manque avant d'être heureux de ce qu'ils ont, souffrent de ne pas avoir tout ce qui les fait rêver. Ce mal-être est soigneusement entretenu par les marques et les supports médiatiques.

Et pourtant!!!Certes on ne fait pas un cadeau pour recevoir des remerciements ni pour avoir un retour mais un "merci", aussi bien pour celui qui le donne que pour celui qui le reçoit, ce n'est pas simplement un rite de politesse désuète! Apprendre à remercier c'est apprendre à vivre dans la joie et la gratitude malgré les difficultés et les souffrances, découvrir le plaisir de ces petits bonheurs que procurent la nature et la camaraderie. C'est comme un parfum qui se dégage, un bonbon qui fond sous la langue, une musique à l'oreille, un feu d'artifice dans l'esprit. Remercier est une petite action de grâce qui caresse le coeur et je plains ceux qui s'en privent.

remerciement-zaza-1.jpg image trouvée sur http://imagestars.centerblog.net

mardi 1 janvier 2013

Mes voeux

Sonnet pour les voeux

Une fenêtre s'ouvre et l'autre est refermée.
Au jardin qui sommeille sur les fleurs endormies
Des rires et des mots murmurés à demi,
La danse tourbillonne pour la fin de l'année

Par la fenêtre ouverte vous pourrez regarder
Les nuages qui passent et les coins de ciel bleu,
Les étoiles qui brillent et le feu dans vos yeux.
Demain c'est l'inconnu d'une nouvelle année!

Dans le sol, d'un bon pied, écrasez la colère,
Dans le vent, lancez vous et respectez la terre,
Chassez loin ce matin les mauvaises idées.

Désolée si jamais j'ai créé des ennuis,
Merci pour les cadeaux, pardon pour les soucis,
Paix et prospérité, amour pour cette année!

IMG_4065a.jpg c'est une fenêtre ouverte sur l'avenir que m'évoque ce tableau de Chagall

vendredi 14 décembre 2012

Le temps des cadeaux

Il est venu le temps des fêtes, le temps de rêve des enfants. J'aime cette période où manèges et magasins étalent leurs attraits ou plutôt leurs appâts pour les petits et les grands. Lorsque nous étions enfants, nous devions être sages pour ajouter dans la crèche un brin de paille qui rendrait plus doux le lit du petit Jésus. Gare aux péchés qui pourraient y glisser une épingle! Plus tard j'ai aimé surprendre mes enfants le matin de Noël par des cadeaux qui leur semblaient merveilleux. Avec du blanc d'Espagne, pendant la nuit, j'avais peint sur les fenêtres le vieux bonhomme dans son traîneau tiré par les rennes. Epoustoufflés, Tristan et Eve y voyaient la trace de son passage avant de se concentrer sur les paquets au pied du sapin!

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J'ai aimé l'ambiance de fête, de lumière et de musique dans les rues de Zurich. Mais aujourd'hui je ne vois que débauche d'étalages, de dorures et de futilités. C'est trop et je sens une sorte d'écoeurement. J'ai mal quand je vois ceux qui souffrent, assis sur le trottoir ou rassemblés autour de la soupe populaire, alors je distribue des pièces et donne un peu de mon temps pour les aider. Pourtant j'aime choisir soigneusement des cadeaux pour ceux que j'aime. Certains d'ailleurs sont cachés dans mon placard depuis longtemps car j'y pense à l'avance et ne me suis jamais sentie stressée par l'approche de Noël. Chaque année à cette période, je me sens redevenir l'enfant qui rêve...

dimanche 25 novembre 2012

Le temps

Je suis rentrée chez moi pour une semaine afin d'avoir un peu de temps à la maison avant de partir à Zurich. J'ai eu le temps de vider ma voiture et ranger mes affaires, de retrouver mon amie Brigitte au café, de porter un cahier au cours d'anglais, de rédiger une synthèse pour l'Espace, de voir le médecin pour une attestation et le rhumatologue pour échographie et infiltration...oh la la! comme le temps passe vite!

Je suis allée à la gare jeudi soir, chercher Eve venue passer un grand week-end pour avoir le temps de voir ses amis parisiens. Nous avons eu le temps de dormir tard, de faire les magasins, d'aller au musée d'Orsay et d'y voir une exposition délicatement féministe et raffinée sur l'impressionisme et la mode. J'ai pris le temps de l'accompagner chez son cousin, mon neveu par alliance pour un sympathique dîner qui dura tard dans la nuit. Nous avons trouvé le temps de flâner sur le marché. J'ai réussi à trouver le temps de faire mon atelier de croquis cet après midi. Eve est repartie et la retrouve mardi prochain chez elle. Je n'ai vu que du beau temps entre la pluie vendredi et le soleil aujourd'hui

Le temps passe vite et je trouve le temps de faire mille choses. J'aime prendre le temps de lire au lit le matin, de regarder les nuages après mon petit déjeuner. Je prends le temps de tricoter dans la journée ou le soir. Le temps s'arrête lorsque j'observe les cygnes posés sur les eaux paisibles d'un étang ou les mésanges qui viennent grignoter sur le rebord de ma fenêtre les graines que je leur ai préparées. J'étire le temps pour sentir un souffle sur mon visage, le nez en l'air dans les rues ou sur les chemins...prendre le temps de voir naître le jour et de s'enfoncer dans la nuit, J'aime prendre le temps de rencontrer un sourire, de ralentir, de profiter, de ressentir, de m'arrêter et savourer chaque instant.

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mercredi 24 octobre 2012

Le baiser

A l'atelier d'écriture de Dameleine, en quelques minutes, à la manière de Pierre Perret dans " le zizi", nous devions évoquer "le baiser". Je ne livre pas souvent mes productions d'ateliers mais une fois n'est pas coutume!

Il y a le baiser danger, le baiser marié, celui qui vous prend à la gorge, votre cou renversé,
il y a le baiser qui s'agrippe, qui vous enveloppe en vous envahissant,
il y a le baiser léger, presque contraint et pratiquement fermé.
Il y a le baisé volé, en passant, vite vite, j'en profite car je t'ai attrapé,
le baiser pointu et pas goulu du tout, juste posé du petit bout du bout.
Il y a le baiser cinéma, la bouche ouverte et très appliqué pour nous montrer l'amour même s'il n'existe pas,
le baiser porté, exalté, du haut du nez et jusqu'en bas des pieds,
et le joli baiser, raffiné, à peine ébauché et peu photographié.
Il y a le baiser de nos parents et de nos soeurs, le baiser d'ami et de fraternité, le baiser tendresse, le doux baiser de la maman à son bébé,
et puis il y a toi, assis en face de moi, là-bas, de l'autre côté de la table, il y a toi qui me prends dans tes bras et par-dessus le marbre m'emporte dans l'au delà...

baiser_Klimt.jpgLe baiser, Gustav Klimt (1908)

samedi 20 octobre 2012

Il pleut

Il pleut sur ma ville.
Le ciel est gris, les rues sont calmes, et la pluie nous invite à être à l'intérieur. Dehors pourtant l'eau joue avec les fleurs, éclaire les trottoirs, fait briller les couleurs.

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Aujourd'hui j'en profite pour ranger, repasser et aller danser! Aucune tristesse en moi, mais ces mots, comme une évidence, m'évoquent le beau poème de Verlaine, graine de culture déposée dans nos coeurs par l'école...

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

jeudi 27 septembre 2012

ciel bleu

Il fait froid, le sol est encore humide de pluie, ce matin est sombre, et je pense à Véro, la petite alsacienne qui nous a quittés jeudi dernier. Alors je lève les yeux et entre les nuages, j'aperçois un coin de ciel bleu.

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lundi 27 août 2012

l'eau douce

J'aime beaucoup la mer, mais par dessus tout j'aime l'eau douce, l'eau qui glisse sur la peau sans laisser de traces blanches qui picotent. J'aime l'eau qui jaillit des torrents, le cours paisible des rivières qui traversent la campagne, l'eau très douce des lacs où j'aime nager chaque fois que c'est possible. Cet été, encore une fois, je ne me suis réjouie devant ces paysages que j'aime!

Après les abords de l'étang de l'Espace des possibles,

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après la douceur des rives de la Charente à Port d'Envaux,

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après les bains dans l'eau douce et bien chaude du lac de Sanguinet,

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me voici de retour sous le beau ciel d'Ile de france, au bois de Vincennes, sur le chemin qui longe le lac des Minimes. Pas de baignade, certes, mais des canards qui jouent et des hérons qui se balancent sur un pied avant de s'envoler lourdement au dessus de la flore exubérante.

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samedi 26 mai 2012

au jour le jour

J'ai souvent plaisir à me dire que la vie me gâte et que j'ai de la chance. Alors je lui souris, et elle me le rend bien. Encore une fois, alors que le week-end s'achève, je m'émerveille de tous ces petits plaisirs, de ces bons moments passés qui sont des cadeaux de la vie!

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Cette semaine par exemple...
  • dimanche lorsque je suis revenue de la gare où j'avais accompagnée ma fille, les pivoines qu'elle m'avait offerte embaumaient le salon...
  • Les trottoirs sont magnifiques tant la pluie les fait briller .
  • La soirée au théâtre du Rond Point sur le thème "Qui veut vraiment l'égalité" n'était pas mal non plus! surtout que c'est Najat qui a ouvert le débat.
  • La première étape de rénovation chez le dentiste est bouclée, ouf!
  • Il y avait bien longtemps que je n'avais pas dîné dans un restaurant Corse. c'est ce que j'ai fait avec un excellent ami de passage à Paris
  • Mercredi j'ai passé tout l'après midi dans un collège pour aider les élèves d'une amie prof de maths à réaliser le carnet de leur voyage à Prague. Quel plaisir de les stimuler et guider dans leur créativité!
  • Bonheur de lire au lit le matin, les pieds sous la couette et la fenêtre grande ouverte parce que le soleil est revenu...
  • Quelle joie de marcher entre les hautes herbes de ce coin du bois que mes enfants appelaient le bois de l'école car c'est là que nous allions avec nos classes faire du cross ou prendre un bain de nature!
  • Vendredi lorsque j'ai traversé la cour de l'école, les enfants de la classe que je vais accompagner à Londres dans quelques jours ont couru vers moi pour me saluer. Je ne les avais vus qu'une fois et ça m'a touchée! Il y a même une fillette qui m'a demandé " à Londres, pourrais-je être dans votre groupe?"
  • Tant de petits plaisirs! terminer le gilet pour Lelia et savoir qu'elle va bientôt l'essayer, aider une artiste à oser peindre dans un jardin public, parler longtemps au téléphone avec mon fils, prendre un verre en terrasse avec une amie, entendre un rire éclatant sur le trottoir lorsqu'on est dans sa voiture, partager une conversation spontanée dans le métro avec un jeune homme intelligent et plein d'idées, passer une soirée calme et solitaire comme j'aime...
  • et puis je veux fêter un plaisir que je partage régulièrement avec vous depuis 2007, ce blog dont c'est l' anniversaire. Je l'ai ouvert pour annoncer que je quittais l'école, que je décidais de vivre de mes rentes versées par l'Education Nationale après 35 années passées à donner envie d'apprendre à de jeunes enfants... Mon blog a 5 ans, alors comme c'est la coutume, je ferai le un cadeau surprise à celle/celui dont le nom sera tiré au sort dans la liste des commentaires de ce billet.

mercredi 9 mai 2012

ma rue, ma ville



Dans ma rue, je ris de voir les enfants courir.
Souvent, dès que le soleil pense à revenir,
je vois les gens marcher, les paniers se remplir.
Dans ma rue,les arbres commencent à fleurir,
le nez en l'air je vois les nuages s'enfuir.



Dans ma rue on entend divers oiseaux chanter,
si l'on bavarde sur les trottoirs ombragés.
Dans ma rue des jardins ont un air du passé,
et pour notre plaisir certains soirs d' été
l'orgue de barbarie joue des airs oubliés.



Dans ma ville partout je me sens bien chez moi.
Maisons,murs et jardins, je connais les endroits
que j'aime regarder sur le chemin du bois.
Dans ma ville il y a des fleurs, des fruits parfois
et de belles lumières par-dessus les toits.


samedi 5 mai 2012

j'ai peur

Non je n'ai pas vu le débat. J'ai lu des extraits et des commentaires, j'ai vu les comparaisons de chiffres et les échanges de données, j'ai entendu des passages et des analyses mais je n'ai pas regardé le duel télévisé. Quelqu'un a écrit quelque part que c'était du snobisme. Pas du tout! C'est juste que je supporte mal. Je sais pour qui je voterai et surtout pour qui je ne voterai pas, alors pas besoin de me faire mal. Mais oui, je crois que je somatise et le discours de ce président me fait souvent mal physiquement!
Lorsque je lis ses propos mensongers ou sa vérité mal pensée, j'ai mal au ventre, lorsque j'entends des extraits des torsions de la réalité, j'ai envie de me boucher les oreilles et ça me donne des haut-le-coeur. Alors, imaginez si j'écoute et je vois un duel... Je suis obligée de me protéger car ça me donne un réel mal au ventre avec mal au coeur.

debat__4_.jpg dessin humoristique extrait du quotidien suisse, Le matin

On dit notre pays en paix! Cette guerre me donne des envies d'exil hors du monde. Je pense à retourner dans le silence et l'isolement, me réfugier au fond d'une grotte. Les échanges sans bienveillance me font fuir, le combat de chiffres me dégoûte, les discours haineux me font peur, la guerre entre les partisans me révulse, le lapsus d'un de nos ministres me révolte. J'ai peur!

Voter est un devoir citoyen, certes, et de plus, ne pas voter équivaut à donner une voix à celui dont on ne veut pas, alors dimanche, n'oublions pas de VOTER !

dimanche 26 février 2012

pour elle

J'ai pris, cet après midi, un verre avec une amie dans mon café préféré. Elle traverse une période difficile et broie facilement du noir. En suivant le cours Marigny pour rentrer chez moi, je pensais à elle et me disais "j'ai de la chance!". J'ai vu les lampadaires allumés dans les arbres et j'ai trouvé ça beau. Je me suis dis "je vois!"

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Le soleil s'est caché, le jour s'est éteint et quelques oiseaux chantaient, je me suis dit "j'entends!". J'ai remonté la rue de Strasbourg un peu terne et calme et je me suis dit "j'habite un quartier tranquille". Je me suis arrêtée pour acheter ce qui me manquait pour dîner et j'ai pensé "quelle chance d'avoir le dimanche un magasin ouvert!" Quand je me suis rendue compte que je fredonnais "Les asphodèles",chanson travaillée ce matin à l'atelier, je me suis réjouis " je chante!" En passant sous les arbres de ma rue, une odeur printanière m'enveloppait, je me suis sentie libre et joyeuse et je me suis dit "je respire!" Ce soir, je vais dîner. Je mange ce que j'aime, je fais ce qui me plaît. Le dos me fait souffrir, les articulations me brûlent mais je m'allongerai tout à l'heure dans de jolis draps, sous une couette douce et chaude. Je me sens parfois seulette, il n'y a personne près de moi, mes enfants sont un peu loin, mais je vis par bonheur une époque où je peux leur écrire, échanger des photos, et les voir en parlant au téléphone.

trois.JPGphoto envoyée par Tristan, ce dimanche matin: Les trois, juste après le petit déjeuner

Je peux lire, je peux dessiner, écrire, tricoter, je peux rêver ou méditer, écouter de la musique ou la radio...

Peut-être pourras-tu essayer, mon amie, et t'entraîner. Il m'en a fallu du temps et un long travail pour en arriver là. Et voilà! je zappe les pensées qui me font souffrir, je zoome sur ce qui est agréable et je sens que je vis. J'ai de la chance, non? Et toi, tu es la seule à pouvoir transformer ta vie car c'est en toi qu'est la force.

mercredi 22 février 2012

ÊTRE...(conjugaison)

J'ai reçu pour mon anniversaire le 25 janvier, des messages, des voeux, des cadeaux, fleurs, champagne et gâteau...Il est un cadeau que je peux partager avec vous, c'est le poème envoyé par une amie..

AVOIR et ÊTRE

Loin des vieux livres de grammaire, Écoutez comment un beau soir, Ma mère m'enseigna les mystères Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires, Il est deux verbes originaux. avoir et être étaient deux frères Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère, On pouvait les croire jumeaux, Tant leur histoire est singulière. Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'avoir aurait voulu être être voulait toujours l'avoir. à ne vouloir ni dieu ni maitre, Le verbe être s'est fait avoir.

Son frère avoir était en banque et faisait un grand numéro, Alors qu'être, toujours en manque. Souffrait beaucoup dans son égo.

Pendant qu'être apprenait à lire Et faisait ses humanités, De son côté sans rien lui dire Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes En avoirs, en liquidités, Pendant qu'être, un peu dans la lune S'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire Lorsqu'il se montrait généreux, Etre en revanche, et c'est notoire, Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe affaires. Il met tous ses titres à l'abri. Alors qu'être est plus débonnaire, Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure, Ce sont les choses de l'esprit. Le verbe être est tout en pudeur, Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères Pour parvenir à un accord, Entre verbes ça peut se faire, Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face Au milieu des mots rassemblés, Ils se sont répartis les tâches Pour enfin se réconcilier.

Le verbe avoir a besoin d'être Parce qu'être, c'est exister. Le verbe être a besoin d'avoirs Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables En arguties alambiquées, Nos deux frères inséparables Ont pu être et avoir été.

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Les paroles de la chanson d'Yves Dutheil sont tellement adaptées au monde de l'"Avoir" dans lequel nous vivons! Merci Madeleine, pour ce beau cadeau d'anniversaire. Pour ma part j'ai choisi d'ETRE comme ce bel arbre qui FUT une graine plantée en terre. Il grandit, s'épanouit en devenant ce qu'il EST, SERA un jour bien vieux, prêt à mourir après AVOIR ÉTÉ.

mercredi 1 février 2012

j'aime les arbres

J'aime les arbres. Ils exercent sur moi une sorte de fascination..Enfant, à Ryes, c'est sur le palier du 2ème étage, devant la fenêtre qui donnait sur le parc que je me réfugiais pour lire. C'est au fond du même parc que j'aimais me cacher avec mes cousins lors des immenses parties de "Boîte", sorte de cache-cache avec délivrance, que nous faisions en famille,et auxquelles participaient petits et grands. Plus tard c'est dans les bois de Valence que je me réfugiais avec un livre, mon cahier secret et mes rêveries...
Bref, les arbres m'apaisent et me protègent. J'aime leurs longs bras tortueux ou touffus, leur écorce brillante ou rugueuse, et surtout j'aime m'asseoir à leur pied,les dessiner ou m'abriter sous leur feuillage. En hiver, c'est leur élégance sobre et dépouillée qui me séduit et souvent lorsque je me promène dans la ville, j'ai le nez en l'air et j'admire les silhouettes élancées ou noueuses des grands arbres parisiens

IMG_0237.JPGun arbre de la rue des Pyrénées, dans le 20ème

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