J'ai déjà raconté comment grâce à Proust j'ai retrouvé le goût des romans. J'y trouve des études psychologiques complexes et variées qui me passionnent, à travers une escapade dans une autre vie que la mienne. Je passe régulièrement des heures chez Millepages et glâne au gré de mon humeur des livres qui attendent près de mon lit d'être sortis de la pile. Depuis le début de l'année, j'ai enchaîné des lectures diverses et légères mais tout de même, depuis deux ans, je médite et tricote davantage mais je lis beaucoup moins qu'avant!

la_lecture.jpg Auguste Renoir, La lecture, 1890

J'ai dévoré "Le club des incorrigibles optimistes" de JM Guenassia qui nous emmène en 1959 dans un café fréquenté par Kessel et Sartre et m'a donné envie de relire "Les mots". J'ai été ébranlée par le petit livre de Atiq Rahini "Singué sabour, pierre de patience" et par la vie de "Lennon" vue par David Foenkinos Je me suis laissée intriguée par les "Meurtres au potager du roy" de Michèle Barrière et j'ai suivi l'intrigue dans "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" écrit par le suédois Stieg Larsson, sans pourtant avoir envie de poursuivre avec les autres tomes de la série.
J'ai ri à l'anglaise avec "La reine des lectrices" d'Alan Benett, soupiré grâce à Olivier Adam dans "Le coeur régulier", pleuré à la lecture d' "Alabama song" de Gilles Leroy et de "Venise seule" de Claudie Gallay. Je me suis exclamée "quelle chance j'ai de ne pas avoir eu un tel père!" en terminant la "Lettre au père" écrite par Kafka. Je me suis à nouveau passionnée pour Léonard de Vinci grâce à Sophie Chauveau dans "L'obsession Vinci"et je fus ravie de suivre la vie de Berthe Morisot racontée par Dominique Bona.

morisot-petite-fille.jpgPortrait de Julie Manet, sa fille, peint en 1873 par Berthe Morisot

J'ai beaucoup aimé "Le Choeur des femmes" de Martin Wincker que m'avait conseillé Lucile et dont elle avait parlé dans sa Care box l'automne dernier. C'est un roman empli d'humanité que j'ai conseillé autour de moi à tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, par leur travail ou dans leur vie se mettent au service des autres.
Outre les écrits de Gaston-Paul Effa dont j'ai déjà parlé récemment, c'est le magnifique "Déluge" d'Henri Bauchau qui m'a le plus touchée. Beaucoup d'émotions y côtoient une profonde réflexion sur l'artiste, l'art, la folie du créateur et sa beauté intérieure.