J'ai rencontré chez le boulanger une ancienne collègue-instit-mère d'élève-presqu'amie- pas vue depuis plusieurs années. Grossie, vieillie, les traits ridés malgré le maquillage un peu fort... En la voyant je réalise mon propre vieillissement, surtout qu'elle a 5 ans de moins que moi! Nous évoquons quelques copines communes de l'époque de nos divorces et de nos folles sorties de filles. L'une vient de prendre sa retraite, l'autre s'est arrêtée l'année de ses 55 ans comme beaucoup d'instits( alors que j'ai attendu de dépasser 60 ). Puis elle me dit qu'elle travaille toujours, car elle ne sait rien faire de ses 10 doigts et "les expos, le ciné, ça va bien un peu". Elle s'arrêtera en même temps que son ami/mari? pour être sûre de ne pas s'ennuyer.

Alors là!! quelle drôle de femme! je comprends pourquoi on a si peu de choses en commun! Moi qui déteste la dépendance, je ne pourrais me contenter de suivre quelqu'un. Et puis j'ai la chance d'aimer lire, écrire, dessiner, coudre, tricoter... Je me souviens de robes, jupes, de chemises, et même de mon premier tailleur en velours cotelé bleu canard cousu avec la vieille Singer à pédale. maman-tricotevalence Merci Maman de m'avoir appris tant de choses. D'ailleurs si j'ai lancé les tricots-thés chez moi, c'est sans doute en souvenir de l'ambiance des ouvrages et divers bricolages que nous faisions dans la grande salle qui fut auparavant notre salle de travail pour les devoirs.(1973: Maman tricote, je fais du crochet tandis qu'un de mes frères monte des films super8)