C'est fou mais chaque fois que je rentre de vacances, je suis surprise par le stress et la précipitation des parisiens. Depuis que j'ai cessé de travailler, je me lève tard et me couche tard, j'ai rarement besoin de me presser, bref je vis au rythme paisible de mes envies.
Que je rentre de Meschers, de Pimberty ou d'ailleurs, je suis effarée de voir courir tout le monde et je crains les voitures en traversant sur un passage piéton. Pourtant n'ai aucune envie de vivre à la mer, à la campagne ou à la montagne. Quand je rentre d'Angleterre, j'ose à peine conduire sur les routes de France. Pourtant, j'aime revenir chez moi et me sens citadine. J'aime vivre à Vincennes, aux portes de Paris.

IMG_3592.JPG Les colonnes du Trône à l'entrée de la place de la Nation un soir de pluie de novembre

Mais la semaine dernière, en sortant du train Gare de Lyon, j'ai pris le RER pour ne pas avoir à porter ma valise dans les escaliers du métro. Freinée par ma valise, poussée dans le wagon, bousculée dans le couloir, embarquée dans un rythme de folie. Quel choc! Lorsque j'ai débarqué à Vincennes, c'était l'horreur. Les voitures klaxonnent, ne s'arrêtent pas au passage, les gens courent, sautent dans un magasin, sortent les bras chargés, se précipitent vers le suivant, vite après le travail, vite avant la crèche ou la maison...Comme si j'étais étrangère, j'ai regretté la Suisse et son allure paisible, les gens courtois dans le tram et le lèche-vitrine serein avec ma fille à la sortie du travail, les vendeuses souriantes dans les magasins bondés, les regroupements autour d'un verre et les coins de rue chantants au coeur de la grande ville.

IMG_4031a.jpgAu coin de la bahnhofstrasse à Zürich début décembre