J'avais beaucoup aimé les précédents films de Clint Eastwood, et ce fut un de mes cadeaux d'anniversaire d'aller voir "Invictus", magnifique hommage au grand bonhomme qu'est Mandela, aux efforts qu'il fit et et à la nécessité d'une foi inébranlable qu'il fallut pour changer les mentalités avec les difficultés qu'il y eut à faire sortir l'Afrique du Sud de l' apartheid. C'est aussi une célébration de la richesse du sport et de la puissance de la ­compétition sur le moral. Ma cousine l'avait vu et en a parlé ici

Et même si les images de jeu ne sont pas parfaites, pour moi, ce sont aussi des souvenirs d'émotions au bord du terrain, de peurs devant les bleus ou les points de suture de mon fils, le combat pour garder blanc des shorts devenus marron, le dégoût des machines de linge...Il y a des images de jeu sous la pluie et en voyant les shorts boueux, je pense à mon "petit garçon" qui passait tout à l'eau avant de quitter le stade pour me faciliter la tâche, et faisait le long trajet du retour avec un sac devenu encore plus lourd, plusieurs fois par semaine. Quand je vais du côté des stades, quand je passe devantLéo Lagrange, souvent je m'en veux de n'être jamais allée le chercher. Pourtant ça ne l'a pas découragé et il a repris depuis 2 ans son sport favori qu'il avait arrêté en quittant Vincennes comme je l'évoquais . Je souhaite bon courage à Camille qui a pris le relais des pansements et des machines!

rugby_1995.jpg En 1991, Tristan avec la balle, à l'entraînement .

C'est amusant car Clint Eastwood avait fait un grand film sur la boxe "Million Dollar Baby" et ma fille a fait de la boxe (française)! Mes deux enfants sont sportifs et ont commencé le sport dès leur petite enfance car je pense que c'est une école de coopération, d'autonomie, d'endurance et de courage: "mens sana in corpore sano"! D'ailleurs ça leur a donné des forces dans les moments difficiles et je pense que ça les aidera toujours.
En latin, invictus est un adjectif fort qui signifie invaincu, invincible. "Je suis le maître de mon destin: je suis le capitaine de mon âme." Quelle leçon de vie dans cette dernière phrase du poème de Henley!

Invictus

Out of the night that covers me,
Black as the Pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds, and shall find, me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll.
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

William Ernest Henley