le blog de marie madeleine

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dimanche 4 septembre 2011

Demain c'est fête!

Serai-je avec mes amis? Qui sera mon maître? Comment seront mes professeurs?.... Questions avant les retrouvailles des copains, curiosité et suspicion de plaisir, petite angoisse autour du coeur et tentation de s'enfuir, ça y est c'est le retour ou le premier jour à l'école, c'est la rentrée des classes! Deuxième rentrée et moyenne section pour Lelia et premier jour pour Naël en Petite section, c'est l'entrée au CP pour Petitbilou, au lycée pour Aurore, et la découverte des nouveaux élèves pour tous les professeurs. Bonne rentrée à tous, petits ou grands.
Nouveaux visages et nouveaux sourires, tensions des corps et attentes des regards...pour moi la rentrée fut toujours une fête, un peu comme chaque fois que je suis montée sur scène pour chanter ou jouer un personnage, pour improviser ou dévoiler mon clown.

3a.jpg(une de mes 1ères classe primaires en 1978/79 à l'école du Sud de Vincennes, avec Delphine, Barbara, Franck, Samuel, Pascal, Emmanuelle, Magali, Ludovic, Elisa, Samir, Maximilien, Stéphane...c' était un CE1, ils avaient 7 ans, ils ont 40 ans. C'est amusant, je me souviens de presque tous les prénoms dans toutes mes classes! )

Une seule fois, ma rentrée fut horrible lorsque peu de temps après avoir ouvert les grandes portes de l'école, après avoir accueilli les élèves et salué les parents, juste avant de faire rentrer les CP qui entraient en classe une heure après les autres, je fus agressée par un parent fou, un père qui voulait que sa fille aille dans une autre classe que celle qui lui avait été attribuée et qui me fit valdinguer, les quatre fers en l'air, d'un violent coup de poing dans le cou. C'était en 2005. J'ai repris mon travail 3 mois plus tard, j'ai voulu faire une autre rentrée, une année normale, mais cette rentrée là me conduisit à accélérer mon départ sans attendre 37 ans de carrière et un changement d'échelon. Parfois je regrette un peu ma précipitation quand je pense aux ressources supplémentaires que je pourrais avoir. Mais je me dis surtout que j'ai la chance d'être vivante et d'avoir fait pendant 35 ans le plus beau métier du monde! Dorénavant, j'enseigne encore un peu en donnant des bases et des astuces pour le dessin, et je fais ma rentrée dimanche prochain :-))

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jeudi 1 septembre 2011

Bonne rentrée!

Aujourd'hui fut le dernier jour de vacances des profs. Oh je sais que beaucoup sont déjà allés dans leur classe ou leur école mais demain c'est le rendez-vous officiel, la rentrée pour tous, la journée de préparation au jour J, bref la pré-rentrée, qui fut chaque fois un bon moment lorsque j'étais enseignante et une lourde tâche lorsque j'étais directrice. De toutes façons, ainsi que disait hier mon amie Thérèse qui prépare sa classe de CM1 "La veille de la rentrée on ne dort jamais bien!"
Alors ce soir je pense à elle et à Colette, sa directrice, aux deux Brigitte, ma belle-soeur directrice à Meaux et Brigitte mon amie de Vincennes qui a décidé de quitter la direction et de se lancer dans une nouvelle voie en enseignant à mi-temps. Je pense à Sylvie tellement active à L'Espace, à Marie, Hélène, Jean-Marc, Frédéric, Bernard, Isabelle, Célestine, petit Belge et vous tous qui préparez, pensez, vérifiez....je vous souhaite bon courage pour une bonne rentrée et une très belle année scolaire.

Bonne non-rentrée à Josiane qui quitte la direction et son école de Gourdon et à Pierre mon frère qui cesse d'enseigner le sport au lycée sainte Marie de Meaux où il fit toute sa carrière. Je leur souhaite d'apprécier comme moi la vie de rentière/rentier! Je n'ai jamais regretté ce 7 juillet 2007 où j'ai clos l'année scolaire pour la dernière fois. Comme je l'ai déjà écrit je n'irai ni au collège ni à l'école, je ne ferai pas de rentrée même si j'y pense chaque année, bien sûr!

1972.JPG En 1972 au collège d'Ozoir la Ferrière. C'était ma troisième rentrée comme professeur de lettres. Bottes en cuir et toile, jupe écossaise rouge, bijou handmade au crochet, incroyable comme les modes se ressemblent 40 ans plus tard!

lundi 29 août 2011

Les Lapidiales, vous connaissez?

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Je savais que c'étaient des sculptures dans la nature mais je ne les connaissais pas. On m'avait dit que c'était intéressant mais que c'était assez loin, on m'avait dit que c'était beau et qu'il y avait du monde, on m'a dit que c'était grandiose mais tous y allaient en groupe. J'étais décidée à y passer seule, un jour, sur le chemin du retour...Alors lorsque Chris m'a proposée de l'accompagner, je suis allée voir les Lapidiales. Le choc! le même ressenti en Egypte à Abou Simbel. C'est MAGNIFIQUE, à la fois étonnant et grandiose, tellement proche et sobre dans cette belle pierre blanche de Crazanne au pied de la forêt.

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C'est à Port d'Envaux, village portuaire sur les bords de la Charente proche. Nous sommes arrivées alors que les groupes de touristes s'éloignaient et avons pu admirer en silence le travail des sculpteurs. Ils viennent du monde entier dans ce lieu caché au bord d'une petite route et à peine signalé. Ils sont sélectionnés sur un projet, hébergés dans le village et travaillent pendant un ou deux mois du matin au soir à des oeuvres géantes qu'ils viennent poursuivre un ou deux ans plus tard comme le néo-zélandais Paora Toi-Te-Rangiuaia dont j'étais fière de traduire les propos.

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Nous avons échangé avec Alain Vandenbrouck descendu de son échafaudage. J'irai d'ailleurs voir ses autres oeuvres en Seine et Marne puisque son atelier est à quelques kilomètres de Valence en Brie où j'ai vécu adolescente.

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Une adresse à retenir, un bel endroit de création où j'aurai plaisir à revenir. J'ai trouvé de belles photos sur le site de Didier Darrigant et sur le blog de Cagouillarde découverts à cette occasion. Merci à Dominique Horiszny le sculpteur qui nous a fait découvrir ce lieu car c'est là qu'il va chercher la pierre pour les ateliers de l'Espace. Hé oui, c'est ça l'Espace, un lieu merveilleusement riche en propositions et en découvertes multiples in situ mais aussi à l'extérieur, des adresses, des amis, des échanges, des expériences nouvelles. C'est ce que dit si bien Lucile dans sa jolie Care box

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dimanche 28 août 2011

Coucou, me re-voilà!!

fenetre

Après cinq semaines d'activités et de fêtes à l'Espace, sous la tente, entre soleil et orages, après deux semaines en famille et entre amis, avec chaleur plage et repos, j'ai quitté les Landes et la belle maison de mon frère, j'ai quitté la Creuse et la jolie maison d'Evelyne et en avant sur les routes à travers la campagne. Quel plaisir lorsque ma voiture se faufile entre les effrayantes silhouettes des grands arbres moussus et les fougères exubérantes! Vallons et ruisseaux se glissent entre les bois et les prairies verdoyantes, les oiseaux tournent autour des brunes limousines qui ruminent près des rivières charmantes, et les petits rapaces veillent au bord des talus sur les poteaux de bois... Dépaysement paisible assuré en douce France.

vaches

Le temps est gris pour mon retour, les rues de Vincennes sont défoncées pour de grands travaux mais je suis contente de rentrer et j'ai juste envie de cocooner. Hier soir j'ai dîné avec Brindille, la complice de Tornade, cet après-midi, je vais seulement croiser ma fille qui transite par Paris, je ne verrai pas Tristan et sa famille avant un mois et ça m'attriste un peu... mais jeudi soir lorsque j'ai tourné la clé dans la serrure, lorsque j'ai ouvert la porte et suis entrée dans l'appartement, je fus comme chaque fois charmée par la clarté et la douceur accueillante de mon "chez moi". Ce matin c'est dimanche et les cloches carillonnent ma joie de vivre.

lundi 22 août 2011

47ème jour

plage

Et voilà! ce matin j'ai quitté les rivages atlantiques, j'ai quitté Pierre et Brigitte et leur maison des Landes au bord du lac de Biscarosse. Hier matin Valérie, leur amie de presque toujours avait pris le train, mon plus jeune neveu et sa jolie chérie étaient partis faire du camping en Dordogne. Moins de piétons, moins de cyclistes sur le chemin qui mène au lac, moins de monde sur la plage, des parents qui évoquent la rentrée de leurs enfants, des soirées qui raccourcissent et les nuits qui s'allongent...les vacances seront bientôt finies. Hier soir le soleil s'est couché tôt sur le lac frémissant. Dans les journaux on parlait de canicule, hier après midi il faisait presque 40° à l'ombre, on fermait les volets pour garder la fraîcheur à l'intérieur. Ce matin j'ai quitté mon frère et mon adorable belle soeur et en route! Ni musique, ni radio, vagabonde mon âme sur la route qui me mène en Dordogne. Je suis venue embrasser Véronique et Jean-Georges, autre belle-soeur ( soeur de mon ex-mari) et son mari devenus mes amis. Il faisait bon ce soir sous les étoiles où nous avons bavardé toutes les deux tandis que Jean-Georges se reposait pour lutter contre la maladie. Il est plus mince et plus faible mais il est courageux et digne mon ex-beau frère! Je suis contente de le voir.

lac

Demain je pars dans la Creuse vers une tricoteuse amie avant de retrouver mon nid vincennois après 7 semaines d'absence! Et oui après 37 jours à l'Espace et 10 jours dans les Landes, je fête aujourd'hui mon 47 ème jour de vacances. Bizzzz à ceux qui passent! Pourquoi pas, n'est-ce pas? puisque tout va si bien pour moi :-))

dimanche 10 juillet 2011

pause

Je n'ai pas eu besoin de navette spatiale pour rejoindre cet Espace où je me sens si bien!

Je ferme quelque temps la porte de ce blog...cet été pour moi c'est nature, mer, pinède, étang, implication, danse, massage, dessin, écriture, rencontres, jeux, sérieux, lecture, fêtes, musique, silence, réflexion, méditation!

porte

mardi 5 juillet 2011

Les deux tornades

Les portes claquent, l'air s'élance dans le salon, le vent se lève et....le téléphone sonne "Allo, ici Christine. je t'appelle parce que dehors il y a une tornade, alors je pense à toi, à Tornade!"

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Sourires et bavardages, on parle du clown et des vacances, de ses projets avec ou sans ses parents dans son village dans l' île puisqu'elle est née sur l'île de Ré, on évoque l'Espace où je vais partir, de Tornade à l'Espace, de dessin puisque j'anime un atelier de croquis. On se rappelle la dernière fête de la musique place des Vosges où nous sommes restées 4 h, de chorale en chorale et d'orchestre en orchestre (oui, je sais, je n'en ai pas parlé et je n'ai pas reçu de photos de nos admirateurs!). On projette la rentrée de Brindille et Tornade qui aura lieu fin août ou début septembre.

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Dommage que "ma Brindille" n'ait pu venir à la présentation d'atelier organisée jeudi dernier par Patrice pour nos amis! c'était sympathique et dynamique.Depuis mars, j'avais repris le travail du clown dans l'atelier; non seulement on progresse, mais on s'amuse, on rit , on éclate de rire, et on découvre d'autres clowns ou futurs clowns talentueux qui parfois deviennent des amis, n'est-ce pas Brindille?

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La scène est exaltante et ces moments de spectacle sont délicieux. J'aime les exercices en groupe certes, mais j'adore être seule face au public, sentir les spectateurs suspendus à ma respiration, voir le plaisir et l'amusement dans leurs yeux , puis entendre les rires et les applaudissements avant de recevoir des éloges. Comme c'est bon pour le moral!

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J' aime aussi beaucoup les duos, d'autant plus que je dois travailler sérieusement l'écoute et le "oui" :-)) Ce jeudi, le public comme d'habitude m'a portée et il y eut des moments de douceur, de tendresse autant que des éclats de fureur et de jeu. Merci Patrice! Aucun doute, je vais reprendre à la rentrée les bons moments du jeudi soir rue Breguet!

patrice

D'ailleurs si le coeur vous en dit, je crois qu'il reste une ou deux places pour des nouveaux débutants... ça change le regard sur la vie et sur soi-même. Alors? rendez-vous en septembre??
Et un grand merci à Jeff, le photographe qui a fait de belles vidéos qui nous transforment en spectateurs. Nous pouvons aussi voir nos défauts et réfléchir à une amélioration possible quoique... un clown ne réfléchit pas, il vit ici et maintenant avec son coeur d'enfant.

vendredi 1 juillet 2011

Tricot-thé et 30ème cadeau

Fin d'année scolaire et début des vacances pour tous les enfants et pour les enseignants. Pour moi, c'est la fin des cours d'anglais, des cours de gym, et le dernier tricot-thé de la saison. Il a eu lieu mardi dernier, le prochain est prévu début septembre. J'ai fini les ouvrages en cours et ne fais généralement pas grand chose en ce domaine pendant l'été!

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J'ai vu Eve pour dîner hier soir puisqu'elle venait passer un week-end avec ses amies de lycée. J'ai pu lui donner son 30ème cadeau d'anniversaire! Comme elle s'était extasiée sur le gilet violine que j'avais apporté à Lelia, le fameux GRR de La Droguerie qui fit le tour des tricoteuses-blogueuse les hivers derniers, j'en ai tricoté un rapidement pour ma fille à mon retour des Vosges. Je l'ai fait dans un fil espagnol doux et léger couleur ficelle et 2 pelotes de 100g m'ont suffi! Je l'ai achetée dans une sorte de caverne d'Ali Baba à Vincennes, mercerie Au Camelia 6 rue Defrance. Plutôt que fermer par une broche comme c'est prévu sur le modèle, j'ai préféré ouvrir une boutonnière et coudre un beau bouton car je trouve ça plus pratique!

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Juste avant, j'avais terminé un débardeur pour Odin dans une laine bleue nuit légèrement fantaisie. Seule la permission de se mettre debout sur la chaise pour le photographier a permis l'essayage et il n'y a que les boutons éléphants qui l'ont vraiment interessé! D'ailleurs ils ont fait rêver sa "grande soeur" (dixit) et comme il en restait un, je l'ai utilisé pour le gilet de son bébé Nicolas.

lundi 27 juin 2011

sept petits secrets

Je connais les petits papiers, les petits plaisirs, les petits plats dans les grands, les petits rats de l'opéra, le petit déjeuner, le petit salé aux lentilles,le vilain petit canard...et La gentille petite poule noire à qui j'ai rendu visite hier soir. Voilà qu'elle m'a fait un clin d'oeil en me passant le relais pour dévoiler ici des petits secrets inavouables ou du moins inavoués. SEPT comme les 7 jours de la semaine ou les 7 nains de Blanche-neige. Voici donc "sept secrets de Marie-Madeleine":

  • 1 - J'ai longtemps eu la phobie des araignées. Toute ma jeunesse j'ai vécu à la campagne et j'ai craint la fin de l'été, période où les araignées commencent à rentrer dans les maisons. Parfois la nuit, je me réveillais avec l'impression que j'en entendais une marcher sur le mur. Je n'osais pas bouger et tendait le bras d'un geste sobre et lent pour allumer ma lampe de chevet. Exact! ELLE était là et ELLE me regardait :-(( J'étais figée jusqu'au moment où elle commençait à se déplacer. Alors je hurlais pour que Papa ou Maman vienne me sauver! Un jour dans mon logement d'étudiante, à Vincennes, une grosse araignée traversa la cuisine. Horreur! Je ne voulais pas entendre le crrrr que ferait son corps velu si je l'écrasais. Que faire? Je me suis approchée délicatement et j'ai retourné sur elle un bol pour l'emprisonner. Le lendemain quelqu'un est venu me délivrer de la bête! Depuis je me suis libérée de cette peur et s'i m'arrive qu'une araignée s'approche, je lui parle "s'il te plait, l'araignée, va plus loin car j'ai un peu peur de toi..." Elles finissent toujours par partir :-))
  • 2 - Est-ce parce qu'à 3 ans et demi j'étais l'aînée de 4 enfants? parce que ma soeur était mignonne et fragile? parce que Pierre était le premier garçon et François le petit dernier? "et moi dans tout ça?" toujours est-il que j'ai toujours été jalouse. Un jour de mon adolescence, au cours d'un repas, j'ai jeté avec violence un verre ou une fourchette, je ne sais plus, à la figure de ma soeur qui était en face de moi puis j'ai quitté la table. Tout le monde a eu très peur. Mon père s'est approché et m'a dit très gravement sans s'énerver "ma petite fille, tu es en colère mais tu dois apprendre à maîtriser tes réactions". J'étais glacée d'effroi lorsque je réalisai que j'aurais pu la blesser gravement.

communion2.jpg vous m'avez trouvée parmi ces anges des classes de 6ème et 5ème de Jeanne d'Arc, Bayeux? deux indices: j'étais parmi les plus grandes bien que l'une des plus jeunes, et mes cheveux n'étaient pas bien rangés sous le voile

  • 3 - A 10 ans, je voulais devenir sainte et pourtant je m'amusais à "faire tourner en bourrique" les profs qui pour la plupart étaient des soeurs. Je me réjouissais de les voir d'abord me punir, puis m'exclure du cours, me conseiller une prière, me mettre des zéros de conduite, et finalement s'énerver ne sachant comment me parler... Lorsque la directrice des études entra dans la classe de 5ème et annonça les vacances, j'ai cru qu'elle allait exploser quand je déclamai haut et fort "Adieu veaux vaches cochons couvées!" comme La Fontaine dans Perrette et le pot au lait. Ce fut le coup de grâce qui me priva publiquementde mes prix, me valut le renvoi définitif, mais pft! je jubilais de l'avoir fait sortir de ses gonds. Même scénario à l'Assomption puis au lycée où j'avais été obligée d'attérir ( il n'y a plus que cette solution pour toi!). J'ai été collée toutes les semaines, suis passée je ne sais combien de fois en conseil de discipline. Je jubilais de les voir tous se demander comment s'y prendre avec moi. Il n'y avait jamais assez de jeudis pour faire toutes les heures de colle qu'on me donnait!! La seule chose qui m'ennuyait dans tout ça, c'est la contrariété de mes parents, d'autant plus que mon indiscipline était difficile pour Papa qui assistait aux conseils en tant que président de l'APE.

Et je fus prof, institutrice, puis directrice pendant 35 ans avec passion ;-))

  • 4 - Ma mère disait que j'étais une sorte de membre de l'Armée du salut, que j'aidais tout le monde, que j'étais trop gentille, que j'aurais donné ma chemise... elle me reprochait d'avoir un coeur d'artichaut. C'est vrai j'ai toujours été amoureuse! La première fois à Trois-Etots, j'avais 5 ans, je me souviens de l'émotion douce ressentie lorsqu'"IL" me donnait la main dans la ronde. A Ryes, il y eut Dominique D, le fils de la postière, Jean-Pierre P, le fils du notaire qui se fit surprendre par Maman alors qu'il venait chanter la sérénade sous ma fenêtre lorsque j'avais 9 ans. Puis François B le fils du brigadier qui prenait le car lui aussi pour aller au lycée lorsque je fus en 6ème... puis Daniel, Claude, Gilles et les autres....oui, j'aimais et puis je n'aimais plus, très vite! pourtant je suis très fidèle à mes amis et le suis devenue plus tard dans mes amours.

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  • 5 - Pendant des années je fumais vraiment comme un pompier. Lorsque je me suis amusée à compter, j'ai dénombré 60 cigarettes par jour, et des vraies, qui ne se consumaient pas seules puisque je roulais du Bergerac affiné dans du papier Job sup-air. Je ponctuais toutes mes actions par une cigarette, préparations des cours, interclasse, vaisselle ou ménage. Mes enfants détestaient l'odeur et me faisaient des remarques. J'ai décidé de m'arrêter et j'ai réussi grâce à la patience et la tendresse de J F. C'est pourquoi je dis toujours que pour s'arrêter de fumer, il faut beaucoup de baisers. J'ai fumé solennellement ma dernière cigarette le 24 mai 1994. Parfois je rêve que je fume. J'aime toujours l'odeur quand je me trouve avec des fumeurs et l'eau me vient à la bouche quand je vois quelqu'un rouler une cigarette...
  • 6 -Je me sens complètement nue si je sors sans rouge à lèvres. Je le mets pourtant généralement en prenant l'ascenseur, mais il arrive que j'y rencontre quelque voisin et que nous bavardions.. c'est ainsi qu' il m'est arrivé de revenir chez moi lorsque je me suis aperçue dans la rue que je n'en avais pas mis et que je l'avais laissé dans la salle de bain!
  • 7 - En réalité je suis de nature angoissée, tourmentée. Certains mots, certains faits peuvent me faire entrer dans une sorte de tourbillon, une spirale sombre dont j'ai du mal à sortir. Je panique, perd mon sang froid et voit tout en noir. Lorsque j'étais petite, je tenais tête à mes parents puis m'effondrais en pleurant. Adolescente, je me sauvais et me cachais dans les fourrés jusqu'à ce que mon père me recherche en voiture et me trouve désespérée que "personne ne m'aime" Je suis chaque fois sortie épuisée de ces crises... J'ai beaucoup réfléchi, travaillé en thérapie et compris ces crises dépressives douloureuses souvent ressurgies ces dernières années. Maintenant, quand ça m'arrive, j'observe, j'analyse et sors beaucoup plus vite du coeur du cyclone. C'est pourquoi je m'applique à voir toujours le positif, à profiter de chaque petit bonheur. Je me suis forgée une nature optimiste et joyeuse qui me rend solide et me donne beaucoup de chance!

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Qui veut bien relever ce défi? Célestine quand elle sera en vacances? Marie-Floraline? ou ma cousine? Hermione l'a déjà fait mais Florence, Elyane, Edmée et Mamadomi? seront elles tentées de dévoiler 7 secrets?

mercredi 22 juin 2011

communication

Depuis mon retour de l'Espace le 26 avril, je n'ai plus ni connexion internet ni téléphone fixe chez moi, ou plutôt, je n'en avais plus, car depuis lundi après midi, c'est rétabli!

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Que de communications téléphoniques avec SFR, que d'heures perdues à expliquer, ré-expliquer, taper étoile, taper 1, taper 2, être en attente, aller chercher une nouvelle box, raconter que ça ne fonctionne toujours pas, re-taper 1, re-taper 2, réclamer sans s'énerver et finalement râler, menacer, contacter la DGCCRF avant d'obtenir la visite d'un technicien qui malgré son efficacité,conclut que la panne qui ne provient pas de chez eux, ne vient pas chez moi non plus. Alors quoi? que se passe t'il? "soyez tranquille madame, ça va aller vite, je vais faire un rapport pour que vous soit envoyé un agent France télécom qui est propriétaire de votre ligne. Le problème vient de chez eux!" Confiance donc, on va m'appeler pour un rendez-vous, oui mais ça traîne, et....trop tard, je suis partie pour 3 semaines; impossible de prendre rv si longtemps à l'avance, il faudra rappeler!

Dés mon retour, je contacte SFR comme convenu. On m'annonce que le dossier est fermé faute de réclamations pendant 7 jours. Grrrrrrrrrr je recommence...je récite, les références, les dates, les voyants éteints, le technicien "expert" déjà venu, et on ré-ouvre le dossier! Samedi matin une femme agréable à la voix claire m'assure qu'elle prend les choses en main. Qui sait? Lundi, 14h30, sonnerie du téléphone portable: "ici France télécom, vous êtes chez vous? oui pourquoi? j'arrive!" Glups, une heure plus tard je l'aurais raté!! il a passé une heure à trifouiller les fils intérieurs et extérieurs et voilà que toutes les petites lumières de ma box se sont allumées:-)) YOUPI!

Dernier appel au 1023 pour remboursements des 2 mois payés pour rien, demande de dédommagement de mes frais de tel portable et ça y est, je peux me connecter, je peux appeler librement sans dépasser mon forfait (et oui, Bouygues n'a aucune raison de m'en faire cadeau)...Je pourrai à nouveau surfer, et aussi continuer à lire, écrire, rêver, à regarder les nuages et les fleurs qui colorent mes fenêtres, je garderai du temps pour laisser flotter mon esprit et pour dompter mes pensées, pour vider ma conscience et méditer en paix

lundi 20 juin 2011

Petit journal

Coucou! me revoilà avec le petit journal d'une fin d'escapade....

30ans

  • mercredi 8 juin: comme Eve devait être en Corse le 19 juin, jour de ses 30 ans, elle a accepté de fêter "30 ans moins 11 jours" avant mon départ. Je lui donc ai fait 30 petits cadeaux, boucles d'oreille, collier, jupe, veste, gilet, maillot de bain, vaisselle pour la terrasse, livres, etc... 30 bricoles pour une presque trentenaire, elle n'en revenait pas!! je ne lui en ai donné que 29 pour ne pas lui porter malheur ;-)) et lui offrirai le dernier à sa prochaine visite, le 1er juillet.
  • vendredi 10 juin: après un pique-nique sur le bord de la Limmat avec Eve qui repartit ensuite vers son bureau, j'ai pris la route en direction de Bâle, Mulhouse, Colmar. Une petite heure de bouchon à la douane, c'est normal, c'est vendredi et c'est le week-end de la pentecôte! Pour rejoindre le studio que j'ai réservé, adieu l'autoroute, je préfère la traversée des beaux villages alsaciens et la montée vers le Bonhomme. Sapins et fougères, terre rouge et bruyère, me voici dans les Vosges
  • dimanche 12: gare de Strasbourg. Long quai vide et silencieux. Ni train ni personne. Suis-je au bon endroit? dans la bonne ville? ronronnement lointain et incessant des voitures qui circulent. Tout à coup, un grésillement, une voix, une annonce, un TGV, des gens descendent, d'autres arrivent et la gare s'anime immensément. Départs, arrivées, la vie! J'attends Thérèse et la voilà...
  • mercredi 15 juin: Thérèse est repartie. c'était super! visite au mont Sainte Odile ou flânerie à Ribeauvillé, repas frugal ou resto, tout est facile avec elle. Je l'ai laissée à Strasbourg, sur le quai puis je suis allée chercher du Gewurtstraminer et du Pinot gris chez le caviste de mon père et de mes frères et soeur près de Kaysersberg.

cigognes

  • jeudi 16: aujourd'hui j'ai visité la mine d'argent de Tellure, acheté et écrit quelques cartes, dîné chez Jean-Noël et Anita qui ont aménagé le "Bellevue", gîte où j'ai passé une semaine, une adresse à retenir et à conseiller chez des gens charmants.
  • vendredi 17: longue route droite dans la verdure, alternance de montées et de descentes qui s'élancent vers le soleil, s'enfoncent dans les nuages puis plongent dans les champs de blé encore vert. Quelques toits alentours et des clochers au loin. Ils ne sont plus joufflus ni raccourcis comme celui d'Allarmont mais longs et fins dans le ciel...je suis dans la Meuse

lamaix

J'ai quitté l'Alsace et les rangées de vignes étalées. J'ai partagé avec Thérèse certains souvenirs, admiré les lignes élancées de la cathédrale de Strasbourg, découvert les cigognes et leurs petits dans les nids ronds sur les toits, traversé les villages fleuris et colorés, revu et visité le Haut-Koenigsbourg. J'ai quitté les Vosges, l'odeur mêlée de terre et de sapin. J'ai aimé traverser Allarmont, faire le tour du lac de Lamaix au-dessus de Vexaincourt.et entrer dans la petite chapelle qui veille sur les eaux profondes, j'ai aimé marcher sur la terre rouge, sentir le sol humide et le parfum des forêts. J'ai regretté la pauvreté des villages qui longent la Plaine en montant au Donon, les volets clos et les larges porches arrondis toujours fermés, les commerces abandonnés, les scieries et les usines textiles délaissées. C'est beau, c'est calme mais la vie a quitté la vallée.

allarmontc'est la première maison à gauche, la maison de ma tante Suzanne," la maison d'Allarmont"!

dimanche 12 juin 2011

pourquoi j'aime Zurich

Voilà! j'ai quitté Zurich pour les Vosges sur les traces de ma jeunesse... et comme chaque fois que j'en reviens, je me dis que j'aime cette ville, que je m'y sens particulièrement bien. Lorsque j'en parle autour de moi, on me demande pourquoi, évoquant l'intolérance, l'austérité et la nonchalance des Suisses, comme si nous étions parfaits sans racisme ni indifférence!. Alors j'ai cherché pourquoi j'aime Zurich et j'ai trouvé 12 raisons:

  • 1- La ville est construite autour d'un lac entouré de hautes montagnes.

lac

  • 2- C'est une jolie cité paisible, fleurie et propre

paisible

  • 3- Je m'y sens en sécurité pour circuler à pieds le jour ou la nuit, pour traverser la rue sans crainte et constater que tout véhicule s'arrête dés que je m'approche du passage piéton . Il faut juste faire attention aux tramways qui ont la priorité absolue!

banhofstr

  • 4- On peut prendre le bus, le tram ou le train, boire un verre dans un bistrot sans avoir à serrer son sac sur ses genoux, on peut poser son vélo dans la rue sans trop craindre de se le faire chiper!

velo

  • 5- Il fait bon flâner dans la vieille ville et les rues piétonnes du côté du Niederdorf ou derrière la Grossmünster

rues

  • 6- J'aime beaucoup longer la Limmat qui traverse le centre ville où il y a partout de la verdure.l

limmat

  • 7- On trouve à tous les coins de rue une fontaine d'eau potable, un banc pour se reposer, des toilettes publiques très propres et garnies de papier, on découvre aussi de jolies petites places tranquilles comme des havres de paix.

placette

  • 8- C'est chaque fois un grand plaisir de m'asseoir dans la Fraümunster devant les vitraux de Chagall qui rayonnent dans une splendeur de couleurs et de symboles bibliques

chagall

  • 9- Dans les rues, le long de la rivière ou pour quitter la gare, les herbes et fleurs sauvages longent la voie. Il y pousse même des fraises des bois, comme ici lorsque je retrouve Eve qui sort du bureau.

montée

  • 10- Bien que cela puisse sembler un peu contraignant, tout est bien organisé pour le tri sélectif, même la marque de certains yaourts peut être enlevée et recyclée avec les cartons

carton

  • 11- Les habitants sont vraiment "cool" et savent profiter de plaisirs simples le week-end ou en fin de journée après le travail

baignade

  • 12-Bien sûr, j'adore regarder la ville, le lac et les sommets enneigés depuis la terrasse de l'appartement d'Eve et Alex.

terrasse

Et maintenant, une semaine solitaire devant moi avec des odeurs, des couleurs, des chemins et des villages, des souvenirs qui me ramènent loin en arrière.... Allarmont, vous connaissez?

mercredi 8 juin 2011

Vincennes-Pimberty-Zurich

mamilène

J'ai quitté Vincennes le dernier samedi de mai et suis arrivée à Pimberty sous le soleil. Brusque passage du chaud au froid après un bel orage qui nous offrit un double arc-en-ciel sur la vallée: 31° lundi dernier et 4° le lendemain matin!

route-pimbertyentrée dans le hameau de Pimberty

Alternance de soleil et de grisaille pour cet agréable séjour. Nous sommes allés tous ensemble au Museum de Genève et à la cascade de Bellevaux, Tristan commença pour ses enfants la construction d'une cabane dans un arbre du jardin. Plusieurs fois les enfants sont venus dîner et dormir "chez Mamilène" ( le gite que je loue dans le hameau, à 30m de chez eux ) comme dit Odin, et j'ai adoré ça bien que ce ne soit pas toujours de tout repos!

boisTristan dans la grange

Nous sommes allés en Vallée Verte acheter des fromages à la ferme des Moises (clin d'oeil à mon amie Brigitte qui connaît bien) et en avons profité pour caresser les chèvresmalgré les boucs qui s'agitaient. Avec Odin je suis allée chercher Lelia à l'école par le chemin verdoyant qui longe le petit torrent.

cheminpetit sentier derrière la maison

Je me réjouis chaque fois de voir Tristan heureux de sa vie avec Camille et leurs enfants qui s'épanouissent joyeusement.

famillejeux dans le jardin

Dimanche dernier j'ai laissé la vallée du Brevon, longé le lac Léman d'Evian à Vevey, pris l'autoroute pour Zurich sous des trombes d'eau, traversé un rideau d'énormes grêlons du côté de Gruyère, et suis arrivée dans la belle Zurich ensoleillée et chaude où Eve m'attendait pour se baigner. Je me suis contentée de regarder le lac car l'eau à 20°, c'est trop froid pour moi!

bainle lac du côté de Enge

dimanche 5 juin 2011

tricots printanniers

Création en blanc, mauve et violet pour la petite Chloé, fille de ma nièce née en avril. J'ai marié le jersey et le point de riz.pour lui tricoter une veste en 6 mois.

chloé

Petit gilet tout au point mousse pour Lelia qui fut ravie de l'enfiler pour jouer à cache-cache avec son frère. "ça y est, on est derrière les salades" crie Odin pour que je les trouve, même si les salades sont en fait des grandes feuilles de rhubarbe :-))

gilet

rhubarbe

samedi 28 mai 2011

Bleu, tout bleu

Très belle exposition Odilon Redon au Grand Palais. Beaucoup de noirs et quelques couleurs avec des bleus superbes. Voici la naissance de Vénus.

bleu

Bleu, tout bleu

Bleu ciel, bleu roi, bleu marine et bleu d'outremer,
indigo, bleu profond, bleu de prusse ou bleu clair
bleu de cobalt ou celui du lapis-lazuli
Le bleu de Klein tua le bleu d'Alexandrie.

Bleu des étoiles et de la nuit, bleu de la vie,
dis moi l'ami joli, pourquoi es-tu parti?
Bleu de ton sang, bleu de la plume ou de la mort,
mon fol amour d'un jour, t'es-tu perdu toujours?

Bleu des livres, bleu des rues, du bruit et des cris,
sourire ou aventure et la mort des amis.
Bleu lumineux, bleu méthylène et bleu de l'eau
mais que dit l'asphodèle au bord de ce ruisseau?

Bleu de robe légère qui tourne et m'enveloppe,
éclair et glissement de l'air sur mon épaule
ivresse et frôlement du tissu sur le corps,
crois-tu que la douceur un jour s'effacera?

Bleu du ciel éclatant au nuage qui s'échappe.
Sous le pli de paupière le bel éclat s'éloigne.
Mensonge ou rêveries, mots et jeux dangereux,
Pourquoi ce tremblement dans le bleu de tes yeux?

Bleu du matin léger, de l'eau claire à la vie,
bleu de l'étoile éteinte et de l'air à la nuit,
sous mon poignet frémit la caresse du doigt
sur le bleu de la veine qui s'estompe et qui bat.

Marie-Madeleine

lundi 23 mai 2011

aux portes de ma Normandie

Comme je l'ai souvent évoqué ici ou , j'ai passé quelques années de mon enfance en Normandie. J'ai déjà parlé des chemins creux, des sentiers parfumés et de la maison de Ryes, je crois avoir déjà dit que je me sens un peu normande ou du moins que lorsque quelqu'un parle de Normandie, les clochettes du souvenir tintent à mon oreille!

moulinEt ce week-end, ce beau week-end lumineux, je l'ai passé parmi des amis au soleil grâce à Madeleine et Patrick qui élirent, pour fêter leurs 120 ans réunis, un vieux moulin fleuri aux portes de Normandie. Et oui! je parle des portes car pour moi, si elle s'étire parfois jusqu'au bout de la Manche sauvage ou dans l'Orne raffinée, celle dont je parle souvent, l'unique, la vraie, MA Normandie a le coeur qui bat dans le Calvados entre Bayeux et Arromanches ;-))
Ce fut un week-end radieux, une superbe fête! Nous avons goûté des vins et des mets exquis, nous avons dansé, chanté, ri et souri, parlé, regardé et écouté des fantaisies joyeuses et des écrits choisis. Il y eut des moments délicieux dans la piscine chaude, des hugs très chaleureux, un spectacle grandiose, des instants fous et d'autres emplis d'émotion....

De plus, j'ai retrouvé avec bonheur aux alentours, les buissons au bord des chemins, les coquelicots dans les champs de blé, l'odeur du sureau et les talus sauvageons dans la campagne verdoyante.

coquelots

jeudi 19 mai 2011

joie de vivre

J'ai besoin de solitude et pourtant les semaines sont souvent très chargées! Par exemple depuis jeudi dernier, j'ai eu trop peu de moments inoccupés.

....Je suis allée en Seine et Marne chez mon plus jeune frère, j'ai vu la dernière née de ma nièce et joué avec son grand frère de 15 mois. Encore une fois Tornade fit la quête pour la Croix-rouge dans les rues de Vincennes avec Brindille. J'ai pris l'apéro avec des amis, déjeuné avec Thérèse et les professeurs de son école, J'ai vu l'expo "Chagall et la Bible" et j'ai écouté des lectures de Victor Hugo pendant la nuit des musées. J'ai dîné chez Véronique et sa fille que je n'avais pas vues depuis longtemps, reçu des amis pour dîner, pris un café avec Brigitte et bavardé de longs moments. J'ai passé une belle journée à l'Isle-Adam chez ma soeur et mon beau frère, J'ai reçu les "dames" comme dit Lelia, pour le tricot-thé du mardi et je suis allée chercher à l'aéroport une amie qui rentrait de Moscou. J'ai suivi le cours d'anglais et découvert au centre Wallonie-Bruxelles "L'art de l'irrévérence" puis j'ai dîné avec Pablo.
Bien sûr,j'ai blogué, écrit, lu, médité, j'ai fait le marché, le ménage et rangé mes tiroirs. J'ai soigné mes plantes et fait ma déclaration d'impôts, réservé un gîte pour séjourner Alsace au retour de Zurich. J'ai passé du temps au téléphone avec les techniciens de SFR car ma ligne n'est toujours pas rétablie. J'ai flâné dans Paris mais je n'ai pas marché dans les allées du bois ni au parc floral! Je n'ai pas dessiné, je ne suis pas allée danser ni au cinéma ni au théatre mais là je file retrouver les clowns pour l'atelier de Patrice du jeudi soir...

IMGP1024.JPG

J'ai la chance d'avoir une grande joie de vivre, une belle énergie et une véritable aptitude au bonheur. C'est une partie de mon patrimoine génétique et j'en remercie mes parents. Je n'ai pas parcouru que des sentiers sablonneux et j'ai dû moi aussi traverser des torrents et sauter des fossés, éviter cailloux et épines tout au long de ma vie. Oui mais voilà chassés les troubles de l'école, oublié le harcèlement d'un ancien formateur de clowns, éloignées les déceptions amicales, effacée la désillusion du printemps dernier ou plutôt transformée comme un essai au rugby. Les aléas de la vie m'ont permis d'acquérir une sorte de paix et une sérénité que j'ai pu consolider avec des temps de solitude et de méditation.

dimanche 15 mai 2011

MARIE-MADELEINE

Aimerais-tu qu'on dise Nelly si tu t'appelles Martine? Julie si ton nom est Juliette? François accepte t'il Francis ou Franck? Certains s'en moquent, d'autres s'amusent ou se rebiffent. Moi j'aime mon prénom! Ce ne fut pas toujours le cas comme je l'ai expliqué ici mais dorénavant je l'aime entier, complet, Marie avec Madeleine, Marie + Madeleine, Marie trait d'union Madeleine.
J'aime bien le prénom Marie, j'aime aussi Madeleine. Je connais des Madeleine, c'était le prénom de ma grand-mère, sage, noble, belle, et que j'aimais beaucoup. Je connais des Marie, des jeunes, des vieilles, souriantes ou chipies. Ce sont de de très beaux prénoms mais ni l'un ni l'autre ne me correspondent. Je me sens totalement "Marie-Madeleine", la blanche avec la noire, la pure et l'impure, l'innombrable selon Jean-Yves Leloup, la fautive rejetée et l'aimante sanctifiée.

marie-madeleine-domont_2_.jpgéglise sainte Marie-Madeleine, Domont, Val d'Oise

Ma soeur et quelques proches ou amis disent "Marie-Mad" comme autrefois. Il faut dire qu'à 20 ans j'avais honte de mon prénom de pécheresse presque diablesse qui me semblait trop lourd à porter, et j'aimais bien "Mad" qui reflétait à mes yeux une certaine différence beaucoup plus honorable et que je revendiquais joyeusement. Certains utilisent encore ce raccourci qui me plonge sans me déplaire dans mes années estudiantines.

Mon prénom fait partie de moi ou plus exactement, il est mon image, ma carte de visite et lorsqu'on m'appelle Marie ou Madeleine, je me sens égratignée, blessée, erronée, presque amputée. On se trompe sur moi! on oublie qui je suis, on m'atteint dans mon être et c'est insupportable. J'assume et même je revendique toutes les facettes de mon prénom et surtout j'aime qu'il soit symbole d'amour, porteur de don et de pardon. J'aime mon prénom comme une prière, j'aime le dire, l'écrire, le lire, l'entendre, le vivre.

Publié à l'attention de celle qui porte le même prénom que moi et se fait appeler Maddy parce qu'elle ne l'a jamais beaucoup aimé, avec une pensée spéciale pour Elise qui connait l'importance du trait d'union

mercredi 11 mai 2011

11 mai 1981

C'était le 11 mai, le lendemain du 10 mai, ce grand jour où le monde avait changé, notre monde. Allégresse au réveil, sachant depuis la veille que notre président serait un président de gauche. INCROYABLE!! nous l'avions tant imaginé, tant désiré et espéré, que c'était comme une légende, un rêve inaccessible, et voilà que c'était arrivé. ENFIN l'avenir s'annonçait rose.

rose.jpg

A l'école, ce fut un matin joyeux et dans la classe les enfants faisaient des remarques qui laissaient deviner l'opinion de leurs parents. C'était amusant car certains étaient inquiets, d'autres étaient joyeux.La veille à 20h, lorsque fut dévoilé le visage de notre futur président, nous avions hurlé de joie. Il y eut cris et manifestations de liesse dans la rue. Je mourais d'envie d'aller à la Bastille mais ce ne fut pas possible car c'était l'heure du coucher de Tristan qui n'avait que 4 ans et de plus je craignais la foule alors que s'agitait dans mon gros ventre celle que je ne connaissais pas encore très bien, celle dont nous n'avions pas encore choisi le prénom, la petite Eve qui serait plus tard tellement fière d'être née sous Mitterand.

lundi 9 mai 2011

après l'Espace

glycine.jpg

Clarté légère du matin, charme odorant de la glycine, picotements verts de l'herbe qu'on vient de couper, repas joyeux à l'ombre du jardin, depuis mon retour de l'Espace je n'ai pas fait grand chose et me laisse porter par le bien-être du présent. Je voulais pourtant remercier les gens, les "espaciens" et surtout les "proposants", tous ceux qui sont venus à l'Espace apporter leurs talents et partager les temps d'échanges sur le thème choisi pour les deux semaines de vacances de printemps,"trace et transmission", un beau sujet de réflexion...

Quand j'avais accepté de coordonner ces semaines, j'étais portée par le thème avec le désir d'impulser en plus une touche littéraire, mais aussi un peu inquiète. Yves (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le boss et créateur) m'a fait confiance et beaucoup aidée, Proust m' a accompagnée mais aussi tous ceux qui ont écouté, apprécié et qui se sont avec moi replongé dans les pages extraites de "A la recherche du temps perdu".
Tout ne fut pas simple pourtant, il y eut des décisions à prendre, des choix à faire afin de respecter l'équilibre des activités et partager le temps d'intervention de chacun. Certains acceptent les règles, d'autres aimeraient transgresser. C'est comme dans les squares où je suis retournée grâce à mes petits-enfants: il y a ceux qui partagent, prennent le toboggan à leur tour, et il y a ceux qui bousculent et veulent garder la place. Tout ça me ramène à l'époque de l'école, aux conseils des maîtres, aux exigences de certains professeurs. Oh la la! pas facile d'avoir à trancher!

Couleurs douces et rêveries dans le bois, feuilles blanches et crayons posés près de moi, livres ouverts et regards égarés, agapes vespérales et danses tardives, chant esseulé de l'oiseau dans la nuit, instants partagés de tendresse et d'amitié...j'apprécie chacun mais j'aime aussi la solitude et son intensité. Je me sens calme et tranquille.Serai-je aussi devenue patiente? eh oui! 15 jours sans téléphone et sans connexion (merci à mon voisin pour son code wifi qui me permet d'être ici) et je ne m'énerve même pas!

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