Il est venu le temps des fêtes, le temps de rêve des enfants. J'aime cette période où manèges et magasins étalent leurs attraits ou plutôt leurs appâts pour les petits et les grands. Lorsque nous étions enfants, nous devions être sages pour ajouter dans la crèche un brin de paille qui rendrait plus doux le lit du petit Jésus. Gare aux péchés qui pourraient y glisser une épingle! Plus tard j'ai aimé surprendre mes enfants le matin de Noël par des cadeaux qui leur semblaient merveilleux. Avec du blanc d'Espagne, pendant la nuit, j'avais peint sur les fenêtres le vieux bonhomme dans son traîneau tiré par les rennes. Epoustoufflés, Tristan et Eve y voyaient la trace de son passage avant de se concentrer sur les paquets au pied du sapin!

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J'ai aimé l'ambiance de fête, de lumière et de musique dans les rues de Zurich. Mais aujourd'hui je ne vois que débauche d'étalages, de dorures et de futilités. C'est trop et je sens une sorte d'écoeurement. J'ai mal quand je vois ceux qui souffrent, assis sur le trottoir ou rassemblés autour de la soupe populaire, alors je distribue des pièces et donne un peu de mon temps pour les aider. Pourtant j'aime choisir soigneusement des cadeaux pour ceux que j'aime. Certains d'ailleurs sont cachés dans mon placard depuis longtemps car j'y pense à l'avance et ne me suis jamais sentie stressée par l'approche de Noël. Chaque année à cette période, je me sens redevenir l'enfant qui rêve...