Décor et costumes en noir et blanc, mardi soir au théatre du Rond Point sur la scène de la petite salle Jean Tardieu pour La mastication des morts.
Cimetière, noms très français sur les pierres tombales, piano, violon et guitare électrique aux sonorités graves, et les morts parlent.... Ni anges ni démons, ils sont poètes ou violents, sarcastiques ou plein d'humour, éclatent de rire ou grincent des dents et parlent d'eux. Ils disent leurs chagrins et leurs bonheurs et racontent leur histoire, l'histoire du village et leur part dans l'Histoire.
Ce que je regrette, c'est qu'ils parlent comme des vivants qui sont morts. Leurs émotions sont vivantes, sans distance avec leur vie. On est loin de leur âme.