J'étais triste. J'étais en colère. J'étais déçue.
Mon amie du Lot est à Paris depuis une semaine, je l'ai reçue samedi dernier. Son mari l'a rejoint pour plusieurs jours, je les invitai pour dîner, elle déclina, pas le temps, d'autres invitations. Je suis déçue. Comme je le disais ici, je me prépare à quitter les années sex...et à devenir septuagénaire. C'est pourquoi j'ai pensé l'an dernier organiser une cousinade pour fêter mon anniversaire. La salle est réservée depuis dix mois, cousins et amis se réjouissent. Ce projet est une source de joie pour moi. Ma soeur me fit part de son hésitation à venir. Elle a ses raisons que je comprends tout à fait mais je suis triste. Sa deuxième fille, ma nièce et filleule, est collée à la décision de sa mère pour prendre la sienne. J'accepte mais je suis en colère.
J'ai toujours lu et entendu que pour mieux gérer ses émotions, il faut les reconnaître, les accepter les formuler, bref les traverser. On m'a dit "traverse!". Alors oui je traverse. Je pleure, je soupire, je dis, j'écris, et j'accepte ma déception, ma tristesse, ma colère. Je regarde le ciel et je respire.

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Depuis environ un an j'anime le samedi matin un atelier de méditation. Certaines personnes viennent régulièrement. C'est un partage de ma propre méditation que je guide chaque fois différemment selon les participants et selon mon état intérieur. Ce matin plusieurs personnes étaient en vacances ou se sont désistées, nous n'étions que deux. L'heure de méditation fut bienfaisante en profondeur pour l'une et l'autre. Enfuie la déception, oubliée la tristesse, envolée la colère! Miracle! Nous avons ensemble "traversé" le calme et la sérénité bienfaisante puis nous avons échangé, bavardé et finalement décidé de partager le repas. Ce fut un merveilleux de moment de fraternité comme une traversée de lumière.