frisson
Par marie-madeleine le jeudi 5 mars 2009, 00:09 - flâneries - Lien permanent

ce matin autour du lac... juste un reflet comme un frisson de
l'eau

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Par marie-madeleine le jeudi 5 mars 2009, 00:09 - flâneries - Lien permanent

ce matin autour du lac... juste un reflet comme un frisson de
l'eau

Commentaires
Bonjour Marie Madeleine
Merci de votre passage sur mon blog et de vos commentaires, je découvre votre blog et vous souhaite une bonne journée.
La dame du lac t'appelle...
Un petit moment de méditation pour jouir de la journée nouvelle....
Oui je pense qu'aujourd'hui j'aurai eu des frissons en flânant au bord de l'eau tant il faisait froid
Bises
Bonjour
Merci du passage sur mon blog
Un moment de calme autour de cette pièce d'eau !
Bonne journée
Alain
Bonjour Marie Madeleine
Un petit bonjour du Jura et bonne journée.
superbes photos !
De très beaux reflets sur cette eau
Bon samedi
Françoise
Michel, vos photos du Jura sont si belles!
Heurebleue: j'écouterai mieux la prochaine fois.
Matheo:la pensée glisse au fil de l'eau!
Marithé: Vraiment? pourtant tu vis dans une région du sud, non?
Alain: merci d'être venu
Sandrine: merci!
Françoise: l'eau est un si beau miroir...
Voilà de bien belles photos empreintes de nostalgie douce. J'aime beaucoup.
Le lac
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
(Recueil : Méditations poétiques)
Alphonse de Lamartine (1790 - 1869)
Meudame Moune, est-ce l'eau qui apporte la nostalgie
Tristan: il y a bien longtemps que je n'avais relu ce poème de Lamartine!