577 kms de présence attentive à la route qui défile, 6 heures pour laisser vagabonder l'esprit au rythme du moteur, pour rêver, chantonner, écouter, regarder et pleurer un peu parfois...J'ai repris samedi la route du retour

Je suis toujours un peu triste lorsque je quitte mes enfants. Pourtant je suis passée par le col des Arces pour apprécier une fois de plus la vue qui plonge sur Habère Poche, je me suis arrêtée à la fromagerie pour acheter du chèvre et du Reblochon. En descendant la vallée vers l'autoroute blanche, laissant derrière moi mon fils, mon petit garçon devenu homme, mari et père, j'ai versé quelques larmes et puis je me suis laissée embarquer par la conduite, la complexité des ouvrages routiers, la beauté des paysages traversés, la lumière du ciel et le plaisir de rentrer chez moi.
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Voilà, je suis repartie! J'ai quitté la petite fée des fleurs et le lutin coquin, j'ai laissé Tristan et ses enfants dans leur jardin. Les châtaignes ont été ramassées dans les petits paniers et les derniers légumes seront bientôt cueillis.
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Pendant toute mon enfance passée dans de grandes maisons isolées, j'ai rêvé de voisins et d'une vie en ville, j'ai fui la campagne et suis heureuse à Vincennes. Au contraire de moi, mon fils a fui le béton et choisi avec sa femme et ses enfants de vivre dans un petit hameau de montagne. Ce n'est pas la vie que j'aimerais pour moi, ça tombe bien puisque c'est la sienne :-)
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Il s'agit maintenant pour lui d'organiser l'avenir, de stocker le bois pour cet hiver, de changer les pneus sur la voiture car la neige peut arriver, de préparer le berceau pour l'enfant à venir. Mes petits enfants sont vifs, intelligents et en bonne santé. Mon fils est heureux. Je suis fière de lui et le regarde avec émotion lire une histoire à ses enfants ou marcher seul sur les chemins.
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