A l'atelier d'écriture de Dameleine, en quelques minutes, à la manière de Pierre Perret dans " le zizi", nous devions évoquer "le baiser". Je ne livre pas souvent mes productions d'ateliers mais une fois n'est pas coutume!

Il y a le baiser danger, le baiser marié, celui qui vous prend à la gorge, votre cou renversé,
il y a le baiser qui s'agrippe, qui vous enveloppe en vous envahissant,
il y a le baiser léger, presque contraint et pratiquement fermé.
Il y a le baisé volé, en passant, vite vite, j'en profite car je t'ai attrapé,
le baiser pointu et pas goulu du tout, juste posé du petit bout du bout.
Il y a le baiser cinéma, la bouche ouverte et très appliqué pour nous montrer l'amour même s'il n'existe pas,
le baiser porté, exalté, du haut du nez et jusqu'en bas des pieds,
et le joli baiser, raffiné, à peine ébauché et peu photographié.
Il y a le baiser de nos parents et de nos soeurs, le baiser d'ami et de fraternité, le baiser tendresse, le doux baiser de la maman à son bébé,
et puis il y a toi, assis en face de moi, là-bas, de l'autre côté de la table, il y a toi qui me prends dans tes bras et par-dessus le marbre m'emporte dans l'au delà...

baiser_Klimt.jpgLe baiser, Gustav Klimt (1908)