Chanson de la Seine
Par marie-madeleine le lundi 19 décembre 2011, 14:31 - flâneries - Lien permanent

Voilà! J'ai pris le pont des Arts, remonté la rue de Seine et remonté
boul'Mich, traversé les jardins du Palais Royal et farfouillé passage Choiseul,
admiré les vitrines et longé les allées du Printemps mais j'ai acheté la
plupart des cadeaux à Vincennes, j'ai fait mes achats de Noël tranquillement,
sans stresser, comme d'habitude car ce que je préfère, c'est jouer les
touristes à Paris!
J'aime marcher lentement dans les rues, observer les façades, traverser les
jardins, prendre un café en terrasse ou dans un bistrot animé, retrouver une
amie, flâner sur les quais et regarder la Seine en passant sur les
ponts...

En quittant la rive gauche, je regarde couler l'eau sous le Petit pont, et
parfois j'entre à Notre-Dame pour respirer l'ampleur et l'esprit du lieu.
J'aime le marché aux fleurs, m'amuse de la queue des visiteurs devant la Sainte
Chapelle et chaque fois que je longe l'Hôtel Dieu je pense à Maman hospitalisée
lorsque j'étais étudiante pour une maladie des yeux alors assez peu connue. Je
m'attarde souvent sur le pont avant de prendre le métro à l'Hôtel de ville!
Chaque fois que je traverse l'île de la Cité me reviennent les vers de Prévert
que j'ai aimés partager avec mes élèves avant de les conduire sur les traces de
Quasimodo dans le grand clocher au coeur de Paris. Les mots de la "Chanson de
la Seine" rythment souvent mes pas au cours de ces flâneries.
La Seine a de la chance
Elle n'a pas de souci
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et elle sort de sa source
Tout doucement, sans bruit,
Sans sortir de lit
Et sans se faire de mousse
Elle s'en va vers la mer
En passant par Paris.
La Seine a de la chance
Elle n'a pas de souci
Et quand elle se promène
Tout au long de ses quais
Avec sa belle robe verte
et ses lumières dorées
Notre-Dame jalouse,
Immobile et sévère
De haut de toutes ses pierres
La regarde de travers
Mais la Seine s'en balance
Elle n'a pas de souci
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et s'en va vers le Havre, et s'en va vers la mer
En passant comme un rêve
Au milieu des mystères
Des misères de Paris.Jacques Prévert

Commentaires
Magnifique promenade , d'autant plus intéressante qu'elle était libre de tout souci domestique !!
Vu comme ça, Paris est plein de charme
Nous aussi, on a beaucoup de chance que tu nous fasses profiter de ta ballade...
Un fleuve qui a surement était le plus mis en chansons..... belle journée
Je suis un peu avec mes enfants quand tu nous montres des photos de Paris !
J'ai reniflé Paris à tes côtés, chère Marie-Madeleine et m'en suis mis plein les yeux... réminiscence quand tu nous tiens...
Ce que tu racontes, c'est ce que j'aime dans Paris. Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion d'y aller cette année. Je ne retrouve pas cette ambiance à Londres qui me paraît beaucoup plus austère, moins chaleureuse.
Merci pour la promenade. Ah ! le pont des arts ! Cela fait si longtemps que je ne l'ai pas emprunté...
Ma chère Marie-Madeleine, je vais mettre tous mes coms ici !
- Oui, c’est une très bonne idée que de planter un arbre lors d’une naissance, Si tes petits sont comme moi, ils doivent aimer Leur Arbre, comme j’aimais Mon Cerisier !
- Le tango argentin à tout pour plaire : musique envoûtante et chorégraphie superbe ! Mais il ne doit être facile de la danser comme un couple de latinos !!!
- Très bonne idée que ces gros cols roulés amovible, c’est très pratique ! je m’en suis fait pour moi qui protègent en plus les épaules. Les poupées sont bien confortables, ce qui est très important pour une bonne petite maman !
- Comme tes photos me charment, bien plus encore que le joli poème de Prévert !
C’est fou ce que je suis restée attachée à la Seine et aux évocations d’un certain Paris, celui qui me plait, qui parle à mon cœur !
Merci pour toutes ces pages de ta vie de jeune grand-mère heureuse, elles m’ont fait du bien encore une fois !
Bons gros bisous pour toi, et une bonne journée !
Florence
J'aime baeucoup ce poème! Il y a bien longtemps que je ne me suis pas promenée au bord de la Seine et ton message m'a rappelé de bons souvenirs du temps où je vivais à Paris:-)!!
J'adore Paris, je me demande souvent si je pourrais y vivre... C'est un peu trop grouillant pour la sauvage que je suis....
Une ville ne se déguste bien qu'en marchant.
Me voilà arrivée à Zurich que je vais déguster en marchant, comme dit Mab ;-)
Dans un de vos derniers com vous m'aviez laissé entendre que vous aimiez beaucoup en souvenir de votre enfance une chanson qui a été détournée ici:
http://www.youtube.com/watch?v=PIW8...
Aujourd'hui toujours eux, vous chantent aussi ce que vous aimez:
http://www.youtube.com/watch?v=oMi5...
Sinon Mademoiselle vous récite le tout:
http://www.youtube.com/watch?v=p1VH...
Moi ?
J'aime énormément votre espace et je vous souhaite un très beau et chaleureux Noël
J'aime tant Paris que je ne résiste pas souvent à son appel...
paroles de la chanson d'Anne Sylvestre sur Paris que m'a envoyée Lulu
T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu comm' ça me revient,
me revient la rengaine
de quand on avait rien,
de quand on avait pour tous bagages
tes deux quais pour m'y promener,
tes deux quais pour y mieux rêver ?
Tu étais, tu étais mes voyages
et la mer, tu étais mes voiliers,
tu étais pour moi les paysages ignorés.
Je te disais, la Seine
qu'on avait les yeux d' la mêm' couleur.
Quand j'avais de la peine,
quand j'égarais mon coeur,
quand je trouvais la ville trop noire,
tu dorais des plages pour moi,
tu mettais ton manteau de soie,
et pour moi, qui ne voulais plus croire,
et pour moi, pour pas que je me noie,
tu faisais d'un chagrin un' histoire, une joie.
Ils te diront, la Seine,
que je n'ai plus de coeur à promener
ou que, si je promène,
c'est loin de ton quartier.
Ils te diront que je te délaisse
et pourtant je n'ai pas changé.
Non, je ne t'ai pas oubliée,
mon amie de toutes les tendresses.
J'ai gardé dans mes yeux tes reflets,
j'ai gardé tes couleurs, tes caresses pour rêver.
T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu comm' ça me revient,
me revient la rengaine
de quand on était bien?
Et si j'ai vu d'autres paysages,
tes deux quais m'ont tant fait rêver.
Attends-moi: j'y retournerai,
tu seras mon premier grand voyage.
et le port où je viens relâcher,
fatiguée de tant d'autres rivages oubliés.
T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu ?